Triple saut aux championnats du monde d'athlétisme
From Wikipedia, the free encyclopedia
Triple saut
Femmes : 17e en 2025
| Sport |
Athlétisme Triple saut |
|---|---|
| Organisateur(s) | World Athletics |
| Éditions |
Hommes : 20e en 2025 Femmes : 17e en 2025 |
| Catégorie | Championnats du monde |
| Tenant du titre |
Pedro Pichardo (2025) Leyanis Pérez (2025) |
|---|---|
| Plus titré(s) |
Christian Taylor (4) Yulimar Rojas (4) |
| Records |
Jonathan Edwards (18,29 m, 1995) Inessa Kravets (15,50 m, 1995) |
Le triple saut masculin fait partie des épreuves inscrites au programme des premiers championnats du monde d'athlétisme, en 1983, à Helsinki. L'épreuve féminine fait son apparition dix ans plus tard en 1993 à l'occasion des mondiaux de Stuttgart.
Avec quatre médailles d'or remportées, l'Américain Christian Taylor et la Vénézuélienne Yulimar Rojas sont les athlètes les plus titrés dans cette compétition.
Les records des championnats du monde appartiennent au Britannique Jonathan Edwards chez les hommes, et à l'Ukrainienne Inessa Kravets chez les femmes, qui établissent un nouveau record du monde du triple saut lors des championnats du monde de 1995, à Göteborg, en respectivement 18,29 m et 15,50 m.
Hommes
Historique
1983-1995

Le Polonais Zdzisław Hoffmann est le premier champion du monde du triple saut en s'imposant en finale des mondiaux de 1983, à Helsinki[1]. Il réalise 17,42 m à son sixième et dernier essai et devance l'Américain Willie Banks et le Nigérian Ajayi Agbebaku qui effectuent tous deux un meilleur saut à 17,18 m, Banks devançant Agbebaku au titre du meilleur deuxième saut (17,08 m contre 17,01 m).
Lors des championnats du monde de 1987 à Rome, le Bulgare Khristo Markov, champion d'Europe en titre, remporte la médaille d'or avec un saut à 17,92 m qu'il effectue à son quatrième essai. Il devance l'Américain Mike Conley, titré lors des championnats du monde en salle en début d'année, qui termine à la deuxième place avec 17,67 m, le Soviétique Oleg Sakirkin s'adjugeant la médaille de bronze avec 17,43 m[1]. Willie Banks, médaillé d'argent quatre ans plus tôt et détenteur du record du monde depuis 1985, est éliminé dès les qualifications.
En 1991 à Tokyo, l'Américain Kenny Harrison décroche le titre mondial avec un saut à 17,78 m effectué à son deuxième essai. Le Soviétique Leonid Voloshin, qui termine à trois centimètres seulement d'Harrison, est médaillé d'argent avec 17,75 m et Mike Conley médaillé de bronze avec 17,62 m[1]. Le tenant du titre Khristo Markov est éliminé dès les qualifications.
Lors des championnats du monde de 1993, à Stuttgart, Mike Conley figure parmi les grands favoris au titre après sa médaille d'or olympique obtenue l'année passée à Barcelone. Il remporte la finale avec un triple bond à 17,86 m — à un centimètre de son record personnel — établi à son cinquième essai. Il devance Leonid Voloshin, qui concourt désormais pour la Russie et qui décroche sa deuxième médaille d'argent consécutive avec la marque de 17,65 m. Le Britannique Jonathan Edwards complète le podium avec 17,44 m[1]. Kenny Harrison se classe dixième avec 17,06 m.
Jonathan Edwards, qui a porté le record du monde à 17,98 m trois semaines plus tôt à Salamanque, et qui a franchi à plusieurs reprises les 18 mètres, mais à chaque fois avec un vent supérieur à la limite autorisé, remporte le titre des championnats du monde 1995, à Göteborg en Suède[2]. Dès son premier essai, il atteint la marque de 18,16 m et améliore de 18 cm son propre record du monde. Puis, à son deuxième essai, il améliore cette marque en réalisant un saut à 18,29 m (+ 1,3 m/s), performance constituant l'actuel record du monde du triple saut[3]. Le Bermudien Brian Wellman, champion du monde en salle en début de saison, s'adjuge la médaille d'argent avec 17,62 m, devançant le Dominiquais Jérôme Romain, médaillé de bronze avec 17,59 m.
1997-2005

Aux championnats du monde 1997 à Athènes, le titre revient au Cubain Yoelbi Quesada qui établit un nouveau record national ainsi que la meilleure performance mondiale de l'année avec un saut à 17,85 m effectué à son deuxième essai. Il devance le tenant du titre Jonathan Edwards, médaillé d'argent avec 17,69 m et l'autre Cubain Aliecer Urrutia, médaillé de bronze avec 17,64 m, sa meilleure performance de l'année[1]. Kenny Harrison, champion olympique l'année passée à Atlanta, ne se classe que 9e de la finale.
