Église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Épernay
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| Église Saint-Pierre-Saint-Paul | |
Le clocher-porche de l’église. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique |
| Dédicataire | Saint Pierre et Saint Paul |
| Type | Église paroissiale |
| Rattachement | Diocèse de Châlons-en-Champagne |
| Début de la construction | 1895 |
| Fin des travaux | 1897 |
| Architecte | Édouard Deperthes Henri Piquart |
| Style dominant | Architecture romano-byzantine |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Marne |
| Commune | Épernay |
| Coordonnées | 49° 02′ 13″ nord, 3° 57′ 07″ est |
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L’église Saint-Pierre-Saint-Paul d'Épernay est une église de la ville d’Épernay, dans le département français de la Marne en région Grand Est. Elle est construite entre 1895 et 1897 sur un terrain donné par Paul Chandon.
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Épernay connaît une croissance rapide et passe de 7 386 habitants en 1851 à 18 361 en 1891[1]. En 1892, les habitants de la ville lancent une pétition pour réclamer la construction d’une nouvelle « chapelle paroissiale » desservant les quartiers sud[2], l’église Notre-Dame n’étant plus suffisante pour accueillir tous les paroissiens[3]. En 1893, Paul Chandon de Briailles cède à la municipalité un terrain de 4 760 m2, le « Marais de Grandpierre »[2], et s’engage avec ses fils Gaston et Jean à régler l’ensemble des frais relatifs à la construction de cette nouvelle chapelle[4].
Édouard Deperthes — architecte de la chapelle de l’hôpital Auban-Moët[2] — est chargé des plans de l’édifice, tandis que l’architecte Henri Piquart se voit confier la maîtrise d'œuvre d'exécution[4]. Les travaux débutent le , par la pose de la première pierre[3],[2]. Paul Chandon de Briailles meurt le mois suivant[5]. La chapelle est consacrée le par l’évêque de Châlons-en-Champagne Mgr Latty, bien que des travaux se poursuivent pendant encore deux ans[3]. La chapelle est érigée en église paroissiale en 1907[4]. Son vocable fait référence à Paul Chandon de Briailles[2] et probablement à son père, Pierre-Gabriel Chandon de Briailles[3].
Architecture
L’église est d’architecture romano-byzantine[3],[2], reconnaissable à ses coupoles et mosaïques, avec quelques inspirations romanes et gothiques[3]. L’édifice est construit en brique et pierre de taille. Il suit un plan en croix latine composé d’un clocher-porche, suivi de deux chapelles semi-circulaires (Fonts Baptismaux et Saint-Antoine de Padoue), de la nef et d’un chœur circulaire entouré de deux sacristies rectangulaires[2]. Deux autres chapelles complètent l’édifice : la chapelle de la Sainte-Vierge et la chapelle du Sacré-Cœur[3]. Des dômes en lancette se retrouvent sur tout le bâtiment[2], en particulier sur le clocher-porche surmonté d’un lanternon[4]. Sa toiture est en ardoise, à l’exception des chapelles et du chœur aux toits arrondis en zinc[4].
À l’intérieur, les arcades de la nef sont tenues par des colonnes en granite et calcaire, surmontées de chapiteaux feuillagés[2]. Le chœur est recouverts de mosaïques rouges représentant la vigne, le blé, un pélican et un agneau[3], ainsi que Pierre et Paul[2]. Bien que figurant sur les plans initiaux, ces mosaïques attribuées à Henri Rapin ne sont posées qu’en 1929[4].