Cette année-là, elle devient procureur au tribunal d'Almelo, puis est promue avocate générale au tribunal d'Arnhem en 1986. Désignée procureur général cinq ans plus tard, elle est mutée, le , à la cour de justice de La Haye pour y occuper le même poste. Elle démissionne au bout de neuf mois.
Son mandat est émaillé d'incidents, d'échecs et de difficultés. Les deux principaux furent, en 1997, son opposition avec le ministre des Affaires étrangères, Hans van Mierlo, concernant l'arrestation et l'extradition de l'ancien dictateur du Suriname, Desi Bouterse, pour les «massacres de décembre 1982», que le chef de la diplomatie avait convenu de ne pas réclamer; et le conflit l'ayant opposé au collège des procureurs généraux à propos des conflits d'intérêts présumés, finalement non fondés, du procureur Dato Steenhuis, qui finit par conduire à la destitution du président du collège et procureur général de La Haye, Arthur Docters van Leeuwen.
Sénatrice
À compter des législatives du , elle est chargée de l'intérim de son ministère jusqu'à la formation d'une nouvelle coalition violette, le 3 août suivant. Elle se met alors en retrait de la vie politique, puis est élue sénatrice à la Première Chambre des États généraux le . Elle est proposée le mois suivant comme médiatrice nationale, mais sa candidature est rejetée par la Seconde Chambre. Elle démissionne de son mandat parlementaire le , et se retire alors définitivement de la vie politique.
Le , elle est faite ministre d'État par le roi Willem-Alexander.