Wikipédia:Sélection/Amphibiens
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Cynops pyrrhogasterCynops pyrrhogaster est une espèce d'amphibiens de la famille des Salamandridae, endémique du Japon. Elle est appelée « Triton à ventre de feu » ou « Cynops d'Hiroshima » en français, aka hara imori (アカハライモリ, « Salamandre à ventre rouge ») en japonais. Cet urodèle, qui peut atteindre jusqu'à 15 cm de longueur, possède une teinte de peau très sombre sur le dos et une coloration rouge vif sur le ventre et les membres, bien que le coloris exact varie selon l'âge, la région où est retrouvée cette salamandre ou le patrimoine génétique. Pour repousser leurs prédateurs, les Tritons à ventre de feu sécrètent de la tétrodotoxine, une neurotoxine qu'ils synthétisent principalement grâce à leur régime alimentaire, en grande quantité. Le Triton à ventre de feu se retrouve en divers endroits de l'archipel japonais, notamment sur les îles Honshū, Shikoku et Kyūshū. Ses habitats de prédilection sont les étendues d'eau, artificielles ou naturelles, ainsi que les forêts ou les pelouses humides. Sa période de reproduction s'étend du printemps au début de l'été, les deux sexes libérant des phéromones lorsqu'ils sont prêts à se reproduire. Les œufs éclosent trois semaines après la ponte, tandis que les têtards passent au stade de juvénile après cinq à six mois. Si ces derniers sont détritivores, le Triton à ventre de feu adulte a un régime alimentaire à base d'insectes, de têtards et d'œufs de sa propre espèce. Cynops pyrrhogaster est étudié et décrit pour la première fois en par le naturaliste allemand Heinrich Boie. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère qu'il s'agit d'une « espèce quasi-menacée » (catégorie NT). La population de Tritons à ventre de feu est en déclin en raison d'épidémies et du trafic d'animaux, cette espèce pouvant être conservée en captivité. |
Déclin des populations d'amphibiensDu déclin des populations d’amphibiens : Ces extinctions et chutes de populations d’amphibiens sont un problème mondial, aux causes diverses et complexes. Parmi elles figurent des facteurs locaux comme la fragmentation et la destruction des habitats naturels, ainsi que l’introduction par l’homme de nouveaux prédateurs dans les écosystèmes en question, la surexploitation des amphibiens (nourriture, médecine…), l’augmentation de la toxicité et de l’acidité des milieux de vie des amphibiens, l’émergence de nouvelles maladies, le changement climatique, l’augmentation des radiations ultraviolettes (conséquence des atteintes portées à la couche d’ozone) et les interactions probables entre ces facteurs. |
Discoglossus sardusDiscoglossus sardus, le Discoglosse sarde, plus rarement nommé Grenouille peinte tyrrhénienne, est une espèce de petits amphibiens anoures de la famille des Alytidae et du genre Discoglossus. Qualifié d'endémique de la mer Tyrrhénienne, le Discoglosse sarde présente une aire de répartition restreinte à quelques îles de la Méditerranée occidentale, notamment la Corse et la Sardaigne. Espèce à fort enjeu de conservation, elle est morphologiquement très proche du Discoglosse corse (Discoglossus montalentii), avec lequel elle partage une partie de son aire de répartition en Corse. Peu exigeante en matière d'habitat, supportant même des pollutions aquatiques légères, l'espèce se rencontre dans toute sorte de zones humides, allant du niveau de la mer à plus de 1 700 mètres d'altitude. Elle se nourrit principalement d'invertébrés terrestres de petite taille. L'espèce n'est pas menacée d'extinction à court terme et est inscrite comme « préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), mais est néanmoins fragile et sujette à de nombreuses menaces qui justifient son statut de protection fort, tant en France qu'en Italie, où elle est intégralement protégée et inscrite en annexe 2 de la directive habitats. Outre la destruction de son habitat, notamment par l'urbanisation, elle se révèle sensible à la chytridiomycose, une maladie de peau menaçant de très nombreuses espèces d'amphibiens à travers le monde. Peu connu du grand public, le Discoglosse sarde fait partie des espèces emblématiques de plusieurs aires protégées, notamment du parc national de Port-Cros, en France. |
