Thomas L'Affichard
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Thomas L'Affichard ou Thomas Laffichard, né à Pleyber-Christ en 1698 et mort à Paris en 1753, est un homme de lettres français.
Il a écrit des romans, des nouvelles et des pièces de théâtre[1].
Thomas l'Affichard a fait toute sa carrière à Paris. Il est souffleur à la Comédie-Italienne. Il publie des romans et fait représenter de nombreuses pièces de théâtre, écrites soit seul, soit en collaboration avec François-Charles Panard, Pierre Gallet, Jean-Antoine Romagnesi ou Le Valois d’Orville. Ces pièces ont été représentées au Théâtre-Français, au Théâtre-Italien, à l’Opéra-Comique ; certaines ont été représentées en théâtre de marionnettes.
Ses œuvres sont rapidement oubliées et ne jouissaient pas d’une fort grande estime de son temps, si l’on en juge par cette épigramme :
Quand l’afficheur afficha L’Affichard,
L’afficheur afficha le poète sans art.
Dans L'Amour chez les philosophes. Ou Mémoires du marquis de ***, publié en 1748, Thomas l'Affichard justifie le terme « roman » en rappelant son origine linguistique et en réfutant le reproche de « romanesque » et donc de mensonge et d'invraisemblance qui lui est attaché[2] : « Tout le monde sait que le nom de roman, que l'on donne aujourd'hui à tous les livres qui traitent d'aventures, ne leur a point été accordé pour les mensonges ; au contraire, ils ne l'ont retenu que parce qu'ils sont nés dans un temps où la langue vulgaire et dans laquelle ils sont écrits, se nommait communément romance, c'est-à-dire française ».
La pièce les Acteurs déplacés ou L'amant comédien, représentée en 1735[3], se déroule en partie à la Comédie-Française ; c'est « à la fois une satire piquante de l'institution et une démonstration convaincante de toutes les possibilités de l'art du comédien »[4] ; elle met en scène plusieurs sociétaires sous leur propre nom : François-Arnould Poisson, Montmény, Fierville, François Liard dit Fleury, Catherine Dangeville, Grandval et Du Boccage : sous la contrainte de pressions économiques, ils sont contraints de jouer à contre-emploi (Poisson, spécialiste des rôles comiques, joue le rôle tragique de Ménélas ; mademoiselle Dangeville qui a 59 ans incarne une jeune première, Montmény, spécialiste des rôles de paysans, joue celui de Léda, mère d'Hélène ...) et d'incarner plusieurs personnages différents successivement.
Un certain nombre de ses pièces ont été réunies et publiées sous le titre Théâtre de L’Affichard, 1746, avec une réédition augmentée en 1768.
Œuvres
Romans
- Le Songe de Clydamis, 1732.
- Le Voyage interrompu, 1737.
- Les Caprices romanesques, 1745.
- L'Amour chez les philosophes. Ou Mémoires du marquis de ***, 1748.
Théâtre
- L’Abondance, 1737.
- Les Acteurs déplacés ou l’amant comédien, 1735.
- L’Adieu.
- L’Amant bohémien ou l’oiseau.
- L’Amante anonyme.
- L’Amour anglais.
- L’Amour bergère.
- L’Amour censeur des théâtres, 1737.
- L’Amour chicanière, 1739
- L’Amour imprévu, 1744.
- L’Antiquaire, 1742.
- L’Automne ou les fêtes champêtres de Passy, 1744.
- Le Bain, 1735
- Le Banquier.
- La Béquille, 1737.
- Les Caprices de l’amour, sous les figures d’Arlequin huître et Colombine tortue.
- Le Concours ou le jugement d’Arlequin, 1750
- Le Contrôleur universel, 1735
- Le Cruchon, 1739
- Les Deux amis rivaux.
- Les Dieux ou les noces de Vénus, 1743.
- L’Ecole des galants ou les galants à la mode.
- Les Effets du hasard, 1735.
- L’Enfant trouvé, 1743.
- L’Enlèvement d’Hélène.
- Les Epoux, 1740.
- L’Epreuve amoureuse, 1737.
- La Famille, 1736.
- La Faute réparée ou l’amant ridicule.
- La Fête infernale, 1737.
- La Fille arbitre, 1737.
- Le Fleuve Scamandre, 1734.
- La Fontaine de sapience, 1743.
- Le Gage touché, 1736.
- Idalis.
- L’Illusion, 1736.
- L’Illustre comédienne, 1737.
- L’Inclination.
- Iphise.
- Jones ou l’enfant trouvé.
- Latone.
- Le Maître à danser ou l’amour commissaire, 1729
- Marotte, 1743.
- Les Méprises ou la fille sans amant.
- La Naïade de Passy, 1742
- La Naïade de Saint-Cloud.
- La Naissance des fées.
- Nanette, 1742
- La Nouvelle Sapho, 1735.
- La Nymphe des Tuileries, 1735.
- Olinde.
- Le Palais de l’illusion, 1736.
- Pygmalion ou la Statue animée, 1735.
- Les Réjouissances publiques ou le gratis, 1729.
- La Rencontre imprévue ou la surprise des amants, 1735.
- Le Retour d’Ulysse en Itaque.
- La Réunion des époux, 1737.
- Le Revenant, 1737.
- Les Ruses de Pasquin.
- Les Trois amis rivaux, 1786.
- Le Vieillard amoureux.