Fils d'un général-major, Vladimir Konstantinovitch Vitkovski est formé au 1ercorps des cadets de Moscou puis à l’école militaire Paul (diplômé en 1905).
Son régiment étant envoyé au front en 1914, Vitkovski en assure un certain temps le commandement par intérim puis est promu colonel. En 1917, il reçoit l’ordre de Saint-Georges de IVe classe pour la prise d’assaut du village de Trysten (Volhynie) en .
Généraux blancs en Bulgarie. Assis, de droite à gauche, les généraux Chteïfon, Koutepov, Vitkovski. Debout (derrière Koutepov) les généraux Skobline et Tourkoul. Bulgarie, 1921
Début 1918, Vitkovski rejoint la brigade spéciale de volontaires russe sous le commandement du colonel Drozdovski et participe à la marche de Iași au Don. Dans l’armée des volontaires il participe à la seconde campagne du Kouban et commande en le bataillon de soldats puis le 2erégiment de fusiliers officiers (en remplacement du colonel Jebrak tombé au combat). En novembre il commande une brigade de la 3edivision et est promu général-major en décembre.
En février 1919, Vitkovski est nommé à la tête de la 3edivision, avec laquelle il participe à la marche sur Moscou et au repli sur Novorossiisk. En , il passe lieutenant-général et reçoit pour son action dans le nord de la Tauride l’ordre de Saint-Nicolas le Thaumaturge.
En exil
En novembre 1920, Vitkovski est évacué avec l’armée russe du général Wrangel en Turquie, sur la péninsule de Gallipoli. Il y prend le commandement de la 1redivision d’infanterie et celui du camp militaire.
Il vit en Bulgarie en 1921-1922 puis s’installe à Paris. Il dirige la première section de l’union générale des combattants russes et participe aux activités de différentes associations d'anciens combattants russes.