Église Saint-Pierre-aux-Liens d'Osny

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TypeÉglise
Début de la constructionfin XIe / début XIIe siècle (transept)
Église Saint-Pierre-aux-Liens
Image illustrative de l’article Église Saint-Pierre-aux-Liens d'Osny
Vue depuis le sud-est.
Présentation
Culte Catholique romaine
Type Église
Rattachement Diocèse de Pontoise
Début de la construction fin XIe / début XIIe siècle (transept)
Fin des travaux 1re moitié XIIIe siècle (chœur)
Autres campagnes de travaux 1895 (reconstruction de la nef et des piles du clocher)
Style dominant roman, gothique
Protection Logo monument historique Inscrite MH (1926)
Logo monument historique Inscrite MH (1948)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France Île-de-France
Département Val-d'Oise Val-d'Oise
Ville Osny Osny
Coordonnées 49° 03′ 38″ nord, 2° 03′ 47″ est[1]
Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise
(Voir situation sur carte : Val-d'Oise)
Église Saint-Pierre-aux-Liens
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Église Saint-Pierre-aux-Liens

L'église Saint-Pierre-aux-Liens est une église catholique située à Osny, en France.
Elle possède un transept provenant d'une première église romane de la fin du XIe siècle, avec un croisillon nord toujours inchangé hormis la voûte, un chœur du début du XIIIe siècle, encore dans le style gothique primitif, et un clocher gothique contemporain du chœur.
La nef et les bas-côtés ont été construits à neuf à la fin du XIXe siècle seulement, en imitant le modèle du XIIIe siècle jamais correctement réparé depuis la guerre de Cent Ans.
Dans son ensemble, l'église Saint-Pierre ne présente pas de particularités architecturales qui lui sont spécifiques, mais les parties anciennes sont toutefois d'un intérêt archéologique certain.
Le clocher et le chœur sont inscrits monuments historiques depuis respectivement 1926 et 1948[2] ; le transept n'est pas encore protégé bien qu'étant la partie la plus ancienne.
À la suite d'un incendie criminel, les parties orientales de l'église ont été restaurées en 2008. L'église Saint-Pierre-aux-Liens reste toujours le centre de la vie paroissiale d'Osny, et les messes dominicales y sont célébrées le samedi soir et le dimanche matin.

L'église est située en France, en région Île-de-France et dans le département du Val-d'Oise, dans l'agglomération de Cergy-Pontoise, sur la commune d'Osny, rue Aristide-Briand (RD 92Z). C'est la rue principale du centre du bourg ancien. Elle passe devant l'élévation sud de l'église, qui est précédée d'un vaste parvis. L'ancienne mairie de 1874 est située juste en face. La rue de l'Église, une petite voie secondaire, passe devant le chevet. Une ruelle longe l'église au nord, et permet de faire le tour de l'édifice en regagnant le parvis devant la façade occidentale. L'on entre dans l'église par le portail latéral sud ou le portail occidental.

Historique

Chapiteau de la fin du XIe siècle au musée Tavet-Delacour.
Base romane dans l'angle sud-est du croisillon sud.
Ce chapiteau historié roman du croisillon nord date d'autour de l'an 1100 et représente l'élément le plus intéressant dans l'intérieur de l'église.
Nef ; vue depuis le bas-côté sud en direction du portail.

Une première église est construite à l'emplacement de l'édifice actuel à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle, dans le style roman. La voûte du croisillon nord est refaite à la fin du XIIe siècle. C'est la voûte la plus ancienne qui subsiste dans l'église, et ses deux chapiteaux au revers du mur nord sont les derniers qui restent sur place de l'église primitive. Un troisième est exposé au musée Tavet-Delacour de Pontoise, au rez-de-chaussée, près de l'escalier.
Dès la première moitié du XIIIe siècle, la première église est déjà remplacée par un édifice de style gothique, hormis le transept, qui est maintenu et subsiste toujours.
La croisée du transept et le croisillon nord sont toutefois dotés de nouvelles voûtes. La nouvelle voûte de la croisée est plus élevée que l'ancienne.
Ici tout comme le croisillon sud, les chapiteaux romans sont remplacés par de nouveaux chapiteaux, mais leurs corbeilles restent nus et ne seront jamais sculptés.
Le clocher central se dressant au-dessus de la croisée du transept est quant à lui remplacé par un clocher gothique selon le modèle répandu alors dans le Vexin français, inspiré de l'église Saint-Quentin de Nucourt[3].

