Ce site archéologique est situé au sommet du Turó de Céllecs(ca), d'où il tire son nom. Avec une superficie approximative de 4ha, c'était l'un des villages les plus importants du Vallès Oriental.
Il n'y a eu que deux petites campagnes de fouilles dans les années 1970 et 1980 et elle est encore largement méconnue (certains archéologues pensent qu'elle était plus importante que le village ibérique de Burriac de Cabrera de Mar[3]). Il y avait une muraille d'une largeur moyenne d'un mètre qui entourait toute l'enceinte, des tours quadrangulaires (les vestiges d'une d'elles sont conservés) et un grand nombre de structures d'habitation[4].
La première occupation remonterait à l'âge du bronze final vers le VIIesiècleav. J.-C. et la muraille fut construite entre les IIIeetIIesiècles av. J.-C. (c'est l'époque des guerres puniques entre Romains et Carthaginois pour la domination de la péninsule ibérique). Il semble que la ville se soit développée au cours de la première moitié du IIesiècleav. J.-C., ce qui indique qu'elle n'a pas été détruite par les campagnes du consul Caton l'Ancien et qu'elle a coexisté avec le monde romain jusqu'à peu de temps après son abandon.
↑ Sanmartí, Joan «L'assentament ibèric del Turó Gros de Céllecs, o El Castellar (Òrrius, Maresme)». Quaderns de prehistòria i arqueologia de Castelló, 31, 2013, p.97-110