En 1999 lors des championnats du monde de Séville, l'Allemand Charles Friedek confirme son titre mondial en salle remporté en début de saison en décrochant la médaille d'or en plein air. Il établit à cette occasion la meilleure performance mondiale de l'année avec 17,59 m, saut qu'il effectue à son 4e essai. Le Bulgare Rostislav Dimitrov bat son record personnel et se classe deuxième avec 17,49 m, juste devant Jonathan Edwards, médaillé de bronze avec 17,48 m[1]. L'Italien Paolo Camossi, 5e de la finale, établit un nouveau record national avec 17,29 m.
Champion olympique à Sydney en 2000, Jonathan Edwards remporte en 2001 les mondiaux d'Edmonton, devenant le premier triple-sauteur à décrocher un deuxième titre mondial en plein air. Auteur de la meilleure performance mondiale de l'année à son troisième essai avec 17,92 m, il devance largement le Suédois Christian Olsson, deuxième du concours avec 17,47 m, et le Russe Igor Spasovkhodskiy, troisième avec 17,44 m, record personnel[1].
Lors des championnats du monde de 2003, Christian Olsson arrive en tant que favori de l'épreuve après avoir notamment décroché le titre européen en 2002, et quelques mois plus tôt le titre mondial en salle. Il s'impose avec un bond à 17,72 m (à cinq centimètres de la meilleure performance mondiale de l'année qu'il détient) réalisé à son entrée dans le concours, devançant de 44 cm le Cubain Yoandris Betanzos et de 46 cm le Bahaméen Leevan Sands[1]. Jonathan Edwards abandonne après son deuxième essai et termine 12e et dernier de la finale.
Blessé après son titre olympique obtenu à Athènes en 2004, Christian Olsson ne peut défendre son titre lors des mondiaux de 2005 à Helsinki, laissant la victoire à l'Américain Walter Davis qui établit son record de la saison à son troisième essai avec 17,57 m. Celui-ci devance Yoandris Betanzos qui décroche sa deuxième médaille d'argent consécutive avec 17,42 m, et le Roumain Marian Oprea, détenteur de la meilleure performance mondiale de l'année avec 17,81 m, qui se classe troisième avec 17,40 m[1].
2007-2015

Lors des championnats du monde 2007 à Osaka, le Portugais Nelson Évora crée la surprise en remportant la finale du triple saut avec 17,74 m, à son troisième essai, établissant un nouveau record national. Le Brésilien Jadel Gregório, qui a franchi 17,90 m cette saison, est deuxième avec 17,59 m, devant le tenant du titre Walter Davis, médaillé de bronze avec 17,33 m, sa meilleure marque de la saison[1].
En 2009, le Britannique Phillips Idowu remporte la finale des championnats du monde de Berlin avec la marque de 17,73 m réalisée à son troisième essai, signant la meilleure performance mondiale de l'année ainsi qu'un nouveau record personnel. Il devance Nelson Évora, tenant du titre et champion olympique l'année précédente à Pékin, qui prend la deuxième place avec 17,55 m, et le Cubain Alexis Copello, troisième avec 17,36 m[1].
L'Américain Christian Taylor, qui participe alors à sa première compétition internationale majeure, remporte le titre des championnats du monde 2011, à Daegu[1]. Auteur de deux premiers sauts au-delà des 17 mètres, l'Américain atteint la marque de 17,96 m (+ 0,1 m/s) à son quatrième essai et améliore de 28 cm son record personnel et de 5 cm la meilleure performance mondiale de l'année du Français Teddy Tamgho[4]. Il devance le tenant du titre Phillips Idowu (17,77 m) et l'autre Américain Will Claye qui bat son record personnel avec 17,50 m[1]. Alexis Copello se classe 4e, devant Nelson Évora et Christian Olsson.
En 2013, lors des championnats du monde de Moscou, Teddy Tamgho réalise un triple bond à 18,04 m à son sixième et dernier essai (meilleure performance mondiale de l'année et nouveau record de France)[1] et devance le Cubain Pedro Pichardo (17,68 m) et l'Américain Will Claye (17,52 m)[5], devenant à cette occasion le troisième athlète à dépasser la limite des dix-huit mètres au triple saut après Jonathan Edwards (18,29 m en 1995) et Kenny Harrison (18,09 m en 1996)[6]. Christian Taylor, champion du monde et champion olympique en titre, échoue au pied du podium avec 17,20 m.
