Union de l'enseignement
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| Fondation |
Novembre 1942 |
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| Siège |
128, rue du faubourg Saint-Honoré |
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| Pays |
| Secrétaire général | |
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| Organisme affilié | |
| Idéologie |
L'Union de l'enseignement (UE) est une organisation collaborationniste fondée en 1942 par Pierre Vaillandet et les enseignants du Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat.
Fondation et organisation
Fondée en novembre 1942 dans l'orbite du Rassemblement national populaire (RNP), l'Union de l'enseignement (UE), issue de l’amicale des universitaires du RNP[1], fut animée par d'anciens socialistes laïques tels l'ex-député socialiste Pierre Vaillandet, Ludovic Zoretti, Marie Langlois et Léon Émery. Avec le soutient de Georges Albertini, l'UE arriva à s'organiser rapidement : elle passa de dix sept responsables départementaux fin 1942 à trente-deux en avril 1943. En juillet suivant, une assemblée générale réunit à la Mutualité soixante-dix huit délégués de vingt-neuf départements, tous situés au nord de la ligne de démarcation, sauf un, du Rhône[2].
Thèmes abordés
Formée pour « rassembler le personnel enseignant désireux de rebâtir le réseau corporatif sous des formes neuves, de refaire la nation à partir de sa jeunesse, de participer à la grande restructuration sociale européenne qui est en cours »[3], l'UE publia son bulletin mensuel, L’École de demain, dans lequel elle s'intéressa à des thèmes corporatifs chères aux syndicats d’avant 1940 (traitements et reclassement, réforme de l’enseignement et question des cours complémentaires)[2].
Par ailleurs, l'UE fut constituée explicitement en opposition à « l’offensive cléricale et réactionnaire » du régime de Vichy dans le domaine éducatif[1]. Son but était de défendre les conditions matérielles et morales des membres de l’enseignement ainsi que des retraités et de préparer un statut de l’école et du personnel[1]. L'UE souhaitait également une réforme de l'enseignement, défendait la laïcité, appelait à la formation de la jeunesse et déclarait : « Nous ne doutons pas que, comme nous, vous n’aspiriez à un État fort, à un régime socialiste réalisant la véritable démocratie dans une Nation régénérée, à un régime où chacun sera à sa place, hommes ou collectivités. »[1]
Lors du premier congrès, présidé par Georges Albertini, le 27 décembre 1942, Léon Émery expliqua qu’une « révolution méritant ce nom devait faire apparaître des hommes qui feraient oublier la sous-humanité qui, en 1939, nous avait perdus par sa bêtise, plus encore par sa scélératesse »[1]. L'UE défendit l’école de la Troisième République et soutint également les instituteurs révoqués qui s’étaient associés aux efforts pour « déchauviniser » l’histoire de France et notamment l’histoire des rapports franco-allemands[1].