Dryopsophus aureusLa Rainette verte et dorée (Dryopsophus aureus, anciennement Litoria aurea) est une espèce d'amphibiens de la famille des Pelodryadidae. Cette grenouille est originaire de l'Est de l'Australie. En dépit de sa classification dans une famille de rainettes et de ses capacités d'escalade, elle ne vit pas dans les arbres et passe presque tout son temps au sol. Elle est de couleur dorée et verte, et peut atteindre jusqu'à 11 cm de long, ce qui en fait une des plus grandes grenouilles d'Australie. Cette grenouille est vorace, se nourrissant principalement d'insectes mais aussi de proies plus grosses telles que des vers et des souris. Contrairement à la plupart des grenouilles, elle est active de jour, mais c'est surtout pour pouvoir se réchauffer au soleil. Elle a tendance à être moins active en hiver, sauf au cours des périodes plus chaudes ou humides, et se reproduit durant les mois les plus chauds. Les mâles atteignent la maturité sexuelle après environ neuf mois, tandis que les femelles, plus grandes, ne se reproduisent pas avant l'âge de deux ans. Les grenouilles peuvent se livrer au cannibalisme, et les mâles attaquent fréquemment leurs congénères s'ils empiètent sur leur territoire. De nombreuses populations, en particulier dans la région de Sydney, vivent dans des zones fortement impactées par l'Homme, telles que des golfs, des friches industrielles ou des tas de briques. Bien qu'elle ait été auparavant l'une des grenouilles les plus courantes du Sud-Est de l'Australie, Dryopsophus aureus a vu sa population décliner ces dernières années, en particulier dans les zones montagneuses, ce qui conduit à son classement actuel d'espèce vulnérable. Ses effectifs continuent de baisser et elle est menacée par la perte et la dégradation de son habitat, la pollution, les espèces introduites, et divers parasites ou autres agents pathogènes comme Batrachochytrium dendrobatidis (un champignon aquatique). Comme la plupart des populations restantes vivent sur des terrains privés, la sauvegarde de l'espèce est difficile à mettre en place. Cette grenouille demeure tout de même abondante en Nouvelle-Zélande et dans plusieurs autres îles du Pacifique, où elle a été introduite. |
HynerpetonHynerpeton (littéralement « animal rampant d'Hyner ») est un genre fossile de vertébrés à quatre membres primitifs ayant vécu durant le Dévonien supérieur (Famennien), il y a entre 365 et 363 millions d'années, dans ce qui est aujourd'hui l'Amérique du Nord. Une seule espèce est connue, Hynerpeton bassetti, décrite en 1994 à partir de quelques restes découverts sur le site fossilifère de Red Hill, situé dans la localité d'Hyner, en Pennsylvanie, et nommée en l'honneur de l'urbaniste Edward Bassett. Hynerpeton est le premier vertébré à quatre pattes datant de cette période découvert aux États-Unis et l'un des premiers à avoir potentiellement perdu des branchies internes. Le reste fossile le plus notable est une grande ceinture scapulaire endochondrale, composée du cleithrum, de l'omoplate et du coracoïde, mais pas de l'interclavicule et des clavicules, tous reliés en un seul os constituant l'épaule. La surface interne de cet os de l'épaule possède un éventail de dépressions qui seraient des points d'attache pour un ensemble spécifique de muscles puissants situés autour du thorax. Cela aurait donné à Hynerpeton une mobilité et une résistance à la charge améliorées par rapport à d'autres vertébrés à membres datant du Dévonien, tels Ichthyostega ou Acanthostega. Le cleithrum (l'omoplate supérieure de l'épaule) est fusionné avec le scapulo-coracoïde (la plaque inférieure de l'épaule située devant l'orbite de ce dernier), contrairement à la plupart des tétrapodes, mais la ceinture scapulaire est indépendante du crâne, contrairement à la plupart des poissons. Les premiers vertébrés à quatre membres