Vaudémont

commune française du département de Meurthe-et-Moselle From Wikipedia, the free encyclopedia

Vaudémont est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Vaudémont
Vaudémont
Panorama sur Vaudémont.
Blason de Vaudémont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Saintois
Maire
Mandat
Rémi Péreaux
2022-2026
Code postal 54330
Code commune 54552
Démographie
Population
municipale
70 hab. (2023 en évolution de +11,11 % par rapport à 2017)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 03″ nord, 6° 03′ 25″ est
Altitude Min. 329 m
Max. 541 m
Superficie 5,76 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Meine au Saintois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Vaudémont
Géolocalisation sur la carte : France
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Vaudémont
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Vaudémont
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Vaudémont
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Géographie

Situation

Située dans le sud de la Meurthe-et-Moselle, à proximité du département des Vosges, Vaudémont domine la vaste plaine du Saintois, à une trentaine de kilomètres au sud de Nancy.

Géologie et relief

Vaudémont est un village médiéval perché sur un long éperon rocheux nommé « signal de Vaudémont », à une altitude de 480 mètres. Le village est dominé par l'ancien donjon des comtes de Vaudémont. De l'autre côté de cet éperon rocheux se situe la colline de Sion, butte-témoin des côtes de Moselle et lieu de pèlerinage marial séculaire. À mi-chemin entre Vaudémont et Saxon-Sion se dresse le monument rendant hommage à Maurice Barrès qui a consacré un ouvrage à la colline de Sion.

Hydrographie

La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau du Tabourin[1],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Vaudémont[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 161 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 10,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mirecourt à 14 km à vol d'oiseau[8], est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 824,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Vaudémont est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (56,4 %), terres arables (19,6 %), forêts (15,9 %), zones agricoles hétérogènes (7,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Hugo comes de Gademonte (1135) ; Wadonimons, Wadamons (1127-1168) ; Wedani mons (1150) ; Wadanimons (1174) ; Vadesmont (1188) ; Vaudeigmont (1201-1222) ; Comes Vaudemontis (1222-1229) ; Wademons (1242) ; Wadenmont (1245) ; Wadoimont (1263) ; La contei de Wademont (1265) ; Wydeimont (1265) ; Comes de Vaudeimont (1256-1270) ; Waidemont (1276) ; Waudoimont (1285) ; Woidemont (1288) ; Voydemont (1293) ; Waudemont (1310) ; Vauldemont (1336) ; Waideymont (1346) ; Waudelmont (1376) ; Waldemont (1387) ; Moneta de Vadmont (2e moitié du XIVe siècle) ; Waudemons, Wadonismons (1402) ; Wademont (1415) ; Capitulum Vaudemontanum (1456-1466) ; Vallismontium comes (1525) ; Comes Vadenemontis (XVIe siècle) ; Comes Vademontis ; Vadani mons (1675)[16].

« Les antiquaires sont à peu près unanimes pour assigner au nom de Vaudémont une étymologie payenne , tirée de Wodan ou Woden, surnom de Mercure, et pour prétendre que cette divinité avait un temple sur la montagne où le village actuel est construit »[17]. Pour Ernest Nègre, le nom de Vaudémont viendrait du nom du dieu germanique Wotan, ou du patronyme germanique Wado(n) et du suffixe -montem[18].

Histoire

Certains indices laissent penser que le site a été occupé dès le Ve millénaire avant J.-C., notamment le rempart dit « néolithique » à l'extérieur du village. En revanche, aucune trace d'occupation n'a été retrouvée pour la période antique.

Un hameau est probablement apparu à l'époque mérovingienne, dépendant de la paroisse de Sion.

Au début du XIe siècle, la situation stratégique du site sur un éperon rocheux amène le duc de Lorraine ou un vassal à y construire un donjon. À la fin du XIe siècle, le premier comte de Vaudémont, Gérard Ier, fils cadet du duc le Lorraine Gérard Ier, agrandit le château pour en faire sa résidence.

Dans les siècles suivants, de puissantes murailles dotées de tours sont érigées au fur et à mesure que le bourg se développe. Assiégé en 1635, le bourg est resté fortifié jusqu'à la destruction des murailles par les troupes françaises au XVIIe siècle, sur ordre du cardinal de Richelieu, la France occupant militairement le duché de Lorraine pendant la guerre de Trente Ans.

Il en reste quelques traces dans le village. La plupart des maisons reconstruites aux XVIIe et XVIIIe siècles réutilisent d'ailleurs en façade des éléments antérieurs à cette destruction.

