Tumulus de Lothéa

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Tumulus de Lothéa
Image illustrative de l’article Tumulus de Lothéa
Le tumulus de Lothéa : vue d'ensemble.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Département Finistère
Commune Quimperlé
Coordonnées 47° 50′ 38″ nord, 3° 32′ 26″ ouest
Histoire
Époque Néolithique final / Âge du bronze
Géolocalisation sur la carte : Finistère
(Voir situation sur carte : Finistère)
Tumulus de Lothéa
Tumulus de Lothéa
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
(Voir situation sur carte : Bretagne (région administrative))
Tumulus de Lothéa
Tumulus de Lothéa
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Tumulus de Lothéa
Tumulus de Lothéa

Le tumulus de Lothéa est une tombe située dans la forêt de Carnoët sur la commune de Quimperlé, dans le département français du Finistère, en Bretagne. Daté d'une période comprise entre le Néolithique final et l'Âge du bronze, il renfermait un mobilier funéraire exceptionnel composé principalement d'objets métalliques (armes et d'éléments de parure).

Selon René-François Le Men, la fouille du tumulus est entreprise le par Sylvain Peyron, adjudicataire d'une coupe de bois en forêt de Carnoët, sous la surveillance d'Arthur Boutarel, inspecteur des forêts de Lorient[1] ; selon Boutarel, elle relèverait uniquement de sa propre initiative[2]. La relation de cette fouille figure dans la correspondance et les rapports rédigés par Boutarel entre août 1843 et mai 1845[2]. En septembre 1844, William Collings Lukis visite le site et en réalise plusieurs croquis[3] mais l'inventaire du mobilier archéologique découvert qu'il en dresse est erroné[2]. En 1845, la découverte du site est brièvement mentionnée par Fréminville dans son guide touristique, et en 1868 Le Men en publie une relation beaucoup plus complète d'après les souvenirs de divers témoins ayant assisté à cette fouille, d'où il ressort quelques divergences avec le rapport de Boutarel[2]. La technique mise en œuvre (fouille en tranchées), le soutien de l'État, la richesse du mobilier découvert, rapidement déposé dans les collections nationales, confèrent d'emblée un statut exceptionnel à cette fouille et entraînent une forte publicité en France et en Grande-Bretagne. Le rapport de fouille adressé à la Commission des Monuments historiques, alors présidée par Prosper Mérimée, conduira celle-ci à financer la fouille d'un second tumulus par Boutarel, le tumulus de Kervoalen, lui-aussi situé en forêt de Carnoët[3].

La description de Le Men sera ultérieurement reprise par de nombreux auteurs (Micault en 1881, Paul du Châtellier en 1889) et le tumulus fait l'objet de nouveaux plans (Sailly en 1884), de nouvelles études, dont celle du mobilier, tout au long du XXe siècle (Jacques Briard et Jean L'Helgouach en 1957, Briard et Jean-Pierre Mohen en 1974)[2].

Description

Le tumulus a été élevé sur le sommet d'une colline, à 58 m d'altitude, dominant un méandre de la Laïta. Les deux tranchées de 3 à 4 m de largeur effectuées lors de la fouille de 1843, qui se croisent et s'élargissent au centre du tumulus, sont encore visibles. Le tumulus devait mesurer à l'origine environ 26 m de diamètre pour une hauteur de m. En l'état actuel, le tumulus s'est élargi par les déblais des fouilles et il mesure 52 m dans son diamètre nord-ouest/sud-est pour une hauteur maximum de 2,85 m[2].

Il renferme un caveau en forme de coffre, constitué de neuf dalles en orthogneiss d'origine locale, dressées sur chant et délimitant un espace de 2,50 m de long sur m de large et 1,45 m de hauteur. Le coffre était fermé par une unique dalle de couverture de 2,20 m de long sur 1,80 m de large et 0,45 m d'épaisseur, qui fut brisée lors de la fouille de 1843, et dont il ne reste sur place qu'un seul morceau. L'ensemble était recouvert d'un cairn sur environ 1,70 m de hauteur et m de diamètre constitué de petits blocs de pierre (15 à 20 cm de long), et d'une couche de terre jaune argilo-limoneuse[3].

Mobilier archéologique

Notes et références

Bibliographie

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