étaient souvent considérés comme des « tétrapodes » dans une définition du terme basée sur les traits anatomiques. Toutefois, des animaux comme Hynerpeton, Ichthyostega ou Acanthostega sont antérieurs au groupe-couronne des tétrapodes actuels, ce qui a conduit la majorité des paléontologues à les exclure du taxon des Tetrapoda dans sa nouvelle définition. D'un point de vue cladistique, un terme plus précis est désormais « tétrapodomorphes » ou leur sous-groupe dérivé, les « stégocéphales », deux clades qui incluent les vrais tétrapodes que sont les amphibiens et les amniotes. Les premiers restes connus d’Hynerpeton proviennent du site fossilifère de Red Hill, qui, au Dévonien supérieur, était une plaine inondable chaude habitée par un écosystème diversifié de vertébrés et d'invertébrés terrestres. Hynerpeton est l'un des nombreux genres de vertébrés à quatre membres connus sur le site, parmi lesquels il a été le premier découvert. Les chercheurs supposent que des animaux comme Hynerpeton auraient été capables d'utiliser leur mode de vie semi-aquatique pour trouver des lacs peu profonds où ils auraient pu frayer et s'isoler des grands poissons prédateurs habitant les rivières plus profondes. |
Phyllobates aurotaeniaPhyllobates aurotaenia est une espèce d'amphibiens de la famille des Dendrobatidae, endémique de la côte pacifique de la Colombie. Les indiens Noanamá et Emberá la nomment kokoï, elle est appelée « Phyllobate à bande dorée » en français. Il existe deux formes de Phyllobates aurotaenia, l'une des deux étant probablement due à une hybridation ou à un cline avec Phyllobates bicolor. Considérée avec Phyllobates bicolor comme la deuxième grenouille au monde par sa toxicité (Phyllobates terribilis étant la plus toxique), Phyllobates aurotaenia a été étudiée et décrite pour la première fois en 1913 par le zoologiste George Albert Boulenger. Cet anoure, qui peut atteindre jusqu'à 35 mm, se rencontre dans les forêts tropicales humides des départements du Chocó et de Valle del Cauca, à une altitude comprise entre 90 et 1 000 m. Bien que de petite taille, les spécimens sauvages, stockant de la batrachotoxine, alcaloïde stéroïdien, dans les glandes de leur peau, sont mortellement toxiques. Le nombre de Phyllobates aurotaenia et leur aire de répartition ne cessent de diminuer, notamment à cause de l'impact des activités de l'Homme sur son habitat naturel. L'Union internationale pour la conservation de la nature la considère ainsi comme une « espèce quasi menacée » (NT). Phyllobates aurotaenia est notamment connue pour l'utilisation qu'en font certains peuples amérindiens de Colombie, pour la chasse. L'industrie pharmaceutique mène aussi des études sur les puissants alcaloïdes stéroïdiens qu'elle sécrète. |
Phyllobates bicolorPhyllobates bicolor est une espèce d'amphibiens de la famille des Dendrobatidae, endémique de la côte pacifique de la Colombie. Considéré comme la deuxième grenouille la plus toxique au monde, cet anoure est assez semblable à certaines autres espèces du même genre, en particulier à Phyllobates terribilis. Alors que les Indiens Chocoes la nomment neará, elle est appelée phyllobate bicolore en français. Phyllobates bicolor se rencontre dans les forêts tropicales humides des départements du Cauca, du Chocó, de Risaralda et de Valle del Cauca, à une altitude comprise entre 400 et 1 500 m, présentant une température d'au moins 25 °C et une humidité relative élevée. À l'état sauvage, Phyllobates bicolor est un animal social, vivant en colonies sur le sol de la forêt, souvent à proximité de petits cours d'eau. Son espérance de vie moyenne est de six ans. Phyllobates bicolor a été étudiée et décrite pour la première fois en 1841 par les zoologistes français André Marie Constant Duméril et Gabriel Bibron. En raison de sa petite taille et de ses couleurs brillantes, cet amphibien est souvent considéré à tort comme inoffensif alors que les spécimens sauvages sont mortellement toxiques, stockant dans les glandes de leur peau de la batrachotoxine, alcaloïde stéroïdien. Le nombre de Phyllobates bicolor et son aire de répartition ne cessent de diminuer, notamment à cause de l'impact des activités de l'Homme sur son habitat naturel. L'Union internationale pour la conservation de la nature la considère ainsi comme une « espèce quasi menacée » (NT). |
