Église Saint-Martin d'Artonne

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Type
Dédicataire
Saint Martin
Patrimonialité
Église Saint-Martin d'Artonne
Présentation
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Dédicataire
Saint Martin
Patrimonialité
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L'église Saint-Martin d'Artonne est une ancienne collégiale romane située à Artonne, dans le département du Puy-de-Dôme, en France et classée au titre des monuments historiques en 1886[1].

Dès l'époque gallo-romaine puis sous la monarchie mérovingienne, Artonne est un vicus situé sur la voie reliant Augustonemetum (Clermont) à Augustodunum (Autun). Des éléments antiques ont été remployés dans l'église. Des tombeaux avec des inscriptions funéraires datant du Ve et VIe siècles ont été découverts dans la nef au XVIIIe siècle[2]. Quand saint Martin traverse le vicus d'Artonne, il va prier devant le tombeau d'une sainte, Vitaline[3]. Des textes de Grégoire de Tours citent Arthonensem comme siège d'une paroisse-mère et la présence d'un baptistère paléo-chrétien appelé église Saint-Jean à une cinquantaine de mètres de l'église. La cure d'Artonne était le siège de l'archiprêtré de Limagne.

En 1048 est fondé par Guillaume de Thiers[4] un chapitre de douze chanoines plus un doyen, et l'église paroissiale leur est attribuée.

La partie la plus ancienne, antérieure à la fondation du chapitre, comprend le transept et les deux premières travées de la nef et de ses bas-côtés. Le chœur et le chevet ont été reconstruits au XIIe siècle.

La décadence du chapitre a entraîné le roi Louis XV à supprimer le chapitre et à réunir ses biens à ceux de Notre-Dame-du-Mathuret à Riom.

Sous la Révolution, le clocher établi au-dessus de la coupole du transept fut démoli, le trésor envoyé à la capitale pour y être fondu, les archives brûlées et les statues détruites. L'église — devenue Temple de la Raison — fut aussi dépavée et transformée brièvement en carrière de salpêtre. Cependant les trois cloches échappèrent à ce sort et ne furent que descendues[5].

La salle capitulaire a été fortement remaniée à la fin du XIXe siècle.

La nef.

Description

L'église actuelle comporte une nef de quatre travées, avec des bas-côtés, un transept non saillant, un chœur entouré d'un déambulatoire avec trois chapelles rayonnantes rectangulaires. Elle mesure 47,80 m de longueur ; elle est plus grande que la basilique Notre-Dame-du-Port de Clermont-Ferrand. Le transept est prolongé au nord par la salle capitulaire et au sud par la chapelle Sainte-Vitaline, voûtée en plein cintre.

L'église est bâtie en calcaire de Chaptuzat, localité située à quelques kilomètres au nord.

Cette église a subi de nombreux remaniements.

La grande nef ne devait pas être voûtée à l'origine : elle a reçu tardivement un berceau brisé sur doubleau. Les collatéraux sont voûtés avec des demi-berceaux.

Plaque en l'honneur de Louis XVI.

Mobilier

Plusieurs objets ont été classés :

  • Le maître-autel en marbre polychrome datant de 1792 a été classé en 1995[6].
  • Un tableau, huile sur toile, du XIXe siècle représentant le retour du fils prodigue[7].
  • Plaque en marbre noir en l'honneur de Louis XVI, rédigée peu après le retour de Louis XVIII à Paris (), restée en place malgré le retour de Napoléon 1er ()[8]. Cette plaque est apposée sur un pilier du côté gauche de la nef.
  • Clôture liturgique en fer forgé du XVIIIe siècle[9].

Cloches

Notes et références

Annexes

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