Yahiya Doumbia
joueur de tennis sénégalais
From Wikipedia, the free encyclopedia
Yahiya Doumbia, né le à Bamako au Mali, est un joueur de tennis sénégalais, professionnel entre 1986 et 1999.
| Yahiya Doumbia | ||||
| Carrière professionnelle | ||||
| 1986 – 1999 | ||||
| Nationalité | ||||
|---|---|---|---|---|
| Naissance | Bamako |
|||
| Taille | 1,86 m (6′ 1″) | |||
| Prise de raquette | Droitier, revers à une main | |||
| Entraîneurs | Jacky Bidjocka Henri Dumont |
|||
| Gains en tournois | 287 231 $ | |||
| Palmarès | ||||
| En simple | ||||
| Titres | 2 | |||
| Finales perdues | 0 | |||
| Meilleur classement | 74e (19/09/1988) | |||
| En double | ||||
| Titres | 0 | |||
| Finales perdues | 0 | |||
| Meilleur classement | 187e (06/07/1987) | |||
| Meilleurs résultats en Grand Chelem | ||||
| Aust. | R.-G. | Wim. | US | |
| Simple | - | 1/64 | 1/64 | 1/64 |
Unique joueur professionnel sénégalais, il est connu pour avoir remporté deux tournois ATP en étant issu des qualifications.
Biographie
Yahiya Doumbia est encouragé à jouer au tennis par son oncle qui est recteur d'université et directeur technique de la fédération sénégalaise de tennis[1]. Il s'entraîne avec ses sœurs Nadia et Naïssa qui ont notamment été sacrées championnes d'Afrique. Il devient lui-même champion d'Afrique en 1981, succédant à son frère Miloud[2] et rejoint cette année-là le centre de formation de Roland-Garros[3]. Il part ensuite quatre ans aux États-Unis étudier le marketing à l'Université de Hampton en Virginie[4].
Au début de sa carrière, il s'entraîne à Rueil-Malmaison sous la direction du Camerounais Jacky Bidjocka[5]. Yahiya Doumbia s'est retiré du circuit après des blessures répétées au genou gauche. Titulaire d'un brevet d’état de moniteur de tennis en 2001, il vit à Mulhouse et exerce au TC Illberg où il est capitaine de l'équipe féminine.
Carrière
Yahiya Doumbia commence sa carrière en 1986 sur le circuit africain puis remporte son premier tournoi Challenger en double à Tarbes en 1987.
En , pour sa première apparition dans un tournoi ATP à Lyon, il crée l'une des plus grandes surprises de l'histoire du tennis en s'imposant en étant classé 453e mondial[6]. Sur son parcours, il bat notamment Andrei Chesnokov[1], quart de finaliste sortant de l'Open d'Australie[7]. Premier africain francophone titré en Grand Prix[5], il établit également le record du vainqueur le plus mal classé d'un tournoi de cette catégorie (record battu près de 15 ans plus tard par Lleyton Hewitt)[8].
Il réalise également cette saison de belles performances au cours de la tournée américaine avec un huitième de finale à Stratton Mountain, un quart à Indianapolis et une demi à Livingston, signant des victoires sur Amos Mansdorf (22e), Jay Berger (36e) et Peter Lundgren (33e). Il intègre par la même occasion le top 100, atteignant le 74e rang au mois de septembre.
En 1989, il perd les 11 matchs qu'il dispute sur le circuit ATP. Malgré une finale perdue en Guadeloupe en mars, il ne parvient pas à défendre ses points acquis l'année précédente et chute au-delà de la 300e place mondiale. Diminué par une tendinite au genou puis au bras, il rate une bonne partie de la saison 1990. De retour sur le circuit secondaire, il est finaliste à Benin City début 1991 et remporte en juillet le tournoi de Campos do Jordão contre Mauro Menezes (et en double avec Jean-Philippe Fleurian). Peu après, il est victime de troubles visuels qui l'empêchent de jouer correctement et rate une partie de la saison 1992 le temps de se soigner[9].
Après une longue traversée du désert, il réapparait dans un tournoi ATP à Lyon fin 1993 où il élimine Guillaume Raoux mais ne confirme sur le circuit principal en 1994 et replonge au classement. Après une nouvelle pause, il fait la rencontre d'Henri Dumont, ancien entraîneur de Cédric Pioline et obtient une série de succès dans des tournois Satellites à l'été 1995 au Danemark puis en Russie où il enchaîne 27 victoires consécutives[9]. Il continue sur sa lancée lors du Grand Prix de Bordeaux en remportant le tournoi en étant issu des qualifications[10] car classé 282e[11]. Il écarte Jakob Hlasek en finale qui disputait quant à lui la 14e finale de sa carrière[9]. En deux mois, Doumbia passe de la 753e à la 149e place mondiale. Il s'agit de sa dernière performance majeure dans un tournoi du circuit principal. Il conclut sa saison avec un titre en Challenger à La Réunion avec Fabrice Santoro. En 1997, il triomphe au niveau Satellite en Iran et en Tunisie.
Yahiya Doumbia a participé à 26 rencontres de Coupe Davis avec le Sénégal entre 1984 et 1999, disputant notamment les demi-finales de la première division européenne en 1988, s'inclinant aux Néerlandais malgré deux succès sur Tom Nijssen et Menno Oosting.
Palmarès
Titres en simple messieurs
| No | Date | Nom et lieu du tournoi | Catégorie | Dotation | Surface | Finaliste | Score | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 08-02-1988 | 240 000 $ | Moquette (int.) | 6-4, 3-6, 6-3 | ||||
| 2 | 11-09-1995 | World Series | 375 000 $ | Dur (ext.) | 6-4, 6-4 |
Parcours dans les tournois du Grand Chelem
En simple
| Année | Open d'Australie | Internationaux de France | Wimbledon | US Open | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1988 | — | 1er tour (1/64) | 1er tour (1/64) | 1er tour (1/64) | ||||
| 1989 | — | — | — | 1er tour (1/64) | ||||
| 1992 | — | — | Q2 | — | ||||
| 1994 | — | Q1 | Q1 | — | ||||
| 1996 | — | Q2 | — | Q1 | ||||
| 1998 | — | — | — | Q1 | ||||
N.B. : à droite du résultat se trouve le nom de l'ultime adversaire.