Langue internationale (ouvrage)
premier manuel d'espéranto de Louis-Lazare Zamenhof (1887)
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Langue internationale est un ouvrage publié à Varsovie en 1887 par Louis-Lazare Zamenhof, alors âgé de 28 ans, sous le pseudonyme Dr Esperanto (« le docteur qui espère »), et qui établit les bases de la langue qui sera popularisée sous le nom d'espéranto. Ce livre est fréquemment surnommé Unua libro (« Premier livre »), car il s'agit du premier des manuels d'espéranto publiés par Zamenhof (le second portant le surnom de Dua libro). L'auteur tente d'y apporter une réponse aux difficultés causées par le plurilinguisme auquel il est confronté dans sa ville natale de Białystok, qui héberge quatre communautés de langues russe, polonaise, allemande et yiddish.
Ho, mia kor’ (en)
Mia penso
Gramatiko (grammaire) (d)
| Titre original |
(ru) Международный языкъ, предисловіе и полный учебникъ |
|---|---|
| Partie de |
First Books of Esperanto (d) |
| Comprend |
Notre Père Ho, mia kor’ (en) Mia penso Gramatiko (grammaire) (d) |
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| Dates de parution | |
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| Nombre de pages |
42 |
Histoire

Langue internationale est autorisé à la publication par la censure russe le 21 mai 1887 ( dans le calendrier grégorien)[1]. Il paraît d'abord en russe le 14 juillet 1887 ( dans le calendrier grégorien) sous le titre Mejdounarodny iazyk, predislovié i polny outchebnik[note 1] (« Langue internationale : préface et manuel complet »)[2]. Toujours en 1887, puis au cours des deux années suivantes, Zamenhof en publie des versions en polonais, français, allemand, yiddish, anglais, hébreu, suédois et lituanien ; elles sont suivies de traductions en danois, bulgare, italien, espagnol et tchèque en 1890.
Zamenhof, qui considère qu'« une langue internationale, comme une nationale, est une propriété commune », signe l'ouvrage sous le nom de plume « Doktoro Esperanto », esperanto signifiant « celui qui espère ». Ce pseudonyme passe à la postérité en tant que désignation de son projet de langue lui-même : l'espéranto.
En 1905, Zamenhof réédite ses seize règles de grammaire, qu'il combine avec un Dictionnaire universel et un ensemble d'exercices, dans un ouvrage intitulé Fundamento de Esperanto (« Fondement de l'espéranto »).
Contenu
Le livre se compose d'une introduction présentant les motivations de son auteur, qui travaille sur ce projet depuis l'adolescence[3] :
« 1. Que la langue soit extrêmement facile, de manière qu'on puisse l'apprendre, comme qui dirait, en passant.
2. Que chacun qui apprendra cette langue, puisse aussitôt en profiter pour se faire comprendre des personnes de différentes nations, soit qu'elle trouve l'approbation universelle, soit qu'elle ne la trouve pas, c'est-à-dire, que cette langue puisse servir d'emblée de véritable intermédiaire aux relations internationales.
3. Trouver les moyens de surmonter l'indifférence de la plupart des hommes, et de forcer les masses à faire usage de la langue présentée, comme d'une langue vivante, mais non pas uniquement à l'aide du dictionnaire. »
Se trouvent également les seize règles de grammaire de l'espéranto, 900 racines de vocabulaire et quelques échantillons de texte : ceux-ci comprennent le Notre Père, quelques versets de la Bible, une lettre et de la poésie.

À la fin de l'ouvrage figurent des coupons à découper, diffuser, signer et envoyer à Zamenhof pour s'engager à apprendre l'espéranto et le faire connaître à d'autres, afin que montrer que la langue a bien atteint son but d'internationalité : « Je soussigné, promets d'apprendre la langue internationale proposée par le docteur Esperanto, s'il se trouve que dix millions de personnes ont formulé publiquement la même promesse. »
Postérité
Bien qu'il se veuille principalement un ouvrage de présentation de l'espéranto, le livre contient deux poèmes originaux en espéranto (Mia penso et Ho, mia kor' (en)), ce qui pose la première pierre de la littérature espérantophone[1].