Zen’en est membre de l’école de sculpture Zenpa de Nara, qu’il a d’ailleurs dirigé d’après Nagahiro et al.[1] ; les origines de l’école restent obscures, mais son nom provient du caractère « zen » (善?) présent dans les noms de ses principaux représentants : Zen’en, Zenkei et Zenshun[2]. Zen’en a travaillé à plusieurs reprises pour le compte des moines du Tōdai-ji ainsi que pour Eison au Saidai-ji, patriarche de l’école bouddhique Shingon Ritsu au Japon dont Zen’en et son fils Zenshun (善春?) semblent avoir été proches[3]. Parmi les sculptures de Zen’en demeurent un Jūichimen Kannon (Kannon à onze têtes, 1221, conservé au musée national de Nara), un Shaka assis (1225 au Sashizu-dō du Tōdai-ji), un Jizō bosatsu[4] (1240 au Yakushi-ji) ; en lien avec Eison, il subsiste un Aizen Myōō assis (1247 au Saidai-ji)[3]. Cette dernière statue fameuse est conservée comme une image secrète (hibitsu) par le temple, n’étant donc exposée que fort rarement au public[5].
Mort en 1258, ses travaux en cours sont achevés par son fils Zenshun, comme des lions gardiens en terre au Hannya-ji[3].
Une hypothèse de travail courante avance que Zenkei serait un pseudonyme utilisé par Zen’en dans la seconde partie de sa carrière, sans preuve formelle[3],[6]. Diverses œuvres signées Zenkei demeurent, comme un Shaka (1249 au Saidai-ji, avec d’autres maîtres de l’école Kei dont Kaikei) ou un Monju bosatsu (1255 au Hannya-ji, voir)[3]. Il est également possible que Zenkei soit un autre membre de l’école Zenpa[1].