Yaghmoracen Ibn Ziane

fondateur de la dynastie des Zianides en 1235 From Wikipedia, the free encyclopedia

Yaghmoracen Ibn Ziane  ou Yghomracen Ibn Zyan, ou encore Yaghmoracen Ibn Zyan , né en 1206 et mort en [1] est le fondateur de la dynastie berbère des Zianides en 1235[2]. Il a fait de Tlemcen, en Algérie, sa capitale[2]. Sous son règne, le royaume de Tlemcen s'étend sur le Maghreb central.

Nom de naissanceYaghmoracen Ibn Zian
ⵉⵖⵎⵓⵔⴰⵙⵏ ⵓ ⵣⵢⴰⵏ
يغمراسن إبن زيان
Date de naissanceEntre 1206 et 1209
Faits en bref Titre, Sultan du royaume de Tlemcen ...
Yaghmoracen Ibn Ziane
Illustration.
Possible représentation du sultan
Titre
Sultan du royaume de Tlemcen

(47 ans)
Successeur Abou Saïd Uthman Ier
Biographie
Dynastie Dynastie Zianide
Nom de naissance Yaghmoracen Ibn Zian
ⵉⵖⵎⵓⵔⴰⵙⵏ ⵓ ⵣⵢⴰⵏ
يغمراسن إبن زيان
Date de naissance Entre 1206 et 1209
Date de décès
Lieu de décès Djidiouia (royaume zianide de Tlemcen)
Profession Sultan
Résidence Palais El Mechouar
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Nom

Dans son commentaire du livre hagiographique d'Ibn al-Zayyat al-Tadili (Tasawwuf), Ahmed Toufiq explique que Yaghmor en berbère signifie « le viril/étalon » alors que le préfixe asen signifie « sur eux ». Donnant ainsi à « Yaghmorasen » un sens proche de « celui qui l'emporte sur eux ».

Origine

Les Zianides sont des Berbères zénètes[3]. En 1228, un cheikh des Banu Abdel Wad, Jabar ibn Yusuf, est nommé gouverneur par le calife almohade. Puis son fils, son frère et enfin son cousin Zegdan ben Zyan de la branche des Banu Ziane lui succèdent. A son décès en 1235/36 le gouvernorat revient à son frère Yaghmoracen Ibn Ziane[4].

Ibn Khaldoun mentionne des anecdotes à son sujet. Ainsi, Yaghomracen ayant entendu des généalogistes qui voulait le faire descendre de Mahomet[1], s'exprima en langue berbère locale et dit ceci : « Si c'est vrai, cela nous profitera auprès d'Allah ; mais, dans ce monde, nous devrons notre succès qu'à nos épées »[5],[6],[7]. Quand les architectes ont voulu inscrire son nom sur un minaret qu'il avait fait élever, il répondit dans un dialecte berbère zénète: « Dieu sait » (Issen Rebbi)[8].

Souverain zianide

Lors de la décadence de l'empire des Almohades, Tlemcen se révolte contre le calife Almohades en 1236[3], le pouvoir tribal échoit aux mains de Yaghmoracen Ibn Ziane[9]. Dès 1236, il cesse de reconnaître le califat almohade et se pare du titre d’émir des musulmans du Maghreb Central et désire unifié ce térritoire. Yaghmoracen affronte les Almohades à l'ouest, qui désirent récupérer Tlemcen et résiste à l'est, aux ambitions de ses voisins Hafsides[9].

Après sa victoire au environs de Oujda à une fortresse du nom de Tamzizdikt (la purificatrice en Tamazight) sur le calife almohade al-Sa’id qui perdra la vie au cours de l'affrontement en 1248, il est à la tête d’un État dont la vigueur se fortifie au long de son règne et il survécu après un retour d'un expedition contre les Banu Toudjîn dans la région de l'Ouarsenis à un attentat d'une milice chrétienne en 1254 qu'il avait récupérer des Almohades suite aux affrontements près de Oujda et ayant même perdu un proche lors de cet attent son frère Muhammad ibn Zyan à la porte de el Qarmadine (Bab Qarmadine, la porte des Tuiliers) après cela il fit massacrer la milice qui avait depuis peu montré des signe inquiétant à Tlemcen, et les Zianides ne voulurent plus jamais employé de milices chrétiennes tant ils craignaient leurs perdifie et leurs complots, et ce ne sont pas les seuls qui furent victimes de milices chrétiennes qui furent de base celles des Almohades recrutés des royaumes chrétiens espagnols qui ont causé beaucoup de problèmes aux Almohades eux mêmes notamment en participant à l'assassinat Abu Hafs Umar al Murtada par Abu Dabbus à Marrakech la capitale Almohade et furent responsables dans de nombreux complots politiques [3],[10],[11].

Le long règne de Yaghmoracen et l'infatiguable habitude de Yaghmoracen de défendre ses états est l’un des facteurs de la stabilité du royaume zianide, malgré les luttes intenses contre les Almohades, les Hafsides et les Mérinides[2]. En 1251-1252, jouant à la fois de la diplomatie et de la force, il étend sa souveraineté sur les tribus berbères du Bas Chélif à la Mitidja et sur des Arabes bédouins du Maghreb central[3].

Yaghmorasan est à la fois homme de guerre acharné ainsi qu'un administrateur avisé[4]. Ces marches militaires ne l'empêchèrent pas de mettre en place une administration solide. Georges Marçais estimait qu'elle avait été plus développée que celles de ses voisins. Les postes de gouverneurs revenaient à des membres de sa famille. Ses fils et neveux étaient nommés dans les principales villes du Royaume : Oujda, Nedroma, Oran, Mazouna, Ténès, Miliana, Médéa, Alger et Dellys. L'administration centrale (le makhzen) avait été confiée à des familles andalouses[4].

Yaghmoracen meurt fin février 1283 près de Djidiouia à son retour de Miliana où il était allé accueillir une princesse hafside destinée à son fils et successeur Abu Said Uthman I après une énième éxpedition militaire[12],[4],[13]. Sur son lit de mort, et d'après un récit rapporté par Abd al Rahman ibn Muhammad ibn Khaldun lui même de son tuteur Tlemcenien Abu Abd Allah Muhammad ibn Ibrahim al Abbeli dont le père Ibrahim un andalou fut un ancien membre de l'armée Zianide lui même rapportant ce récit du souverain Zianide descendant de Yaghmoracen, Abu Hammu Musa al Awâl (Ier) ibn Uthman, disant que son "dadda" (mot berbere pour désigné le père) Abu Saïd Uthman al Awâl ibn Yaghmurasan successeur et fils de Yaghmoracen aurait reçu de celui-ci le conseil de renoncer d’attaquer les Mérinides et de protéger les provinces ouest du Maghreb Central au travers de fortes remparts pour se concentrer à l’est du Maghreb Central dans le but d'unifié ce territoire en prenant Béjaïa et Constantine deux villes qui lui auraient fournis de nombreuses ressources étant parmi les villes les plus importantes d'Afrique du Nord et ayant des régions pouvant fournir beaucoup de troupes et de ressources en tout genres, et les frontières du Maghreb Central de l'époque étant considérés de la Moulouya à l'ouest jusqu'à l'Oued el Kebir se prolongeant jusqu'à l'est de la ville de la vieille Constantine ancienne capitale de Massinissa (un autre souverain amazigh ayant lui aussi régné ~50 ans dans le même territoire que Yaghmoracen étant la Numidie antique) du nom de Kirthen[3],[14].

Notes et références

Voir aussi

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