Église de Saint-Julien-d'Arpaon

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L'église paroissiale de Saint-Julien-d'Arpaon est située sur la commune nouvelle de Cans et Cévennes en Lozère, dans l'ancienne commune de Saint Julien d'Arpaon. Elle n'est plus affectée au culte.

L'église est bâtie au pied Sud-Ouest du Bougès, au lieu-dit Saint Julien le Haut, commune de Cans et Cévennes (Lozère).

Historique

Son origine et son époque de construction sont mal connus. L'étude de son architecture suggère une construction au Moyen Âge. Elle est citée en 1407 dans une bulle pontificale de Benoît XIII. La paroisse de St-Julien d'Arpaon fut supprimée lors du Concordat et rattachée à la paroisse de Barre des Cévennes, puis rétablie par ordonnance royale du 16 février 1827. Le cimetière catholique situé à l’angle nord-ouest de l’église et attenant par ce côté à cette dernière, ne fut point désaffecté lors de la Révolution[1]. L'exercice du culte s'arrêta définitivement vers 1950.

La Guerre des Camisards

Du samedi  22 au dimanche 23 juillet 1702, le sieur Durand, curé de la paroisse, accueille l’abbé du Chayla, inspecteur des missions en Cévennes. En provenance de la foire de Barre-des-Cévennes, l’abbé se dirige avec son escorte vers sa résidence administrative du Pont-de-Montvert. Les deux ecclésiastiques s’inquiètent de la montée en puissance du prophétisme dans la région et discourent de la meilleure façon d’y faire face[2]. Selon son hagiographie, l'abbé du Chayla aurait déclaré en chaire qu'il « s’estimerait heureux si tout son corps était déchiré pour la défense de la religion catholique[3] » . Il quitte son hôte très certainement en début d’après-midi, et rejoint le Pont-de-Montvert en traversant la montagne du Bougès. Son assassinat, dans la nuit du lundi au mardi, lors de la libération des prisonniers, marquera le début de la guerre des camisards. On peut donc affirmer que c’est dans l’église de Saint-Julien-d’Arpaon que l’abbé a prononcé son dernier sermon.

Dans la nuit du 18 octobre 1702, la troupe camisarde commandée par Gédéon Laporte pille et brûle l’église, la cure ainsi que la maison du notaire Delapierre. Ce dernier est blessé au visage par un coup de pistolet alors que les camisards tuent Salomon Gardès, l’ancien secrétaire de l’abbé du Chayla, présent dans la maison du notable à ce moment-là. M. Delapierre peut s’enfuir après une rocambolesque traque. L'abbé Durand n’a d’autre solution que de fuir, et se réfugie dans son pays natal. Lorsque les troubles sont apaisés et le danger écarté, il reprend le service.

Description

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Références

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