Église Saint-Martin d'Ath

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Église Saint-Martin d'Ath
Présentation
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Coordonnées

L’église paroissiale Saint-Martin d’Ath en Belgique dans la province de Hainaut se situe en plein cœur de la ville près de la Grand Place dans la rue Saint-Martin.

L’église antérieure se situait sur le village de Brantignies près de la ville d'Ath. Sa date de construction n’est pas connue, mais l'église de Brantignies est datée entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle dans un style roman. Le village se trouvait hors de l’enceinte lors de la fondation de la ville : l’église était donc très exposée pendant les guerres. Elle est d’abord incendiée par la garnison de Tournai en 1477. Après, elle est reconstruite pour être à nouveau détruite par les Huguenots en 1578 pendant les guerres de religion ou pour construire une nouvelle enceinte.

La nouvelle église Saint-Martin dans l'intra-muros est consacrée en 1603 par l’archevêque de Cambrai. En 1796, elle est consacrée au culte de la déesse Raison pendant l’occupation française. Elle sera rouverte sous le Consulat. Elle est classée comme monument depuis le .

État de conservation

Après la destruction de l'église de Brantignies, les habitants de la ville reconstruisent une nouvelle église dans l'intra-muros de la ville : c'est l’église Saint-Martin reconstruite définitivement en 1585 au bord de la rivière à quelques centaines de mètres du village primitif. Cette reconstruction est possible grâce à un redressement économique provoqué par la naissance de l’industrie verrière et métallurgique.

La décoration intérieure est décorée par des plafonds stuqués du XVIIIe siècle remplaçant les berceaux lambrissés primitifs. Avant, l’église était aussi décorée de lambris en chêne en style Louis XV d’une hauteur d’environ trois mètres. Le jubé en bois est daté de la deuxième moitié du XVIIIe siècle et il représente une tête de David et de sainte Cécile. En dessous de la chaire de Vérité est situé un polygone en marbre noir et blanc orné d’un œil de Dieu dans un delta mystique (fin XVIIIe-début XIXe siècle). Le pavement du chœur, daté du début XIXe siècle, est un damier de marbre noir et blanc.

Jusque dans les années 1980, les sources consultées ne donnent plus de renseignements sur l’état du bâtiment. Il n’y a qu’en -1983 qu’une importante campagne de restauration est menée sur le gros œuvre qui possède le plus gros budget. Celui-ci est pris en charge par la firme Lixon. Le chantier révèle peu à peu des surprises qui vont gonfler le budget initialement prévu. En effet, toute la toiture doit être remplacée à cause des dommages de la Deuxième Guerre mondiale. Les matériaux utilisés sont des ardoises Fumay flamandes avec des clous galvanisés, du sapin rouge du nord de moins bonne qualité et du plomb pour le revêtement avec des clous d’attache en cuivre. Le clocher est réparé partiellement et les lucarnes de la flèche au-dessus du clocher sont rétablies dans leur état d’origine. L’extrémité de la flèche composée d’une boule, d’une croix et le sommet du poinçon seront aussi restaurés. De plus, les maçonneries extérieures des façades Ouest et Sud sont renouvelées avec des matériaux similaires à ceux d’origine ainsi que le soubassement de la chapelle nord-ouest. Les démontages ont montré le mauvais état du chœur qui a donc été consolidé. Un assèchement complet des murs extérieurs est aussi réalisé. De plus, une réparation des joints des soubassements et des parements des chapelles latérales nord est encore entreprise.

Enfin, la décoration baroque du XVIIIe siècle est démontée et la remise en état des plafonds et des enduits est abandonnée. Les voûtes de la nef sont aussi consolidées pour la stabilité de l’édifice. Les vitraux polychromes représentant saint Martin, la Vierge et saint Augustin sont remplacés par de nouveaux vitraux. Ces derniers sont refaits à l’identique des vitraux primitifs avec de simples mises sous plomb et des verrières beaucoup plus claires réalisées par M. Carpet. Le pavement est remis à niveau et certains carreaux défectueux sont remplacés. Pourtant, la restauration n’est pas terminée et en , une nouvelle phase des travaux est entreprise par les entreprises Lixon : les moulures sont redessinées et l’orgue est restauré par l’entreprise Delmotte.

Deux phases de restauration sont encore entreprises en 1994-1995 et en 1999-2000. La première phase entreprend de démolir les annexes construites autour du chœur dans les années 1950 près de la Dendre. La sacristie nord-ouest du XVIIe siècle est aussi démolie. L’accès au clocher est revu et des espaces de rangement pour le culte sont créés. La dernière phase des travaux commence en  : la structure du clocher et les abat-son de la toiture sont restaurés. L’étanchéité de la toiture et l’évacuation des eaux de pluie sont réparées ainsi que les corniches intérieures effondrées depuis 1992 et les corniches extérieures.

La restauration de l’église a été réalisée avec beaucoup de sérieux et de compétence : « les travaux visent à sauvegarder ou à consolider des éléments essentiels ». Mais il y a un problème : en , un archéologue attaché au patrimoine dénonce les travaux de restauration. Ces derniers se sont réalisés sans une étude archéologique et historique du bâtiment. Et donc pour lui, les travaux ne se fondent sur rien ou alors sur des comparaisons avec des édifices semblables.[réf. nécessaire]

Description

Notes et références

Voir aussi

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