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Économie de l'expérience

vente d'expériences plutôt que de produits ou services From Wikipedia, the free encyclopedia

L'économie de l'expérience est le fait de vendre des expériences mémorables à une clientèle, plutôt qu'un produit ou service purement utilitaire.

Les quatre domaines de l'expérience client[1].

Concept

Les fondateurs de l'économie de l'expérience estiment que les entreprises doivent organiser des événements mémorables pour leur clientèle, et que c'est ce souvenir qui devient le vrai produit. L'économie de l'expérience est la valeur économique de ces expériences psychologiques[1] L'économie de l'expérience est souvent rattachée à un produit ou à un service. Certains produits et services sont purement expérientiels, comme le sport, les services de rencontre[2] et le tourisme[1]. Elle est aussi parfois appliquée à l'architecture[1].

Historique

En 1970, Alvin Toffler et Heidi Toffler publient Le Choc du futur, dans lequel ils parlent des changements de la société américaine moderne. Ils y mentionnent qu'un secteur économique est en train de se créer autour de la vente d'une satisfaction psychique : pour eux, il s'agit d'une « psychologisation » dans un monde où les êtres humains veulent maximiser leur qualité de vie. Les fabricants de produits ajoutent donc un « poids psychique » aux produits de base, tandis qu'un domaine qu'ils nomment « les industries de l'expérience » naît pour créer des environnements stimulants qui donnent aux utilisateurs un sentiment de danger, d'aventure ou de plaisir[3].

Au début des années 1980, Morris Holbrook et Elizabeth Hirschman remettent en cause la théorie de la rationalité économique des consommateurs. Ils estiment que cette dernière néglige des éléments importants comme la vision de soi et les réponses émotionnelles à certains stimuli[4].

En 1992, le sociologue allemand Gerhard Schulze remarque à Nuremberg que le comportement des consommateurs a changé : une fois leurs besoins satisfaits, ils cherchent à vivre une vie plus agréable. Il publie le livre Die Erlebnisgesellschaft (« La société de l'expérience ») l'année suivante. Sa thèse est qu'avec le temps, les gens cessent de chercher seulement des biens utiles ou fonctionnels pour passer à des biens qui leur offrent une expérience personnelle positive. La demande et l'offre se rejoignent dans un « marché de l'expérience »[5].

En 1996, le futurologue Rolf Jensen publie dans The Futurist un article expliquant que la société américaine accorde désormais plus d'importance à l'histoire et aux sentiments associés à un produit qu'au produit lui-même. Il publie en 1999 un livre sur le sujet[6].

En 1998, B. Joseph Pine II (en) et James Gilmore arguent que les grandes économies ont été l'économie agricole, le secteur industriel, puis l'industrie de service. Ils affirment que le quatrième grand mouvement est celui de l'économie de l'expérience[1] : c'est là que l'expression est utilisée telle quelle pour la première fois et qu'elle prend son essor[réf. souhaitée].

Notes et références

Voir aussi

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