Tomás Carlovich
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| Tomás Carlovich | ||
Tomás Carlovich vers 1973-1975. | ||
| Biographie | ||
|---|---|---|
| Nom | Tomás Felipe Carlovich | |
| Nationalité | Argentine | |
| Naissance | [1] Rosario (Argentine) |
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| Décès | (à 74 ans) Rosario (Argentine) |
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| Taille | 1,83 m (6′ 0″) | |
| Poste | Milieu de terrain | |
| Parcours senior1 | ||
| Années | Club | M.(B.) |
| 1969-1970 | ||
| 1971 | ||
| 1972-1974 | ||
| 1975-1976 | ||
| 1977 | ||
| 1978 | ||
| 1978-1979 | ||
| 1980-1983 | ||
| 1986 | ||
| 1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés. |
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Tomás Felipe Carlovich, dit El Trinche, né le à Rosario (Argentine) et mort le , est un joueur de football professionnel argentin, devenu ensuite entraîneur.
Il a joué ses plus belles années au Central Córdoba, en deuxième division argentine.
Début de carrière
Tomás Carlovich, dont le père Mario venait de Yougoslavie, grandit dans le quartier de Belgrano à Rosario[2]. À la fin des années 1960, après des années à jouer sur les potreros de sa ville, il intègre le centre de formation de Rosario Central. En 1969, il fait partie de l'équipe première, avec laquelle il va disputer un match de première division face au club de Los Andes[2]. Mais Carlovich agace par son comportement. Il ne vient pas toujours aux entraînements, abuse de dribbles sur le terrain et Rosario Central le laisse finalement libre[3].
Après cette première expérience, il file jouer pour Flandria, où il ne reste que quatre mois avant de rejoindre en 1972 Central Córdoba, où son talent explose littéralement aux yeux de tous[2]. En troisième division, Carlovich, avec son pied gauche et son numéro 5 dans le dos, remporte le titre et permet à Central Córdoba de monter en seconde division.
La consécration et la sélection
Pour le dernier match de préparation de la Coupe du monde de football 1974, l'équipe nationale argentine se rend à Rosario pour jouer un match amical contre une équipe formée exclusivement de joueurs locaux. Il y a là cinq joueurs de Newell's Old Boys (Mario Zanabria, José Luis Pavoni, Armando Capurro, Alfredo Obberti et Sergio Robles) et cinq de Rosario Central (Mario Kempes, Mario, Killer, Carlos Aimar, Carlos Biasutto et Jorge Gonzalez), les deux grands clubs de la ville, pour accompagner Carlovich[4].
Le match a lieu dans le stade de Newell's, devant 35 000 personnes. Alors que l'équipe de Rosario mène 3-0, celui que l'on surnomme El Trinche est remplacé en seconde période. La légende raconte que cela avait été demandé par le sélectionneur argentin, Vladislao Cap, face à la suprématie de l'équipe locale[4]. On dit aussi qu'il avait été demandé à Carlovich de « se détendre un peu » pour que la sélection ne soit pas démoralisée avant de disputer le Mondial[5]. Malgré cela, l'Albiceleste s'incline sur le score final de 3 buts à 1[6].
En 1976, alors que Carlovich évolue toujours en seconde division, le nouveau sélectionneur argentin et futur champion du monde César Luis Menotti décide de le convoquer. Le joueur ne s'est jamais présenté et plusieurs versions demeurent. Menotti lui-même raconte que Carlovich était bloqué sur une île[7], mais El Trinche assure ne pas s'en souvenir et n'avoir jamais reçu la convocation[3].
Durant ces années, Tomás Carlovich devient un tel phénomène que tout le monde veut le voir évoluer. Un jour, malgré l'oubli de documents lui permettant de jouer, les dirigeants du club de Los Andes vont jusqu'à faire le nécessaire pour que El Trinche puisse les affronter. « C'est la seule chance pour nos fans de le voir en action », diront-ils ensuite[5].
Retour éphémère en première division
Lors de la saison 1977, Carlovich évolue sous les couleurs de Colón de Santa Fe. Plusieurs années après ses débuts avec Rosario Central, il rejoue en première division, le temps de trois matchs seulement. Tout au long de sa carrière, il n'a donc disputé que quatre rencontres au plus haut niveau du football argentin[4].
Gêné par les blessures à Colón de Santa Fe, il retourne en 1978 dans son club de toujours, Central Córdoba. Il y fera de nouveaux passages, entre 1980 et 1983, puis en 1986, avant de mettre un terme à sa carrière.
Pendant plus de 15 ans, il ne sera jamais parti très loin de chez lui. Il ne voulait pas s'éloigner de son quartier. « Pour moi, jouer au Central Córdoba, c'était comme jouer pour le Real Madrid »[2], dira-t-il une fois à la retraite.