Un aviateur irlandais pressent son trépas

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Titre original
An irish airman foresees his death
Formats
Partie de
The wild swans at Coole
Langue
anglais
Un aviateur irlandais pressent son trépas
Titre original
An irish airman foresees his death
Formats
Partie de
The wild swans at Coole
Langue
anglais
Auteur
Genre
Date de parution
1919
Lieu de publication
Éditeur
Mcmillan

Un aviateur irlandais pressent son trépas est un poème du poète irlandais William Butler Yeats (1865–1939), écrit en 1918 et publié pour la première fois dans l'édition Macmillan de The Wild Swans at Coole en 1919. Ce poème est un soliloque prononcé par un aviateur pendant la Première Guerre mondiale, dans lequel le narrateur décrit les circonstances de sa mort imminente. Ce poème aborde le rôle des soldats irlandais combattant pour le Royaume-Uni à une époque où ils cherchaient à établir l'indépendance de l'Irlande. Souhaitant éviter de publier des poèmes politiques au plus fort de la guerre, Yeats a retardé la publication du poème jusqu'à la fin du conflit.

Texte original en anglais Traduction française par J. Briat Traduction française
I know that I shall meet my fate Je sais que mon destin m'attend Je le sais, je rencontrerai mon destin
Somewhere among the clouds above; Quelque part là-haut dans les nuages; Quelque part, là-haut par dessus les nuages;
Those that I fight I do not hate Pour ceux que je combats je n'ai aucune haine, Je n'ai pas de haine envers ceux que je combat
Those that I guard I do not love; Pour ceux que je défends je n'ai aucun amour; Et je n'aime pas ceux pour qui je me bats;
My country is Kiltartan Cross, Kiltartan Cross est mon pays Mon pays a pour nom Kiltartan Cross,
My countrymen Kiltartan’s poor, Les pauvres de Kiltartan sont mes amis, J'ai pour concitoyens, les pauvres de Kiltartan,
No likely end could bring them loss La vie ne peut leur faire perdre Rien ne pourrait les rendre plus démunis
Or leave them happier than before. Ni leur apporter aucun bonheur. Ni même leur apporter un

quelconque bonheur,

Nor law, nor duty bade me fight, Nulle loi, nul devoir ne m'ont dit de me battre, Ni les lois, ni le devoir ne m'ont conduit au combat
Nor public men, nor cheering crowds, Ni conseils de notables, ni clameurs de la foule ; Ni les hommes politiques ou les clameurs de la foule,
A lonely impulse of delight Seul le puissant appel d'une joie solitaire L'impulsion solitaire de la joie seule,
Drove to this tumult in the clouds; M'a conduit là dans le tumulte des nuages ; M'a amené à ce tumulte des nuages;
I balanced all, brought all to mind, J'ai tout bien soupesé, tout réfléchi,
The years to come seemed waste of breath, Les années à venir ne semblaient que du vent, Les années à venir ne me semblaient que dissipation,
A waste of breath the years behind Du vent aussi les années écoulées De même que dissipation avaient été les années passées
In balance with this life, this death[1]. Comparées à cette vie, à cette mort[2]. Contrebalançant cette vie, ce trépas[3].

Contexte et interprétation

On pense généralement que l'aviateur du poème est le major Robert Gregory, un ami de Yeats et le seul enfant d'Augusta, Lady Gregory.

Structure

Le poème comporte 16 vers disposés en trimètre iambique. Le schéma de rimes est organisé en quatre quatrains d'ABAB (rimes alternées ou croisées).

Influence culturelle

Voir aussi

Notes et références

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