Phyllobates lugubrisPhyllobates lugubris est une espèce d'amphibiens de la famille des Dendrobatidae, qui vit au Costa Rica, au Nicaragua et au Panama. Elle est appelée « Phyllobate lugubre » en français. Cet anoure, qui peut atteindre jusqu'à 24 mm, se rencontre dans la litière des forêts humides de plaine et aux abords de celles de basse altitude, à une altitude comprise entre 10 et 650 m au-dessus du niveau de la mer. Phyllobates lugubris a été étudiée et décrite pour la première fois en 1857 par le naturaliste allemand Eduard Oscar Schmidt. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère qu'il s'agit d'une « espèce de préoccupation mineure » (catégorie LC). Néanmoins, son habitat est menacé par plusieurs facteurs tels que le déboisement et l'emploi de divers engrais, pesticides et produits polluants. Comme toutes les grenouilles du genre Phyllobates, elle stocke dans les glandes de sa peau de la batrachotoxine, une des substances les plus toxiques au monde. Cependant, elle en contient bien moins que Phyllobates terribilis (l'espèce la plus toxique de ce genre), les quantités de cet alcaloïde stéroïdien pouvant même ne pas être détectables parmi plusieurs populations du Panama et du Costa Rica. |
Phyllobates terribilisPhyllobates terribilis est une espèce d'amphibiens de la famille des Dendrobatidae, endémique de la côte pacifique de la Colombie. Cet anoure est assez semblable à certaines autres espèces du même genre, en particulier à Phyllobates bicolor. En français, elle est appelée kokoï de Colombie ou phyllobate terrible. Phyllobates terribilis est l'une des plus grandes espèces de Dendrobatidae, atteignant 47 mm de moyenne pour les femelles. Elle se rencontre dans les forêts tropicales humides du département de Cauca, à une altitude comprise entre 100 et 200 m, où la température est d'au moins 25 °C et l'humidité relative élevée. À l'état sauvage, Phyllobates terribilis est un animal sociable, vivant en groupes comprenant jusqu'à six individus ; cependant, cette grenouille peut former des groupes plus importants en captivité. En raison de sa petite taille et de ses couleurs brillantes, cet amphibien est souvent considéré comme inoffensif alors que les spécimens sauvages sont mortellement toxiques, car ils stockent dans les glandes de leur peau de la batrachotoxine. Ainsi, un contact direct avec une grenouille sauvage peut suffire, pour un humain, à causer une sensation de brûlure qui dure plusieurs heures. Son aire de répartition ne cesse d'être en recul, notamment en raison de l'impact des activités de l'Homme sur son habitat naturel et l'Union internationale pour la conservation de la nature la considère comme « espèce en danger ». |
Phyllobates vittatusPhyllobates vittatus est une espèce d'amphibiens de la famille des Dendrobatidae, qui vit au Costa Rica. Elle est appelée « phyllobate à bande » en français. Cet anoure de petite taille, qui peut atteindre jusqu'à 31 mm, se rencontre dans les forêts humides et les plaines, à une altitude comprise entre 20 et 550 m au-dessus du niveau de la mer. Phyllobates vittatus a été décrite pour la première fois en 1893 sous le nom de Dendrobates tinctorius vittatus par l'Américain Edward Drinker Cope. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère qu'il s'agit d'une « espèce en danger » (EN). En effet, sa zone d'occurrence est estimée à 4 080 km2, avec une fragmentation sévère, et son habitat est menacé par plusieurs facteurs tels que le déboisement et la pollution de l'eau. Comme toutes les grenouilles du genre Phyllobates, elle stocke dans les glandes de sa peau de la batrachotoxine, une des substances les plus toxiques au monde. Néanmoins, elle en contient bien moins que Phyllobates terribilis, l'espèce la plus toxique de ce genre. |
