Willy Padrutt
juriste suisse
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Willy Padrutt est un magistrat suisse, né le à Coire et mort le dans la même ville.
| Willy Padrutt | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Procureur général de la Confédération | |
| – | |
| Prédécesseur | Rudolf Gerber |
| Successeur | Carla Del Ponte |
| Procureur du canton des Grisons | |
| – | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Coire (canton des Grisons) |
| Date de décès | (à 94 ans) |
| Lieu de décès | Coire |
| Nationalité | suisse |
| Parti politique | Parti démocrate-chrétien |
| Diplômé de | universités de Berne de Paris |
| Profession | Avocat |
| modifier |
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Il occupe le poste de procureur général de la Confédération de 1990 à 1993 et dirige à ce titre sur cette période le Ministère public de la Confédération.
Biographie
Origines et famille
Willy Padrutt naît le à Coire, dans le canton des Grisons, en Suisse[1]. Il est originaire de Pagig, dans la même canton[1].
Son père se nomme Peter Padrutt ; sa mère est née Marie Luise Winnewisser[1].
Willy Padrutt épouse Giovanna Dolores Ramoni[1].
Études et parcours professionnel
Willy Padrutt étudie le droit aux universités de Berne et de Paris, études qui le mènent jusqu'au doctorat[1] en 1954[2].
Après avoir obtenu son brevet d'avocat, il exerce comme greffier au tribunal cantonal du canton des Grisons à partir de 1955. Il est nommé procureur du canton des Grisons et exerce cette fonction de 1963 à 1993[1].
Le , le Conseil fédéral le nomme procureur général de la Confédération pour une phase de transition[2]. Membre du Parti démocrate-chrétien, il occupe ce poste du au [2]. Il entreprend de réorganiser le Ministère public de la Confédération conformément aux recommandations données par la commission d'enquête parlementaire dans son rapport sur l'affaire des fiches et participe à l'élaboration de la loi fédérale, entrée en vigueur en 1998[3], visant au maintien de la sûreté intérieure[1].
Dans un article paru dans Le Nouveau Quotidien à l'occasion de son départ à la retraite en 1993, il est qualifié par le journaliste Jean-Philippe Ceppi de terne et peu loquace, mais « d'une réputation d'intégrité irréprochable »[4].