Oumm Ayman
nourrice du prophète de l'islam Mahomet
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Oumm Ayman Barakah bint Tha'laba, morte en , était l'esclave et la nourrice abyssinienne du dernier prophète de l'islam, Mahomet, qui l'aimait comme une seconde mère[1]. C'est également l'une des épouses de Zayd Ibn Harithah, chef de l'armée musulmane.
| Naissance |
Date inconnue |
|---|---|
| Décès |
Date inconnue |
| Sépulture | |
| Conjoints |
Ubayd ibn Zayd (d) Zayd ibn Harithah |
| Enfants |
Ayman ibn Ubayd (en) Usama ibn Zayd |
| Conflits |
|---|
Biographie traditionnelle
Oumm Ayman, d'origine abyssinienne[2], faisait partie de l'héritage que Mahomet reçut à la mort de sa mère, à l'âge de 5 ans, au moment où il fut confié à la garde de son grand-père Abd-El-Mottalib et de son oncle Abou Talib[3]. Elle fut sa nourrice et comme une mère pour lui[4],[5]. Mahomet l'affranchit[6] quand il épousa Khadija bint Khuwaylid, en 595[réf. nécessaire].
Oumm Ayman resta toujours auprès de Mahomet, même après son affranchissement[7]. À cette époque, elle était mariée à Ubayd ibn Zayd et avait eu un fils de lui, qu'elle avait nommé Ayman. Oumm Ayman devint vite veuve[réf. nécessaire]. Elle épousa par la suite Zayd ibn Haritha, affranchi et fils adoptif de Mahomet[8]. Zayd jugeait qu'Oumm Ayman n'était ni belle ni gracieuse, mais elle était méritante[réf. nécessaire]. Plusieurs hadiths rapportent des paroles valorisantes qu'aurait dit Mahomet à son égard[8]. Elle fait partie des compagnons (ṣaḥāba) célèbres de Mahomet[9].
Oumm Ayman crut immédiatement en l'islam, dès 610. Elle aimait tellement Mahomet (son ancien petit protégé) qu'elle n'avait aucun doute quant à son rôle de Messager d'Allah. Elle joua un rôle important dans la lutte contre la persécution des musulmans à La Mecque. Elle relayait les messages que Khadija bint Khuwaylid envoyait à son mari Mahomet jusqu'à la cachette de ce dernier, au péril de sa vie[10]. Oumm Ayman émigra d'abord dans le royaume d'Aksoum en 615, pour échapper aux persécutions mecquoises, puis elle émigra à Médine en 622[11].
Selon l'historien musulman Ibn Sa'd al-Baghdadi (VIIIe – IXe siècle), elle participa à plusieurs batailles où elle était porteuse d'eau et infirmière. Elle donnait à boire aux soldats musulmans et soignait les blessés[12]. Elle fut présente notamment aux batailles de Uhud (en 625), de Khaïbar (en 628) et de Hunayn (en 630),[6]. Selon Ibn Sa'd, elle aurait été gentiment réprimandée par Mahomet alors qu'elle invoquait une malédiction divine contre l'armée ennemie[6].
En 629, elle se retrouva veuve une seconde fois. Son époux Zayd mourut en chahid à la bataille de Mu'tah, en Syrie[réf. nécessaire]. Oumm Ayman éprouva un grand chagrin quand Mahomet mourut, en . Elle mourut cinq mois après lui[13]. Bien que ne faisant pas partie de "10 promis au Paradis", les dictionnaires biographiques la considèrent comme aussi promise au Paradis[8].