Véra Inber
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Odessa
Gouvernement de Kherson
Moscou
RSFSR
| Nom de naissance | Véra Moïsseïevna Shpentzer |
|---|---|
| Naissance |
Odessa Gouvernement de Kherson |
| Décès |
(à 82 ans) Moscou RSFSR |
| Activité principale | |
| Distinctions |
| Langue d’écriture | russe |
|---|---|
| Mouvement |
constructivisme russe réalisme socialiste soviétique |
Œuvres principales
Le méridien de Poulkovo
Vera Mikhaïlovna Inber/Imber (en russe : Вера Михайловна Инбер), née Spenzer le à Odessa et décédée le à Moscou, est une écrivaine, poétesse, romancière et mémorialiste témoin du siège de Leningrad[1],[2].
Véra Inber naît à Odessa dans une famille juive. Son père Moïse Spenzer (1860-1927) est propriétaire d'une typographie et directeur des éditions Mathesis. Sa mère Fanny Spenzer (née Grinberg) est une professeur de russe dans une école pour filles. La famille Spenzer en 1889-1895 accueille Léon Trotski qui fait à l'époque ses études dans un gymnasium d'Odessa.
D'abord élève de la faculté d'histoire et philosophie des cours supérieurs pour femmes d'Odessa, Véra Inber part ensuite à Paris avec son mari le journaliste Nathan Inber, où le couple reste en 1910-1914, et où elle publie son premier recueil de poésies.
Dans les années 1920, elle s'installe à Moscou et écrit pour de nombreux journaux ou revues et rejoint le Centre littéraire des constructivistes fondé par Ilia Selvinski. En 1924-1926, elle voyage de nouveau, en tant que journaliste, à Paris, à Bruxelles, à Berlin. En 1927, elle participe à l'écriture de l'ouvrage collectif Les grands incendies (Большие пожары), un roman-feuilleton publié par le magazine Ogoniok (1927). D'autres écrivains participent à l'écriture : Alexandre Grine, Leonid Leonov, Isaac Babel, Konstantin Fedine, Alexis Tolstoï, Alexeï Novikov-Priboï, Mikhaïl Zochtchenko, Lev Nikouline, Boris Lavrenev.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle assiste au siège de Leningrad. Elle continue à écrire pour les journaux, tout en rédigeant ses œuvres en prose les plus connues : Le méridien de Poulkovo (1942), Le siège de Léningrad[3] (1945) et participe à la rédaction du Livre noir (Ilia Ehrenbourg, Vassili Grossman) livrant son témoignage sur l'occupation nazi de sa ville natale[4]. On lui doit les traductions vers le russe des œuvres de Taras Chevtchenko, Maxime Rylski, Rainis, Sándor Petőfi, Paul Éluard.
Elle a également rédigé des nouvelles et une autobiographie pour enfants Comment j'étais petite (1954).
Elle meurt à Moscou en 1972, à l'âge de 82 ans[5]. Elle y est inhumée, au cimetière de la Présentation.
Vie privée
- Premier époux (1910-1914) - Nathan Inber/Imber, journaliste, homme de lettres, correspondant du journal Odesskie novosti. Ensemble ils ont une fille Jeanne Inber (1912-1962), traductrice et femme de lettres.
- Deuxième époux (depuis 1920) - Alexandre Froumkine (1895-1976), professeur en chimie physique, membre de l'Académie des sciences d'URSS.
- Troisième époux - Ilia Strachoun (1892-1967), historien de la médecine, membre de l'Académie de la médecine d'URSS.
Décorations
- ordre de l'Insigne d'honneur : 1939
- prix Staline : 1946
- ordre du Drapeau rouge du Travail : 1960, 1967, 1970