Zanetta Farussi
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Zanetta Farussi, née le 27 août 1707 et morte le 29 novembre 1776, surnommée La Buranella (« la femme de Burano »), est une actrice comique italienne. Son fils aîné est l'aventurier Giacomo Casanova.

Née Maria Giovanna Farussi le , son père, Girolamo, est cordonnier. En 1724, à l'âge de dix-sept ans, elle épouse l'acteur Gaetano Casanova, de dix ans son aîné, qui vient de rentrer à Venise après plusieurs années passées avec une troupe de théâtre itinérante pour occuper un poste au Teatro San Samuele. Ses parents s'opposent fermement à ce mariage, considérant le métier d'acteur comme une activité déshonorante. Son père, Girolamo, meurt peu après de chagrin, selon son petit-fils Giacomo, et sa mère, Marcia, ne se réconcilie avec lui que lorsque Gaetano promet de ne jamais laisser Zanetta devenir actrice.
Cette promesse est bientôt rompue lorsqu'elle commence un apprentissage au théâtre de Gaetano. C'est là que nait Giacomo et (d'après les mémoires de ce dernier) Gaetano soupçonne Michele Grimani (1697-1775), le propriétaire du théâtre, d'en être le père. L'année suivante, ils acceptent un engagement théâtral à Londres. C'est là que nait leur second fils, Francesco, qui deviendra un peintre renommé. La rumeur court que son père est en réalité le prince de Galles (qui sera peu après le roi George II) ; on ignore si cette rumeur est motivée par la malhonnêteté ou par la soif de publicité.
Ils retournent à Venise en 1728 et ont par la suite quatre autres enfants : Giovanni, qui sera également peintre, Faustina Maddalena (1731-1736), Maria Maddalena (1732-1800) et Gaetano Alvise (1734-1783), qui sera prêtre ; ce dernier nait deux mois après la mort de son père, des suites d'un abcès infecté à l'oreille. La famille Grimani, se souvenant peut-être des soupçons qui avaient entouré la naissance de Giacomo, promet de prendre soin de Zanetta et de ses enfants.
En 1734, elle rencontre Carlo Goldoni à Vérone, qui écrit pour elle une courte comédie intitulée La Pupilla (La Pupille), inspirée par la jalousie dont elle avait fait l'objet de la part de Giuseppe Imer (1700-1758), célèbre acteur et important impresario. Cette pièce est présentée comme un intermède à sa tragi-comédie, Belisario. L'année suivante, elle accepte un engagement à Saint-Pétersbourg, mais celui-ci est un échec, car peu de gens en Russie parlent italien à cette époque.
En 1737, elle signe un contrat de longue durée avec l'Électorat de Saxe pour jouer dans des comédies italiennes. Elle fait ses débuts à Pilnitz en 1738, à l'occasion du mariage par procuration de la princesse héritière Marie-Amélie. En 1748, elle se rend à Varsovie où elle présente deux courtes pièces de théâtre de sa composition. En 1756, suite au début de la guerre de Sept Ans, la Cour de Saxe suspend les activités de sa troupe de comédiens italiens. Tous les membres prennent leur retraite et reçoivent une pension annuelle de 400 thalers.
Pendant la guerre elle se réfugie à Prague. Dès que la situation le permet elle retourne à Dresde et y demeure jusqu'à sa mort. Plus tard, son fils Giovanni, qui enseigne à l'Académie des Beaux-Arts, et sa fille, Maria Maddelena, qui épouse l'organiste de la cour, Peter August (1726-1787), la rejoignent.
Elle meurt le .
Notes et références
- Francesco Saverio Bartoli, Notizie Istoriche de' comici Italiani che Fiorirono Inorno All'anno MDC fino ai Giorni Presenti, Padoue, Conzatti, 1782, 2 vol. (vol 1, p. 160).
- Giacomo Casanova Histoire de ma vie
- Edizione a cura di Carlo Cordie, illustré par Bernardino Palazzi - Edizioni Casini - Roma, 1961, pp. 15–16.
- Édition du curé de Piero Chiara et Federico Roncoroni, éditée par Arnoldo Mondadori, éditeur en 1983 dans la série I Meridiani, pp. 20-21. Dernière édition : Milan, Mondadori "I Meridiani", 2001.
- (Testo original en français) Jacques Casanova de Seingalt - Histoire de ma vie. Texte intégral du manuscrit original, suivi de textes inédits. Édition présentée et établie par Francis Lacassin ; . Editeur Robert Laffont, 1993. Si tratta dell'edizione en 12 volumes (3 tomi) du manuscrit original en français. Da considerare, allo stato (2010), l'edizione critique di riferimento.
- Le P. August Freiherrô Byrn, Giovanna Casanova und Die Comici Italiani am polnisch-sächsischen Hofe, dans Neues Archiv für sächsische Geschichte und Alterthumskunde, 1880.
- Gillian Rees, La comédie italienne à Londres, 1726-1727 avec Zanetta Casanova, dans L'intermédiaire des Casanovistes, Genève, Année XIII, 1996, pp. 25–32.
- Helmut Watzlawick, Le vrais débuts d'une actrice dans L'intermédiare des casanovistes, Genève, Année XX, 2003, pp. 49–53.