Lors des championnats du monde de Pékin en 2015, Christian Taylor décroche son deuxième titre mondial en plein air après Daegu 2011 en établissant à son sixième et dernier essai la marque de 18,21 m, signant la meilleure performance mondiale de l'année ainsi qu'un nouveau record d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes[1], devenant à cette occasion le deuxième meilleur performeur mondial de tous les temps, derrière Jonathan Edwards. Il devance Pedro Pichardo, de nouveau sur la deuxième marche du podium avec 17,73 m, et Nelson Évora, médaillé de bronze avec 17,52 m.
Depuis 2017

En 2017, au terme d'un duel acharné avec son compatriote Will Claye, Christian Taylor remporte les championnats du monde de Londres où il réalise un saut à 17,68 m à son troisième essai, cinq centimètres de mieux que Claye[7]. Il devient le premier athlète masculin à remporter trois titres mondiaux en plein air après 2011 et 2015[8]. Nelson Évora complète le podium avec 17,19 m et décroche sa quatrième médaille mondiale en plein air en l'espace de 10 ans, sa deuxième en bronze[1].
En 2019 à Doha, Christian Taylor est sacré pour la quatrième fois de sa carrière champion du monde du triple saut avec un saut à 17,92 m réalisé à son cinquième essai. Il devance une nouvelle fois Will Claye, deuxième en 17,74 m (sa quatrième médaille au total), ainsi que le Burkinabé Hugues Fabrice Zango, qui remporte la première médaille de l'histoire de son pays aux championnats du monde d'athlétisme et qui signe un nouveau record d'Afrique avec un dernier bond mesuré à 17,66 m, soit 4 centimètres de mieux que Pedro Pichardo, désormais Portugais, qui échoue au pied du podium avec 17,62 m[9].
Dans les qualifications des championnats du monde 2022 à Eugene, Christian Taylor, de retour à la compétition après une rupture du tendon d'Achille en 2021, ne parvient pas à se qualifier pour la finale en ne réalisant que 16,48 m. Pedro Pichardo, champion olympique un an plus tôt à Tokyo, remporte la finale avec la marque de 17,95 m réussie dès son entrée dans le concours, puis réalisant trois autres sauts au-delà des 17,50 m[10]. Hugues Fabrice Zango s'adjuge la médaille d'argent avec 17,55 m et le Chinois Zhu Yaming la médaille de bronze avec 17,31 m. Les Italiens Andrea Dallavalle et Emmanuel Ihemeje se classent respectivement 4e et 5e de la finale.
Palmarès
Multiples médaillés
| Rang | Athlète | Pays | Période | Or | Argent | Bronze | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Christian Taylor | 2011-2019 | 4 | 0 | 0 | 4 | |
| 2 | Pedro Pichardo | 2013-2025 | 2 | 2 | 0 | 4 | |
| 3 | Jonathan Edwards | 1993–2001 | 2 | 1 | 2 | 5 | |
| 4 | Nelson Évora | 2007–2017 | 1 | 1 | 2 | 4 | |
| 5 | Mike Conley | 1987-1993 | 1 | 1 | 1 | 3 | |
| 5= | Hugues Fabrice Zango | 2019–2023 | 1 | 1 | 1 | 3 | |
| 7= | Christian Olsson | 2001–2003 | 1 | 1 | 0 | 2 | |
| 7= | Phillips Idowu | 2009–2011 | 1 | 1 | 0 | 2 | |
| 9 | Walter Davis | 2005-2007 | 1 | 0 | 1 | 2 | |
| 10 | Will Claye | 2011-2019 | 0 | 2 | 2 | 4 | |
| 11= | Leonid Voloshin | 1991–1993 | 0 | 2 | 0 | 2 | |
| 11= | Yoandris Betanzos | 2003–2005 | 0 | 2 | 0 | 2 | |
| 13 | Lázaro Martínez | 2023–2025 | 0 | 1 | 1 | 2 |
Records des championnats
| Marque | Athlète | Lieu | Date | Record |
|---|---|---|---|---|
| 16,80 m | Helsinki | 7 août 1983 | ||
| 16,90 m | Helsinki | 7 août 1983 | ||
| 17,01 m | Helsinki | 8 août 1983 | ||
| 17,08 m | Helsinki | 8 août 1983 | ||
| 17,13 m | Helsinki | 8 août 1983 | ||
| 17,18 m | Helsinki | 8 août 1983 | ||
| 17,18 m | Helsinki | 8 août 1983 | ||
| 17,35 m | Helsinki | 8 août 1983 | ||
| 17,42 m | Helsinki | 8 août 1983 | ||
| 17,73 m | Rome | 31 août 1987 | ||
| 17,92 m | Rome | 31 août 1987 | ||
| 18,16 m | Göteborg | 7 août 1995 | WR | |
| 18,29 m | Göteborg | 7 août 1995 | WR | |


