Préparation du riz d'urgence par des femmes d'une tonarigumi.
La tonarigumi(隣組, tonarigumi?, «association de voisinage») était le plus petit type d'unité prévu par le programme de mobilisation nationale mis en place par le gouvernement japonais durant la Seconde Guerre mondiale. Elle consistait en un rassemblement de 10 à 15 familles chargées de prévenir les incendies et d'assurer la défense civile et la sécurité de leur quartier.
La tonarigumi était aussi utile pour la sécurité publique. Un réseau d'informateurs fut établi en relation avec toutes les associations de voisinage avec la tokkō (police spéciale) pour surveiller les infractions possibles aux lois nationales et les comportements politiques ou immoraux suspects.
Plus tard pendant la guerre du Pacifique, les tonarigumi reçurent un entraînement militaire basique pour pouvoir alerter de la présence d'avions ennemis au-dessus des villes et de bateaux suspects le long des côtes. Dans les derniers moments de la guerre, il était prévu que les tonarigumi forment une milice secondaire, dans le cas d'une invasion ennemie. Quelques tonarigumi prirent part aux combats au Mandchoukouo, dans le nord de la Corée et à Karafuto.
Officiellement abolie en 1947 par les forces alliées, le système survécut en un certain sens avec les chōnaikai modernes, qui sont des associations de volontaires indépendantes, mais qui ont un statut quasi-gouvernemental qui leur confère une responsabilité limitée dans l'administration et la coordination des activités comme la surveillance de voisinage et les plans d'urgence.
Références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «Tonarigumi» (voir la liste des auteurs).
Voir aussi
Bibliographie
(en) Haruko Taya Cook et Theodore F. Cook, Japan at War: An Oral History, New York, The New Press, .