Wikiwand AI

USS Cape St. George

From Wikipedia, the free encyclopedia

L'USS Cape St. George (CG-71) est un croiseur lance-missiles de la classe Ticonderoga en service dans la marine des États‑Unis. Il est mis sur cale le par le chantier Litton-Ingalls Shipbuilding Corporation à Pascagoula, dans le Mississippi, lancé le et admis au service actif le . Le Cape St. George est basé à la base navale de San Diego et relève administrativement du Commander, Naval Surface Forces Pacific.

Faits en bref Type, Classe ...
USS Cape St. George
illustration de USS Cape St. George
L'USS Cape St. George dans l'océan Pacifique le .

Type Croiseur lance-missiles
Classe Ticonderoga
Histoire
A servi dans Pavillon de l'United States Navy United States Navy
Commanditaire Congrès des États-Unis
Chantier naval Ingalls Shipbuilding de Pascagoula, Mississippi (États-Unis)
Commandé
Quille posée
Lancement
Acquisition
Commission
Statut En service
Équipage
Équipage 30 officiers, 300 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots
Caractéristiques techniques
Longueur 173 m
Maître-bau 16,8 m
Tirant d'eau 10,2 m
Déplacement 7 103 t
À pleine charge 9 800 t
Propulsion
Puissance 86 000 cv (64 mW)
Vitesse 32,5 nœuds (60 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement
Électronique
Rayon d'action 6 000 milles marins (11 100 km) à 20 nœuds (37 km/h)
3 300 milles marins (6 100 km) à 30 nœuds (56 km/h)
Aéronefs 2 × hélicoptères SH-60B/R Seahawk
Carrière
Pavillon Drapeau des États-Unis États-Unis
Port d'attache Base navale de San Diego
Indicatif Pennant number : CG-71
MMSI : 368217516

Fermer

Le Cape St. George tire son nom de la bataille du cap Saint-George, un engagement naval de la Seconde Guerre mondiale survenu près de la Nouvelle-Irlande, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le , une force de destroyers de l’US Navy, commandée par le capitaine Arleigh Burke, y inflige une défaite décisive à une escadre japonaise de destroyers.

Historique

Vue de face de l’USS Cape St. George lors du tir d’un missile Tomahawk pendant l’opération Iraqi Freedom, le 22 mars 2003.

En , le Cape St. George rejoint le Cruiser-Destroyer Group 8 et intervient dès les premières phases de l’opération Iraqi Freedom, en tirant des missiles de croisière depuis la Méditerranée puis depuis le golfe Persique. En raison de restrictions imposées par la Turquie, il change de zone d’opérations et devient le premier navire de l’US Navy à mener des frappes depuis deux théâtres différents lors d’un même déploiement[1].

En , le Cape St. George devient le premier navire de surface de guerre certifié pour utiliser exclusivement des cartes nautiques numériques, en remplacement des cartes papier, grâce au Voyage Management System (VMS). Environ 12 000 cartes papier sont ainsi remplacées par 29 disques informatiques. Le VMS fait partie du Smart Ship Integrated Bridge System, un système de passerelle intégrée en développement depuis 1990[2].

Le , le Cape St. George est impliqué dans un échange de tirs avec des pirates présumés, aux côtés de l’USS Gonzalez[3]. Les deux navires de guerre américains ouvrent le feu contre les suspects à environ 25 milles nautiques des côtes somaliennes. Les premiers bilans font état d’un pirate présumé tué et de cinq autres blessés, tandis que le Cape St. George subit des dommages superficiels dus à des tirs d’armes légères.

En , alors que le Cape St. George est à quai au chantier BAE Shipyards de Norfolk, en Virginie, pour des réparations, le marin Richard Mott tranche la gorge du marin Jose Garcia par-derrière, tandis que ce dernier, âgé de 18 ans, prend son petit-déjeuner sur la barge de logement amarrée le long du navire. Grièvement blessé, Garcia survit à l’attaque. Le , Richard Mott est reconnu coupable de tentative de meurtre et condamné à douze ans de prison[4].

En , le Cape St. George quitte Norfolk pour rejoindre son nouveau port d’attache, San Diego (Californie), dans le cadre de la réorganisation des forces navales décidée à la suite de la Quadrennial Defense Review de 2006[5].

Le , le porte-avions USS Abraham Lincoln et le Cape St. George arrivent au large des côtes du Pakistan pour soutenir le renfort des troupes de la coalition en Afghanistan, pays enclavé[6].

Le , le Cape St. George répond à un appel de détresse émanant d’un boutre iranien en train de couler en envoyant une équipe de secours à bord d’un canot pneumatique à coque rigide. L’équipe tente de réparer les pompes de cale du boutre, mais n’arrive pas à arrêter l’inondation. Les pêcheurs iraniens sont ensuite embarqués sur le Cape St. George, où ils sont examinés par le personnel médical, avant d’être transférés à un navire des douanes iraniennes[7].

Du 6 au , accompagnant le porte-avions Abraham Lincoln, le Cape St. George fait escale au port de Laem Chabang, dans le golfe de Thaïlande[8]. Lors de cette visite, la société Glenn Defense Marine Asia (GDMA), basée à Singapour, fournit des services de soutien logistique (husbanding services), pour lesquels la marine est facturée 884 000 $. En , les procureurs fédéraux accusent la marine d’avoir été surfacturée de plus de 500 000 $[9].

En , il est annoncé que le Cape St. George sera transféré à Seattle (État de Washington) pour y subir une période de modernisation au niveau dépôt (Depot Level Modernization) au chantier naval Harbor Island de Vigor Marine, à partir de [10]. Le navire arrive à Seattle en . Une fois la modernisation achevée, le Cape St. George est déplacé vers son nouveau port d’attache, la base navale de San Diego, le [11].

Décorations

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks