Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ailly-le-Haut-Clocher
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ailly-le-Haut-Clocher | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Type | église paroissiale | |||
| Rattachement | Diocèse d'Amiens | |||
| Début de la construction | XIIIe siècle | |||
| Style dominant | gothique | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Province | ||||
| Région | Hauts-de-France | |||
| Département | Somme | |||
| Ville | ||||
| Coordonnées | 50° 04′ 43″ nord, 1° 59′ 46″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Géolocalisation sur la carte : France
| ||||
| modifier |
||||
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ailly-le-Haut-Clocher est située sur le territoire de la commune d'Ailly-le-Haut-Clocher dans le département de la Somme, à une quinzaine de kilomètres à l'est d'Abbeville.
L'église a été construite au XIIIe siècle[Note 1]. Le , l'église d'Ailly-le-Haut-Clocher fut le théâtre d'un événement tragique : la nef où s'étaient réfugiés des habitants du village fut incendiée par la soldatesque qui y avait massacré 130 personnes[1].
Son clocher, terminé par un toit en flèche effilée recouverte d'ardoises, a servi au XVIIIe siècle comme point de repère lors de mesurages pour la réalisation de la carte de Cassini. C'est d’ailleurs en référence à l’élévation de la flèche de ce clocher que s'est formé le toponyme Ailly-le-Haut-Clocher.
L'église est protégée au titre des monuments historiques : classement par arrêté du [2].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande établit un poste d'observation en haut du clocher et y installa une mitrailleuse de D.C.A.

Les bombardements alliés de 1944 ont endommagé l'édifice[3].
Caractéristiques
Extérieur
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[4],[5],[6] a été construite en pierre au XIIIe siècle selon un plan allongé traditionnel. Elle est composée d'une nef unique, deux bras d'un transept, un chœur de trois travées et une chapelle collatérale au sud du chœur, aussi de trois travées. Les deux éléments orientaux sont du même hauteur. Un cadran solaire, qui équipait jadis la face sud de l'édifice, est encore un peu visible dans des conditions favorables (lumière rasante de fin de journée ensoleillée).
Le clocher culmine à 45 mètres, sa flèche recouverte d'ardoise mesure 20 m de long[1].
- Saint Jean-Baptiste au sommet de la tourelle.
- Écu de la famille d'Ailly.
Intérieur
Statuaire et mobilier
Le monument conserve un certain nombre d’œuvres d'art :
- une statue : Vierge à l'Enfant, en pierre polychrome du XVe siècle, classée monument historique au titre d'objet[7] ;
- une statue du Christ de pitié, en bois polychrome du XVIe siècle, classée monument historique au titre d'objet[8] ;
- une statuette d'ange du XVIe siècle ;
- un groupe sculpté représentant saint Roch et son chien, en bois polychrome de la fin du XVIe siècle, classé monument historique au titre d'objet[9] ;
- un groupe sculpté représentant saint Nicolas et les trois enfants qu'il a ressuscités, en bois polychrome du XVIIe siècle, classé monument historique au titre d'objet[10].
- une statuette de la Vierge Marie en bois peint, du XVIIe siècle siècle, classée monument historique au titre d'objet[11] ;
- une statue d'ange montrant le ciel (XVIIe siècle) ;
- une colombe eucharistique suspendue en bois doré du XVIIe siècle, inscrite monument historique au titre d'objet[12] ;
- le maître-autel avec un tableau de l'Assomption du XVIIIe siècle, inscrit monument historique au titre d'objet[13] ;
- une statue de saint Augustin en bois, du XVIIIe siècle, classée monument historique au titre d'objet[14] ;
- un Christ en croix du XVIIIe siècle ;
- un prie-Dieu avec panneau en bas-relief sculpté représentant la Force ;
- des fonts baptismaux du XVIIIe siècle ;
- une statue de procession de la Vierge du XIXe siècle ;
- les quatorze stations du chemin de croix ont été sculptées dans le béton frais, en 1929 par Carlo Sarrabezolles, inventeur de cette technique. Le chemin de croix dans sa totalité est inscrit monument historique depuis le 6 mars 2017[15].
Six blochets finement ouvragés voisinent les sablières sculptées de feuillages et la voûte de la nef décorée de peintures.
Une cloche en bronze datée de 1562 est classée monument historique au titre d'objet[16].
Orgue
L'orgue et son buffet datent du XVIIIe siècle[17]. Il a conservé son diapason et son harmonisation d'origine. Le facteur d'orgue Félix Van Den Brande a restauré l'orgue dans les années 1940[18].
- Les fonts baptismaux.
- Saint Roch.
- La chaire.
- Le confessionnal.
- L'orgue de tribune à la fin occidentale de la nef unique.