Sous l'Ancien Régime, Osny faisait partie de l'archidiocèse de Rouen et de l'archidiaconé du Vexin français, qui avait son siège en l'église Saint-Mellon de Pontoise (située près de l'actuelle cathédrale Saint-Maclou et démolie après la Révolution française).
La cure d'Osny était placée sous le double patronage de l'archevêque de Rouen, représenté par l'archidiacre de Pontoise, et le chapitre de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, qui nommaient alternativement les curés.
La dîme revenait pour un tiers au chapitre de la cathédrale de Beauvais, et pour les deux autres tiers à l'abbaye de Chelles, une abbaye de sœurs bénédictines située à Chelles, dans l'actuel département de Seine-et-Marne. Cette abbaye avait la qualité de seigneur d'Osny, droit confirmé par une charte de Louis VI datée de 1127[4].

En 1432, pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais dévastent l'église, mais elle n'est toutefois pas reconstruite au siècle suivant, comme la plupart des églises de la région dans le même cas, mais seulement réparée.
Néanmoins, la baie du chevet est remplacée au XVIe siècle par une large fenêtre en plein cintre avec un remplage simple de type Renaissance, et les baies au sud et au nord du transept et des chapelles latérales sont repercées[3].
Sous l'impulsion de la Révolution, les cloches sont réquisitionnées par le Comité de surveillance révolutionnaire et fondues pour en faire des canons.
L'église doit être fermée au culte à la Toussaint 1793, et ne peut être rouverte qu'en 1802[5]. Il faudra attendre 1819 pour la réception de deux nouvelles cloches, respectivement de 120 cm et de 65 cm de diamètre[6].

Pour des raisons d'hygiène, le cimetière entourant l'église est désaffecté en 1824 et en partie exhumé en 1879[5].

En 1870, le toit en bâtière initial du clocher est remplacé par une toiture en hache[3].

L'édifice étant bâti sur un sol marécageux, la nef en particulier souffre de l'humidité et se trouve dans un mauvais état.
Le portail occidental avec une multiple archivolte reposant sur des colonnettes à chapiteaux est mutilé et en grande partie recouvert de ciment.
Les murs sont encore solides, mais la démolition totale de l'église est bel et bien envisagée pendant les années 1880. L'architecte en chef des monuments historiques Alphonse Simil soumet un projet de restauration pour la nef, qui aurait facilement pu être sauvée.
À la suite d'un legs permettant la construction d'une nouvelle nef avec bas-côtés et grâce à des subventions, la nef non voûtée du début du XIIIe siècle est toutefois démolie en 1895, mais le chœur et le transept sont quand même sauvés.
La croisée du transept est refaite une seconde fois (depuis le début du XIIIe siècle), et les chapiteaux romans sont enlevés. L'un d'entre eux est déposé au musée Tavet-Delacour de Pontoise.

La nouvelle nef est bâtie dans le style du XIIIe siècle, en récupérant quatre chapiteaux d'origine. Un cinquième est remis au musée Tavet-Delacour. La frise à modillons imite celle du chœur.
La perte de l'ancienne nef n'est pas moins regrettable, car elle représentait l'une des dernières nefs-grange non voûtées de cette époque dans la région, bien que les murs gouttereaux et toutes les fenêtres avaient déjà été remaniés à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle.
Quatre autres nefs de ce type subsistaient dans le Vexin à la fin du XIXe siècle, dont une a été également détruite, et deux autres dotées de voûtes.
Désormais, seule l'église de Fours-en-Vexin conserve une nef semblable à la nef ancienne d'Osny[4].

En 1922, Louis Régnier devient le témoin d'une façon barbare de restaurer le clocher : sur la face méridionale, où les arcs des fenêtres et le parement du mur avaient été refaits grossièrement en plâtre, les claveaux et blocs sculptés manquants ne sont pas remplacés en bonne et due forme, mais en ciment.
Même la frise de têtes de clous est reproduite en ciment, ainsi que les sommets des contreforts, alors qu'il aurait été tout à fait possible d'obtenir une subvention pour mener ces travaux dans les règles de l'art[7].
Le clocher est toutefois inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du , et le chœur par arrêté du [2].
Le reste de l'édifice n'est ni classé ni inscrit, y compris le croisillon nord roman.
En 1945, les habitants restaurent la chapelle de la Vierge au sud du chœur en signe de reconnaissance pour la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le clocher, le transept, le chœur et ses deux chapelles sont restaurés extérieurement en 1986.
À la suite d'un incendie criminel en 2006, l'intérieur de ces parties anciennes est restauré en 2008[5]. Malgré le nombre d'habitants important de la ville (plus de 16 000 habitants[8]), l'église Saint-Pierre-aux-Liens demeure l'unique église catholique d'Osny.
S'y ajoute seulement l'oratoire Saint-Joseph.
La paroisse ne couvre pas d'autres communes.

Les messes dominicales sont célébrées en l'église Saint-Pierre le samedi à 18 h 30 et le dimanche à 10 h 30[9].

Description

Notes et références

Annexes

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