Protée anguillardLe protée anguillard (Proteus anguinus), découvert en 1689, est un amphibien urodèle de la famille des Proteidae, de même type que les tritons et les salamandres. Il s'agit d'un animal cavernicole que l'on trouve principalement dans les grottes karstiques des Alpes dinariques. C'est le plus grand prédateur des fonds souterrains. Le protée est la seule espèce du genre Proteus, la seule espèce européenne de la famille des Proteidae et le seul chordé troglobie européen. On le surnomme parfois « poisson humain » (en slovène : človeška ribica) à cause de sa peau ressemblant à celle de l'homme. Il est aussi parfois baptisé « salamandre blanche » ou « salamandre des grottes ». Cet animal est intéressant pour son adaptation au milieu souterrain où la lumière est absente. Les yeux du protée ont une structure vestigiale, c'est-à-dire qu'ils ont perdu leur fonction initiale. L'animal, complètement aveugle, se débrouille donc grâce à ses autres sens très développés, odorat et toucher. Sa peau, en raison de l'obscurité, n'est pas pigmentée. Contrairement à d'autres amphibiens, il est exclusivement aquatique. Il se nourrit, dort et se reproduit sous l'eau. Il possède en outre des caractéristiques néoténiques : une fois adulte, il conserve certaines caractéristiques larvaires comme ses branchies externes. |
Rainette de WhiteLa rainette de White (Litoria caerulea) est une espèce de grenouille arboricole originaire d'Australie et de Nouvelle-Guinée, avec des populations vraisemblablement introduites comme NAC en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Cet anoure est assez semblable à certaines autres espèces du même genre, en particulier la grenouille magnifique (Litoria splendida) et la grenouille géante (Litoria infrafrenata). La rainette de White est plus grande que la plupart des grenouilles australiennes, atteignant dix centimètres de longueur. La durée de vie moyenne de la grenouille en captivité est d'environ seize ans, plus grande que celle de la plupart des autres grenouilles. Ces grenouilles sont paisibles et bien adaptées à l'homme, pouvant vivre à proximité des habitations. On les trouve souvent sur les rebords des fenêtres ou à l'intérieur des maisons, où elles mangent les insectes attirés par la lumière. En raison de ses caractéristiques physiques et comportementales, la rainette de White est devenue une des grenouilles les plus facilement reconnaissables dans sa zone de répartition d'origine, et est devenue un animal exotique prisé à travers le monde. Les sécrétions de la peau ont des propriétés antiseptiques, qui pourraient se révéler utiles dans des préparations pharmaceutiques. Malgré une aire de répartition en recul et la chytridiomycose, une maladie infectieuse fatale aux amphibiens, l'espèce n'est pas menacée. |
Rhinella marinaLe Crapaud buffle (Rhinella marina) est une espèce d’amphibiens de la famille des Bufonidae originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, mais qui a aujourd’hui été introduite sur diverses îles d’Océanie et des Caraïbes. Il appartient au genre Rhinella, qui comprend diverses espèces de crapauds d’Amérique centrale et du Sud. Le Crapaud buffle est prolifique : les femelles pondent des centaines d’œufs regroupés dans un même amas. C’est un animal opportuniste, se nourrissant d’animaux vivants comme morts, ce qui est très inhabituel chez les anoures. Les adultes mesurent entre 10 et 15 cm de longueur. Le plus gros spécimen jamais rencontré pesait 2,65 kg pour 38 cm de long. Le Crapaud buffle possède des glandes qui sécrètent du poison, et son têtard est très toxique pour la plupart des animaux susceptibles de l’ingérer. Du fait de sa voracité, le Crapaud buffle a été introduit dans diverses régions du Pacifique et des Caraïbes pour maîtriser les nuisibles en agriculture. Il est maintenant considéré lui-même comme un nuisible et une espèce invasive dans beaucoup de régions dans lesquelles il a été introduit. Le principal problème posé est l’empoisonnement de nombreux animaux par sa peau toxique. |











