Collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon
église romane située à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône, en France
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La collégiale royale Sainte-Marthe est une église romane située à Tarascon dans le département français des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
| Collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon | ||||
Le portail méridional et le clocher. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Dédicataire | Marthe de Béthanie | |||
| Type | Église | |||
| Rattachement | Archidiocèse d'Aix-en-Provence et Arles | |||
| Début de la construction | XIe siècle | |||
| Fin des travaux | XXe siècle | |||
| Style dominant | Art roman provençal | |||
| Protection | ||||
| Site web | Unité Pastorale de Sainte-Marthe | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||
| Département | Bouches-du-Rhône | |||
| Ville | Tarascon | |||
| Coordonnées | 43° 48′ 20″ nord, 4° 39′ 22″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Géolocalisation sur la carte : France
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Historique
L'église Sainte-Marthe est érigée aux XIe et XIIe siècles[1] en l'honneur de Marthe de Béthanie, venue de Palestine avec les Trois Maries et qui dompta la Tarasque, un monstre amphibien qui terrorisait la population de Tarascon[2].
Elle est consacrée le ler juin 1197[3], par Imbert d'Eyguières, archevêque d'Arles, assisté de Rostaing de Marguerite, évêque d'Avignon.
L'église est reconstruite au XIVe siècle, remaniée au XVe siècle[4] et au XVIIe siècle, endommagée en 1944 et restaurée[1].
Le sanctuaire, dont la crypte renferme le tombeau de sainte Marthe, est élevé au titre de collégiale royale par Louis XI en 1482[5],[2].
Le clocher est détruit par les bombardements alliés durant l'été 1944 : en s'écroulant, il détruit les voûtes de la collégiale[6]. La nef centrale a été totalement reconstruite, de même que le clocher, reconstruit à l'identique de 1968 à 1971[6].
En 1979, l'église basse est entièrement débaroquisée et réaménagée sur ordre des Monuments historiques[7],[8].
Statut patrimonial
La collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[9]. Elle figure donc sur la première liste de monuments historiques français, la liste des monuments historiques protégés en 1840.
Archiprêtres de Tarascon
Liste des prêtres s'étant succédé à l'archiprêtré de Tarascon depuis la restauration du culte en 1802[10].
- 1802-1833 : Jean-Baptiste Reynaud
- 1833-1882 : Honoré Bondon, chanoine
[11] - 1882 : Henri Eisseris (nomination non agréée par le gouvernement)
- 1882-1889 : André-Noël Michel[12], chanoine
- 1889-1907 : Barthélemy Bastard, chanoine
- 1907-1937 : Antoine Prat, chanoine
- 1937-1956 : Léon Reynaud, chanoine
- 1956-1974 : Pierre-Marie Boulat, chanoine
- 1974-1992 : Jean Esparvier
- 1992-1998 : Bernard Wauquier
- 1998-2014 : Michel Cicculo
- Depuis 2014 : Michel Savalli
Architecture
Le portail
Comme nombre d'édifices relevant de l'art roman provençal, l'église Sainte-Marthe de Tarascon présente une décoration inspirée de l'antique, en particulier au niveau du portail méridional et de la fausse galerie qui le surmonte :
- portail du XIIe siècle :
- frises d'oves sur l'archivolte du portail
- entablement à l'antique surmontant les chapiteaux du portail, avec frise de feuilles d'acanthe
- fausse galerie surmontant le portail :
- pilastres cannelés, colonnes au fut rond ou polygonal, chapiteaux à feuilles d'acanthe
- entablement à l'antique avec frise de feuilles d'acanthe
- rosaces sous la galerie
La fausse galerie est supportée par des modillons typiquement romans, ornés d'aigles et de têtes d'ânes et de béliers. À ses extrémités, elle est soutenue par deux élégantes colonnettes supportées par des têtes de bovidés.
- Le portail dessiné en 1888 par Édouard Corroyer (1835-1904).
- Le portail méridional.
- Chapiteau surmonté d'une frise de feuilles d'acanthe.
- Chapiteau à feuilles d'acanthe.
- Vue d'ensemble de la collégiale.
La crypte
La crypte, remaniée au XVIIe siècle, contient un autel pré-roman ainsi que le mausolée de sainte Marthe[2].
L'orgue Boisselin-Moitessier

L'orgue Boisselin-Moitessier de la collégiale royale Sainte-Marthe de Tarascon a vu se succéder les plus grands facteurs d'orgues provençaux : Marchand, Boisselin, les Isnard, Moitessier.
Son buffet est un des plus beaux buffets Louis-quatorzien de Provence[13] et le seul buffet polychrome connu du facteur d'orgues Charles Boisselin.
Il est classé Monument Historique au titre immeuble par destination, par la liste de 1840[14].
Source
- Orgues, le chœur des Anges par Jean-Michel Sanchez (textes) et Olivier Placet (photos), Le Bec en l'Air (ISBN 2-916073-01-9)