Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ézanville
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| Église Notre-Dame-de-l'Assomption | |||
Vue depuis le nord-est. | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | ||
| Type | église paroissiale | ||
| Rattachement | Diocèse de Pontoise | ||
| Début de la construction | XIVe siècle (clocher) | ||
| Fin des travaux | vers 1540-1560 (chœur) | ||
| Architecte | Sylvain Stym-Popper (nef) | ||
| Autres campagnes de travaux | XVIIe siècle (chapelle nord) ; 1964-1967 (nef) | ||
| Style dominant | gothique flamboyant, Renaissance | ||
| Protection | |||
| Géographie | |||
| Pays | France | ||
| Région | |||
| Département | |||
| Commune | |||
| Coordonnées | 49° 01′ 45″ nord, 2° 21′ 42″ est[1] | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise
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| modifier |
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L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est une église catholique paroissiale située à Ézanville, en France. Son chœur gothique flamboyant des années 1540, terminé dans le goût de la Renaissance, constitue sa seule partie remarquable. Il se compose de trois travées droites et d'une abside à cinq pans, et est généreusement éclairé. Malgré ses petites dimensions, une largeur de 6 m, une hauteur de 9 m, et une longueur de 15,30 m dans l'œuvre, son architecture est d'un grand raffinement. Elle se caractérise notamment par des piliers ondulés engagés dans les murs, portant des frises sculptées de motifs végétaux en guise de chapiteaux, et par des voûtes aux clés pendantes. Les deux dernières voûtes sont agrémentées de liernes et tiercerons. Dans l'abside, les nervures décrivent un dessin original évoquant les pétales d'une fleur. Au nord, le chœur était primitivement à deux niveaux d'élévation ; ce n'est plus le cas que dans la première travée. Le vaisseau est flanqué d'un clocher sans caractère du XIVe siècle ; d'une sacristie issue de la transformation d'une chapelle latérale ; et d'une petite chapelle basse. La nef est moderne et a été inaugurée en 1967 seulement. L'ancienne nef avait été démolie en 1832, quand la commune ne pouvait faire face aux frais de restauration. Le chœur seul a été classé monument historique par arrêté du [2]. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption fait aujourd'hui partie du groupement paroissial d'Écouen, Ezanville, Bouqueval, Le Plessis-Gassot. Des messes dominicales anticipées y sont célébrées chaque samedi à 18 h.
L'église est située sur la commune d'Ézanville, à l'écart des commerces et principales voies de circulation, rue de l'Église. L'édifice est orienté irrégulièrement vers le sud-est du côté du chevet. En provenance de la Grande-Rue, à l'est, la rue de l'Église arrive près du chevet, puis dévie vers le nord, et flanque le versant nord du chœur, puis s'éloigne successivement de l'église en direction du nord. La façade, tournée vers le nord-ouest, est précédée d'un étroit parvis. Un petit parking s'insère entre la rue et la nef, et un autre petit parking se situe devant le chevet. Toute l'élévation méridionale (sud-ouest) de l'église est enclavée dans une résidence privée.
Historique

Sous l'Ancien Régime, Ézanville n'est qu'un quartier ou un hameau d'Écouen, et ne forme à aucun moment une paroisse à part. Sous l'épiscopat de Geoffroy de Boulogne, de 1061 à 1095, une dame alliée à la maison de Montmorency se fait religieuse à l'abbaye Notre-Dame de Saint-Paul-lès-Beauvais. Elle fait don à l'abbaye de sa terre d'Aisenville. Quelque temps après, la communauté lui ordonne de retourner vivre sur ses terres. C'est ce qu'elle fait, et elle vient assister tous les jours à la messe à l'église d'Écouen. Quand elle devient infirme avec l'âge, elle ne se sent plus la force d'effectuer le chemin et elle demande à l'évêque et à l'archidiacre Drogon la permission d'ériger un oratoire à Ézanville. Cette faveur lui est accordée, sous réserve de l'approbation du curé. Celui-ci donne son aval, mais interdit la célébration des mariages et relevés de couches dans la nouvelle chapelle, et oblige les habitants de se rendre à l'église paroissiale Saint-Acceul les principaux jours de fête et la fête patronale de Saint-Acceul[3]. Selon la charte par laquelle Thibaud, évêque de Paris, confirme toutes les possessions du prieuré Saint-Martin-des-Champs dans le diocèse, la chapelle appartient à ce prieuré, en raison de sa qualité de collateur de la cure. Celle-ci relève du doyenné de Montmorency, de l'archidiaconé de Paris et du diocèse de Paris. La sainte patronne de la chapelle est la Vierge Marie ; les textes anciens ne font pas mention du vocable particulier de l'Assomption. Au XVIIIe siècle, Ézanville n'est plus considérée comme simple chapelle, mais comme succursale. Le chœur conserve toutefois le caractère d'une chapelle particulière et est réservé à un chapelain, qui y dit les messes de fondation. La nef accueille les célébrations paroissiales, qui sont dirigées par un vicaire nommé par le curé. Il est habilité à administrer les sacrements (baptême, eucharistie, confession, extrême-onction uniquement)[4].
