Traité du Quirinal
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Palais du Quirinal,
Rome,
| Langues | Français, Italien |
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| Signé |
Palais du Quirinal, Rome, |
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| Parties | ||
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| Signataires | Emmanuel Macron | Mario Draghi |
Le « traité entre la République française et la République italienne pour une coopération renforcée »[1], dit traité du Quirinal (en italien : trattato del Quirinale), est un traité signé le entre la France et l'Italie visant à offrir un cadre de coopération stable et formalisé dans la relation entre les deux pays. Il serait l'équivalent transalpin du traité de l'Élysée de 1963 qui organise la coopération franco-allemande[2].
S'agissant d'un traité international bilatéral, son objectif est d'améliorer la relation franco-italienne en matière : d'affaires étrangères et européenne, de coopération transfrontalière, spatiale et intérieure, de sécurité et de défense, de politiques migratoires, de justice, de coopération économique, industrielle et numérique, de développement social, durable et inclusif, d'enseignement, formation recherche et innovation, de culture, jeunesse et société civile.
À cet effet, les deux parties organisent un Sommet intergouvernemental annuel, lors duquel elles font le point sur la mise en œuvre du Traité, dont les mesures de mise en œuvre disposent, entre autres, une « feuille de route indicative » précisant les objectifs des coopérations bilatérales prévues et leur examen périodique.
Selon certains, il pourrait être une alternative à l'amitié franco-allemande comme moteur de l'Union européenne[2] et permettrait de redonner une place à l'Italie exclue de fait de la relation privilégiée entre la France et l'Allemagne de l'après-guerre[3]. Ce rapprochement aurait aussi pour but de contrebalancer le poids de l'Allemagne en Europe souvent soutenue par les pays de l'Est, notamment en matière de droits sociaux[4].
Préalablement à la signature du traité, la France et l'Italie présentent des profils économiques similaires, ayant déjà noué des coopérations industrielles (entre Airbus et Finmeccanica, Thales et Leonardo, Essilor et Luxottica, PSA et FCA...) et opéré de multiples investissements croisés[5]. La France est ainsi en 2021 le premier investisseur et le premier employeur étranger en Italie[5].