Université centrale de l'Équateur

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Fondation
[1],[2]
Nom officiel
Universidad Central del Ecuador
Fondateur
Compagnie de Jésus (charte royale de Philippe III)[3]
Université centrale de l'Équateur
Campus de l'UCE, avenue América
Histoire
Fondation
[1],[2]
Statut
Type
Nom officiel
Universidad Central del Ecuador
Fondateur
Compagnie de Jésus (charte royale de Philippe III)[3]
Recteur
Patricio Espinosa del Pozo (depuis 2024)[4],[5]
Devise
Omnium potentior est sapientia
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
29 993 (QS)[6]
Localisation
Pays
Campus
Urbain (Ciudadela Universitaria, av. América)[7]
Ville
Le Centre culturel métropolitain de Quito, installé dans l'ancien complexe jésuite lié à la charte de 1620 de l'université San Gregorio Magno, antécédent direct de l'UCE.

L'université centrale de l'Équateur (en espagnol : Universidad Central del Ecuador) est une université publique située à Quito en Équateur. Par sa lignée institutionnelle, elle compte parmi les plus anciennes des Amériques : son origine remonte à la charte royale de 1620 qui autorise la Real y Pontificia Universidad de San Gregorio Magno des jésuites ; en 1786-1788, celle-ci fusionne avec l'université dominicaine de Santo Tomás de Aquino pour former la Real y Pública Universidad de Santo Tomás. Sous la Grande Colombie, la loi générale du 18 mars 1826 réorganise l'établissement comme Universidad Central de Quito, et un décret de 1836 fixe l'appellation actuelle Universidad Central del Ecuador[8],[9].

L'UCE délivre des diplômes de premier, deuxième et troisième cycles dans les domaines de l'architecture et de l'urbanisme, des arts, des sciences de la santé et de la médecine, de l'économie, de l'ingénierie, du droit et des sciences politiques, de l'éducation, ainsi que des sciences naturelles et sociales. Elle dispose d'un système intégré de bibliothèques et d'un référentiel institutionnel en accès ouvert (RI-UCE)[10],[11].

Origines (XVIe siècle-XIXe siècle)

Avant San Gregorio, l'université de San Fulgencio (ordre de Saint-Augustin) est autorisée en 1586 et ouvre effectivement l'enseignement en 1603 ; elle est considérée comme le premier centre d'études universitaires de l'audience royale de Quito[12]. La charte royale (cédula) du 5 septembre 1620 autorise ensuite la Real y Pontificia Universidad de San Gregorio Magno ( jésuites) à Quito ; l'obedecimiento formel et l'implantation stable de l'enseignement suivent au cours du XVIIe siècle[3]. En 1786-1788, la Couronne approuve la fusion de San Gregorio avec l'université dominicaine de Santo Tomás de Aquino (fondée entre 1686 et 1688), donnant naissance à la Real y Pública Universidad de Santo Tomás[13]. Sous la Grande Colombie, la loi générale sur l'éducation publique du 18 mars 1826, promulguée par le Congrès de Cundinamarca sur ordre de Simón Bolívar, établit des Universités Centrales dans les capitales des départements de Cundinamarca, Venezuela et Quito, réorganisant ainsi l'établissement comme Universidad Central de Quito[8],[14]. Un décret de 1836, sous la présidence de Vicente Rocafuerte, fixe l'appellation actuelle Universidad Central del Ecuador[9].

Période républicaine et campus

Aux XIXe et XXe siècles, l'université traverse plusieurs interventions politiques tout en consolidant ses facultés (notamment médecine et droit) et en s'implantant sur un campus urbain moderne le long de l'avenue América. Les anciens bâtiments coloniaux jésuites abritent aujourd'hui le Centre culturel métropolitain[15].

Organisation et formation

L'UCE comprend des facultés et instituts couvrant les sciences de la santé, les sciences exactes et naturelles, l'ingénierie, les sciences sociales, le droit et les humanités. Elle propose des licences, masters et doctorats, ainsi que des programmes professionnalisants et de formation continue[16].

Recherche, publications et classement

La Dirección de Investigación coordonne les appels à projets, les soutiens et la diffusion scientifique (revue Investiga UCE)[17]. Le système intégré de bibliothèques et le référentiel RI-UCE assurent la découverte, la conservation et l'accès ouvert aux thèses, articles et jeux de données[10],[11].

Au niveau international, l'UCE figure dans le QS World University Rankings (groupe 1201–1400 en 2025) et dans les classements régionaux QS pour l'Amérique latine et les Caraïbes[6]. Dans SCImago Institutions Rankings 2025 (universités), l'UCE se classe parmi les dix premières au niveau national et septième en éducation en Équateur[18].

Campus et transports

Le campus principal s'étend le long de l'avenue América. Depuis 2023, la station Universidad Central du métro de Quito dessert directement l'université[19].

Sports

La Universidad Central del Ecuador est à l'origine de l'un des clubs de football les plus importants d'Équateur. En octobre 1918, des étudiants de la faculté de médecine fondent le Club Universitario, équipe représentant l'université[20]. Le 11 janvier 1930, lors d'une réunion présidée par le recteur de l'UCE, Aurelio Mosquera Narváez, le club est officiellement refondé sous le nom de Liga Deportiva Universitaria (LDU).

Le club conserve aujourd'hui les surnoms d'« Universitarios » et « Centrales » en référence à ses origines à l'UCE. Son premier écusson arborait les lettres UC (Universidad Central) dans un triangle aux couleurs de Quito. LDU est devenu l'un des clubs les plus titrés d'Équateur, remportant notamment la Copa Libertadores 2008 et deux Copas Sudamericanas (2009, 2023).

Personnalités liées

Anciens étudiants et professeurs

  • Gabriel García Moreno (1821-1875), président de l'Équateur ; juriste, puis recteur de l'université[21].
  • Jerónimo Carrión (v. 1801-1873), président de l'Équateur ; docteur en jurisprudence après des études à Loja, Cuenca et Quito[22].
  • José Mejía Lequerica (1775-1813), député aux Cortes de Cadix ; formé à la Real y Pública Universidad de Santo Tomás de Quito[23].
  • Pedro Vicente Maldonado (1704-1748), scientifique et cartographe des Lumières ; diplômé maestro en Artes de l'université de San Gregorio (1720/1721)[24].
  • Juan Montalvo (1832-1889), écrivain et essayiste ; études à l'université de Quito[25].
  • Isidro Ayora (1879-1978), président de l'Équateur (1926-1931) ; médecin diplômé de l'UCE (1905), recteur de l'université[26].
  • José María Velasco Ibarra (1893-1979), cinq fois président de l'Équateur ; docteur en jurisprudence (1922)[27].
  • Benjamín Carrión (1897-1979), écrivain et diplomate ; fondateur de la Maison de la culture équatorienne[28].
  • Camilo Ponce Enríquez (1912-1976), président de l'Équateur (1956-1960) ; études de jurisprudence à l'UCE, diplômé de l'université du Chili[29].
  • Eduardo Kingman (1913-1997), peintre et muraliste ; diplômé de l'École nationale des beaux-arts de Quito[30].
  • Oswaldo Guayasamín (1919-1999), peintre et sculpteur ; diplômé de l'École nationale des beaux-arts de Quito, intégrée plus tard à la faculté des Arts de l'UCE[31].
  • Rodrigo Borja Cevallos (1935-), président de l'Équateur (1988–1992) ; docteur en jurisprudence de l'UCE[32].

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

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