Église Saint-Germain de Gilly-lès-Cîteaux
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| Église saint-Germain de Gilly-lès-Cîteaux | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Dédicataire | Saint-Germain de Paris |
| Rattachement | Archevêché de Dijon, ensemble paroissial de Gevrey-Chambertin |
| Début de la construction | XIIe siècle (?) |
| Fin des travaux | XVe siècle |
| Style dominant | Gothique |
| Géographie | |
| Pays | |
| Coordonnées | 47° 10′ 17″ nord, 4° 58′ 53″ est |
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L’église saint-Germain de Gilly-lès-Cîteaux, en Côte-d'Or, est une église catholique romaine. Son origine monacale explique ses dimensions, notamment dans la proportion importante de la surface du chœur et du transept au regard de l’ensemble de l’église afin d’accueillir la communauté des moines pour les différents services liturgiques.
Rivalité et querelles entre les abbayes de Cîteaux et de Saint-Germain-des-Prés
Le village de Gilly-les-Cîteaux trouve son origine au VIe siècle après Jésus-Christ sur des terres appartenant à Eleuthère, un riche gallo-romain originaire d’Autun, qui en fit don à son fils Germain, évêque de Paris. En 565, Germain légua tous se biens au monastère qui prit par la suite le nom de saint-Germain-des-Prés. Les moines, désireux de rendre hommage à leur généreux donateur, édifièrent à Gilly un prieuré, placé sous la protection et le vocable de saint Germain.
À la suite de la fondation de l’abbaye de Cîteaux à la fin du XIe siècle, l’expansion cistercienne leur fit progressivement acquérir des terres proches de Gilly, engendrant des querelles entre les deux congrégations. À la fin du XIIe siècle et face à des besoins financiers, l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés obtint du pape Boniface VIII la permission de vendre leur prieuré de Gilly à Cîteaux, prieuré qui plus est bien éloigné de leur maison parisienne. La transaction comportait une vente principale et une rente perpétuelle. Les conflits entre la France, l’Angleterre et la Bourgogne conduisit à un litige, tardivement arbitré par Jean de Cirey, abbé général de Cîteaux, mettant un terme définitif à ces querelles seulement en 1499.
Entre-temps, Cîteaux avait décidé de fortifier le prieuré de Gilly, et l’évêque d’Autun, dont dépendait alors Gilly, accepta que l’église paroissiale soit incluse au sein de la place fortifiée. Ce qui fut fait entre 1367 et 1369. En 1371, le duc de Bourgogne Philippe le Hardi fût reçu à Gilly par l’abbé de Cîteaux.
Destruction partielle et reconstruction
En 1393, un incendie, sans doute causé par un moine, détruisit une partie du prieuré et de l’église. En janvier 1398, il fut décidé de reconstruire le sanctuaire. L’église a été consacrée le 13 juillet 1451 par l’évêque d’Autun. Le chœur avait sans doute été préservé lors de l’incendie, et la reconstruction concerna donc principalement la nef. Toutefois, des trois nefs initialement prévues, seule subsiste aujourd’hui celle qui était centrale et principale. Les deux autres, dont des traces sont visibles, disparurent sans doute en 1698 à la suite d'un effondrement de l’édifice.
Derniers travaux
En 1866, le plafond de caissons de la nef fut masqué par des fausses voûtes ogivales, ce qui permit une harmonisation avec le style du chœur.
