Église Saint-Martin d'Ardentes
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| Église Saint-Martin d'Ardentes | ||||
L'église Saint-Martin, en 2011. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique | |||
| Type | Église paroissiale | |||
| Rattachement | Archidiocèse de Bourges | |||
| Début de la construction | XIIe siècle | |||
| Fin des travaux | XIIe siècle | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | France | |||
| Région | Centre-Val de Loire | |||
| Département | Indre | |||
| Commune | Ardentes | |||
| Coordonnées | 46° 44′ 32″ nord, 1° 49′ 53″ est[1] | |||
| Géolocalisation sur la carte : Indre
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Géolocalisation sur la carte : France
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L'église Saint-Martin est une église catholique située sur le territoire de la commune d'Ardentes, dans le département français de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
L'église se trouve dans la commune d'Ardentes, à l'est[2] du département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Elle est située dans la région naturelle du Boischaut Sud. L'église dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné de Châteauroux[3] et de la paroisse de Saint-Vincent.
Histoire
L'église fut bâtie en deux étapes, au cours du XIIe siècle[4] :
- le chœur, avec ses chapiteaux plus grossièrement sculptés, date du début du XIIe siècle ;
- la nef, et le transept sud avec son absidiole, aux chapiteaux plus fins, datent de la seconde moitié du XIIe siècle.
- le transept nord avec le clocher en 1837.
En 1115, l'église Saint-Martin apparaît déjà dans la liste des biens de l'abbaye de Déols et un acte daté de 1117, émanant de Léodegard, archevêque de Bourges, ne serait que la confirmation d'une donation antérieure. L'église se trouvait soumise à une double juridiction : d'une part celle de l'abbé de Déols (clergé régulier), et d'autre part, celle de l'archevêque de Bourges (clergé séculier). Cette situation amènera plus tard des conflits entre l'abbaye de Déols et le diocèse de Bourges.
L'église Saint-Martin a connu plusieurs campagnes de travaux. Dès le début, l'abside se démarque du reste du chœur, par deux marches et un dallage de pierre. L'autel est placé sur un socle de deux marches. Le chœur reste en terre battue jusqu'au XVIe siècle où un dallage de terre cuite est posé.
Au XIVe siècle, on déplace le clocher, primitivement au-dessus de la nef, au-dessus du transept nord.
En 1775, d'importants travaux sont effectués conformément à un devis établi par l’inspecteur des bâtiments et domaine du roi. Il prévoit de fournir au grand autel un tabernacle, pour l'exposition du Saint Sacrement et lui fournir un tableau représentant Saint Martin (cet ensemble n'est autre que le retable qui est maintenant dans le transept nord). Il prévoit également de refaire le pavé du chœur en pierre de taille et de le rehausser de deux marches par rapport au niveau de la nef.
En 1837, on démolie le transept nord et son absidiole pour le reconstruire avec un clocher qui le surmonte.
L'édifice est classé au titre des monuments historiques, en 1862[4].
En 1899, on procède à la consolidation de la charpente, à la reconstruction de la chaire et à la démolition du dallage ancien (sauf le chœur) au profit d'un dallage en ciment.
L'église a été entièrement restaurée entre 1992 et 1994, par les Monuments Historiques. Cette restauration a permis de redonner à l'église son état d'origine : en effet le sol était à environ 50 centimètres plus haut que maintenant et des vitraux étaient obstrués (bien évidemment les « fossés » dans le chœur n'y était pas à l'époque, ils servent à montrer la bases des colonnes). La voûte du chœur ainsi que certains murs font maintenant apparaître quelques fragments de fresques.
Des fouilles faites sous la nef et le chœur, à l'occasion des travaux de restauration, ont mis au jour des vestiges gallo-romains (IIIe siècle) et mérovingiens (VIe siècle et VIIe siècle).