Trois obédiences et quatre vertus
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Dans le confucianisme est-asiatique, en particulier en Chine antique et impériale, les trois obédiences et les quatre vertus (en chinois : 三從四德 ; en pinyin : Sāncóng Sìdé) sont un ensemble de principes moraux et de codes de conduite sociale à destination des jeunes filles et des femmes mariées. Les femmes doivent obéissance aux hommes de leur famille (père, mari, puis fils) et un comportement (actes et paroles) modeste et moral est exigé d'elles. Certains eunuques impériaux observent ces principes et les appliquent dans les harems impériaux, les foyers aristocratiques et la société en général. Les premières occurrences des termes « trois obédiences » et « quatre vertus » figurent respectivement dans le Cérémonial de la Chine antique (Yi-li)[a] et dans les Rites des Zhou codifiant le protocole d'une culture élégante et raffinée, du point de vue de la civilisation chinoise. À l'origine, il ne s'agit pas d'un livre de règles, mais d'une définition des composantes d'une société harmonieuse. Ce code influence la Chine antique et impériale, ainsi que la Corée et le Japon. Cette philosophie sociale prescriptive se répercute dans les pratiques sociales, jusqu'au 20e siècle[1].
Les filles et femmes ont pour devoir d'obéir, de faire preuve de déférence et de suivre la sagesse spirituelle, éthique et morale des personnes suivantes :
- Leurs pères, quand elles sont jeunes filles ( 未嫁从父, Wèijià cóngfù)
- Leurs maris, quand elles sont de chastes épouses ( 既嫁从夫,Jìjià cóngfū)
- Leurs fils, quand elles sont veuves, soumises au clan et à la famille. En cas de conflit, l'ordre de priorité va du plus âgé au plus jeune. (夫死从子, Fūsǐ cóngzǐ)