La partie la plus ancienne de l'église actuelle semble être le clocher, qui est implanté obliquement par rapport à l'axe de l'édifice. Ce clocher est sans style réel, mais Mathieu Lours croit pouvoir situer sa construction au XIVe siècle. Le chœur, commencé dans le style gothique flamboyant, comme le montrent les piliers ondulés engagés dans les murs et les chapiteaux, mais muni de clés de voûte Renaissance, peut être daté assez facilement des années 1540, qui sont la décennie quand l'architecture Renaissance commence à s'imposer en pays de France. La chapelle au nord du chœur a été refaite au XVIIe siècle ; elle sert aujourd'hui de sacristie. La vieille nef n'existe plus. En 1832, l'église se trouve en mauvais état, et la commune n'ayant pas les moyens de payer sa restauration, elle abandonne la nef à un entrepreneur en bâtiment, qui s'engage à restaurer le chœur avec, comme seule rémunération, les recettes de la vente des matériaux récupérés lors de la démolition de la nef. Selon l'abbé Lebeuf, le portail et quelques piliers au nord étaient du XIIIe ou XIVe siècle, mais l'arc triomphal partiellement conservé indique aussi une reconstruction à la Renaissance, pendant la seconde moitié du XVIIe siècle. L'ancienne nef avait l'allure d'une simple église villageoise et était dépourvue de bas-côté, mais était néanmoins voûtée d'ogives. Un cimetière est aménagé à son emplacement, puis l'on y construit une annexe du château[5].
Ézanville est érigée en paroisse indépendante en 1912[5]. Le chœur seul est classée monument historique par arrêté du [2]. Afin de parer à sa capacité d'accueil trop faible, une tribune est installée dans la première travée[6]. Cependant, face à la progression démographique très importante que la commune connaît au XXe siècle, l'église s'avère bientôt insuffisante. En 1963, le diocèse de Versailles, qui regroupe l'ensemble des paroisses de Seine-et-Oise depuis la Révolution française, demande les plans d'une nouvelle nef à l'architecte en chef des monuments historiques, Sylvain Stym-Popper. Cette nef est édifiée entre 1964 et 1967, mais la première des cinq travées et le porche flanqué d'un baptistère ne sont jamais réalisés[5]. Entretemps, en 1966, Ézanville change pour une seconde fois de diocèse lors de l'érection du diocèse de Pontoise, qui s'inscrit dans le cadre de la réorganisation territoriale en Île-de-France, et la création du département du Val-d'Oise. Lors d'une restauration, la deuxième et la troisième grandes arcades du chœur, jusque-là fermées par des clôtures en bois[6], sont murées afin de consolider les voûtes. La chapelle du XVIe siècle au nord de l'abside est ramenée à la moitié de sa hauteur initiale, tout en conservant sa clé de voûte Renaissance. Cette opération permet de dégager la fenêtre septentrionale de l'abside, ainsi que son riche décor sculpté à l'extérieur. Depuis l'automne 2013, des étais encombrent les deux dernières travées[7], les plus intéressantes en raison de leurs voûtes à liernes et tiercerons et des fragments de vitraux des années 1550 / 1560 regroupés dans les trois verrières du chevet[5], désormais cachés. Aujourd'hui, l'église Notre-Dame est affiliée au groupement paroissial d'Écouen, Ezanville, Bouqueval, Le Plessis-Gassot. Des messes dominicales anticipées y sont célébrées chaque samedi à 18 h. La maison paroissiale se situe 7, rue de l'Église, à Ézanville.