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1971 Auguste Colin    
1971 mai 1995 Robert Lafosse    
mai 1995 août 2002 Michèle Martin    
août 2002 avril 2014 Bernard Haquin    
avril 2014 1 mars 2022 Jean-Christophe Reuter[19]
   
1 mars 2022 mars 2026 Rémi Péreaux    
mars 2026 en cours Patrice Junqua[20]   Personnel des services directs aux particuliers[21]
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Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2023, la commune comptait 70 habitants[Note 4], en évolution de +11,11 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
433455447438489457391372353
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
337325334277262269272266261
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
224220150165147137114113113
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
957167536379786467
Davantage d’informations - ...
2023 - - - - - - - -
70--------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Monument Barrès.
Monument Barrès.
Ancien puits, rue du Puits.

Vestiges visibles

Les vestiges visibles appartiennent à trois étapes de développement de la cité : le château primitif, barrant l'extrémité ouest de l'éperon, la cité puis le faubourg constituant la dernière étape de l'extension de Vaudémont.

La Tour de Brunehaut est la partie la plus visible de l'ancien château. Il s'agit d'une tour de section rectangulaire (24 × 16,5 mètres), haute à l'heure actuelle d'une quinzaine de mètres. Les murs sont exceptionnellement épais, de 4,5 mètres en partie inférieure à 4 mètres en partie supérieure. Des analyses au carbone 14 réalisées en 2007[29] sur le liant de la structure de l'édifice suggère que sa construction se situe dans le premier quart du XIe siècle[réf. nécessaire]. Pour Nicolas Mengus, la tour serait datée du Xe siècle à la suite d'une analyse des charbons de bois piégés dans le mortier de chaux[30]. Cette tour constituait l'angle sud-est du château de Vaudémont. Elle a eu, à travers les siècles, différentes destinations, seule ou adjointe à un logis. Sur la colline de Sion ont a reconnu des zones d'extraction de pierre utilisée pour la construction du château[26].

Son délabrement est cependant ancien puisque les textes signalent dès 1493 des chutes de pierre endommageant les bâtiments adjacents du château[29] (notamment la toiture de la cuisine[31]). La tour sera ensuite partiellement arasée en 1497, puis en 1529. Le côté est de la tour est bien conservé, seul y manque l'angle nord, effondré après 1840. Cette façade possède cinq petites ouvertures placées en hauteur sur deux niveaux, le percement au centre de ce mur, au niveau du sol actuel est récent. Le mur nord, aujourd'hui haut tout au plus d'une dizaine de mètres est beaucoup plus dégradé, il a été conforté récemment par une structure métallique placée sur sa face intérieure qui a perdu tout parement. Des murs ouest et sud, il ne subsiste pratiquement plus rien.

La tour était prolongée au nord par un long bâtiment légèrement décalé vers l'est dont les vestiges sont actuellement enfouis sous une levée de terre. Les dimensions de ce bâtiment pourraient avoisiner 40 × 8 mètres. Une gravure de 1835 montre sur un mur de ce bâtiment une technique de construction en chevrons qui rappelle celle utilisée sur la tour elle-même[32].

Ces deux édifices mis part, les jardins du château est aujourd'hui occupée par des potagers. Une partie des courtines de la ville côté sud subsiste, en revanche, les défenses du château très étendues, comportant notamment plusieurs barbacanes, sont maintenant totalement indiscernables.

Au centre du faubourg, la partie basse d'une tour de 7,5 mètres de diamètre est préservée, elle est traditionnellement nommée la Tour du Guet. Sa localisation, à plus de 100 mètres du fossé du faubourg n'est cependant pas idéale pour une telle destination. Le profond fossé du faubourg qui constituent toujours la limite sud-est du village avec plus de 200 mètres de longueur et une largeur de 20 mètres, il protégeait un boulevard d'artillerie. Il n'a pas été comblé et est maintenant en friche.

Édifices religieux

Église Saint-Gengoult.
  • Collégiale de chanoines réguliers Saint-Jean-Baptiste fondée en 1326 à l'initiative du comte Henri III de Vaudémont avec l'autorisation du chapitre collégiale Saint-Gengoult de Toul, construction sans doute terminée avant 1352 ; l'édifice, construit à l'emplacement du cimetière actuel, servait de chapelle funéraire aux comtes de Vaudémont ; figurée sur la carte de la gruerie du comté (1743) ; détruite en 1762 après le rattachement de son chapitre à celui de Bouxières-aux-Dames en 1760.
  • Église paroissiale Saint-Gengoult, reconstruite en 1748, date portée, à la suite d'une demande de reconstruction de 1742 à l'emplacement de l'ancienne, documentée par une visite canonique de 1687. C'était un édifice alors en mauvais état, peut-être d'époque romane (l'église est citée en 1195), à nef grange, chœur voûté d'ogives et tour clocher sur le chœur ; tour clocher réparée en 1836. Église restaurée de 1862 à 1864, puis en 1947 et 1990.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Vaudémont Blason
Coupé : au 1er burelé d'argent et de sable, au 2e d'argent à la montagne isolée de sinople.
Détails
La partie en chef représente les armoiries des comtes de Vaudémont, tandis que la montagne en pointe représente la colline de Sion.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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