You Can't Judge a Book by the Cover
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Face A | You Can't Judge a Book by the Cover |
|---|---|
| Face B | I Can Tell |
| Sortie | |
| Enregistré | Studios Chess, Chicago |
| Durée | 2:43 |
| Genre | Blues, rock 'n' roll |
| Format | 45 tours[1] |
| Auteur | Willie Dixon |
| Producteur | Ralph Bass |
| Label | Checker Records |
Singles de Bo Diddley
Pistes de Bo Diddley (1962)
Écrite par Willie Dixon, la chanson est l'un des derniers succès du chanteur et guitariste Bo Diddley dans les charts[2]. Contrairement à beaucoup de ses chansons bien connues, You Can't Judge a Book by the Cover ne s'appuie pas sur le "Diddley beat"[3]. De nombreux artistes de rock ou autres styles enregistrent des reprises de la chanson.
You Can't Judge a Book by the Cover est basé sur une structure de blues à 16 mesures qui « présente un rythme totalement compulsif et primordial, mais plus proche d'un rythme de marche accéléré que du modèle standard de Diddley », selon Richie Unterberger[3]. Le percussionniste Jerome Green ajoute des maracas à l'enregistrement, ce qu'Unterberger qualifie de « rythme absolument envoûtant qui contribue beaucoup à la puissance de la chanson »[3].
Tout en notant la contribution de Diddley à la guitare rythmique, le biographe de Willie Dixon, Mitsutoshi Inaba, commente le « style vocal unique » de Diddley : « Il utilise librement diverses techniques vocales : glissandi dans une large gamme, hurlements, changement de dynamique et de qualité de ton, altération du chant mélodique et non mélodique. » [4] Les paroles de Willie Dixon décrivent une variété de situations pour illustrer qu'il ne faut pas les juger par leur apparence, avant de répéter la phrase du titre[3] :
- You can't judge an apple by looking at a tree
- You can't judge honey by looking at the bee
- You can't judge a daughter by looking at the mother
- You can't judge a book by looking at the cover
Dans son autobiographie, Dixon explique que les paroles étaient « son truc [Bo Diddley] à 100 %… » et « quand je lui en ai parlé, il l'a aimé immédiatement »[5]. L'enregistrement original de Diddley brise le quatrième mur en encourageant l'auditeur à monter le volume de sa radio après le premier couplet.
Parution et classements
La séance d'enregistrement de You Can't Judge a Book by the Cover, et de sa face B I Can Tell, a lieu le aux studios Chess Records à Chicago. Bo Diddley (chant, guitare) est accompagné de Jerome Green aux maracas, Jesse James Johnson ou Chester Lindsey à la basse et de Billy Downing ou Edell Robertson à la batterie[6].
Checker, un sous label de Chess, publie You Can't Judge a Book by the Cover en single en [7]. Une critique dans le magazine Billboard attribue 4 étoiles à la face B du single, tout en notant que « le revers [la face A] est un groove entraînant », lui accordant trois étoiles[7]. Cependant, seul You Can't Judge a Book by the Cover apparaît dans les charts du magazine, atteignant le no 21 du classement R&B et le no 48 dans le Hot 100[2].
Checker inclus la chanson sur l'album studio Bo Diddley sorti en août 1962 (différent de l'album compilation du même nom de 1958)[8]. Plus tard, la chanson apparaît sur plusieurs compilations de Bo Diddley, telles que la très complète Bo Diddley – The Chess Box (1990) et le CD His Best (1997)[3],[6]. L'enregistrement de Diddley est également inclus dans le coffret Chess Box consacré à l'auteur-compositeur Willie Dixon.
L'enregistrement de Bo Diddley figure sur la compilation de 2018 Confessin' the Blues élaborée par les Rolling Stones.