Élections fédérales mexicaines de 1848
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Les Élections fédérales mexicaines de 1848 sont organisées le 30 mai 1848, et constituent un moment charnière de l'histoire constitutionnelle mexicaine. Elles ne sont pas seulement une consultation électorale : elles marquent la fin effective de la République centraliste (1835-1846), la consolidation du retour à la Constitution fédérale de 1824, et l'ouverture de ce que les historiens appellent la Deuxième République fédérale mexicaine.
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| Élections fédérales mexicaines de 1848 | ||||||||||||||
| Président des États-Unis mexicains | ||||||||||||||
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| Postes à élire | 90 sièges au Congrès de l'Union (Majorité absolue : 46 sièges) | |||||||||||||
| José Joaquín de Herrera – Libéral | ||||||||||||||
| Voix | 34 | |||||||||||||
| 37,77 % | ||||||||||||||
| Nicolás Bravo – Conservateur | ||||||||||||||
| Voix | 21 | |||||||||||||
| 23,33 % | ||||||||||||||
| Manuel Gómez Pedraza – Libéral | ||||||||||||||
| Voix | 16 | |||||||||||||
| 17,77 % | ||||||||||||||
| Valentín Gómez Farías – Libéral | ||||||||||||||
| Voix | 7 | |||||||||||||
| 7,77 % | ||||||||||||||
| Manuel de la Peña y Peña – Conservateur | ||||||||||||||
| Voix | 7 | |||||||||||||
| 7,77 % | ||||||||||||||
| José Mariano Salas – Conservateur | ||||||||||||||
| Voix | 5 | |||||||||||||
| 5,55 % | ||||||||||||||
| Congrès de l'Union | ||||||||||||||
| Président des États-Unis mexicains | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Manuel de la Peña y Peña Conservateur |
José Joaquín de Herrera Libéral | |||||||||||||
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Ces élections interviennent après l'abrogation des Sept Lois en 1846 et le retour au système fédéraliste. Le Parti libéral s'impose comme la première force politique, face à un camp conservateur divisé. L'ancien président intérimaire, José Joaquín de Herrera, remporte le scrutin.
Contexte
Le , après la fin de son mandat provisoire, le président Santa Anna est réélu pour un mandat de 4 ans. En , les fédéralistes du Parti libéral, qui considèrent que Santa Anna n’est plus un adepte de l’idéologie du parti, se rangent dans l’opposition. Le Congrès s’oppose à lui et tente de le destituer. Canalizo, de nouveau chargé de l’intérim en l'absence de Santa Anna, est capturé par les fédéralistes et chassé du pays. Officiellement toujours président, Santa Anna trouve refuge à Cuba[1]. Les finances sont dans un état si désastreux que les officiers se révoltent souvent, lassés d'attendre leur solde. Le , une insurrection ramena les moderados au pouvoir avec, pour président, le général José Joaquín Herrera, choisi par les fédéralistes contre Santa Anna. La plèbe de Mexico en profita pour renverser la statue de Santa Anna et traîner dans les rues au bout d'une corde le morceau de jambe qu'il avait perdu à Veracruz.
En 1846, le président provisoire José Mariano Salas restaure la Constitution de 1824 et proclame la Seconde République fédérale. Cette restauration s'avère être l'une des plus mouvementées de l'histoire mexicaine, marquée par deux invasions étrangères, la perte de la moitié du territoire national, une réforme constitutionnelle et une guerre civile. Ce fut également une période d'évolution politique pour le Mexique, caractérisée par le déclin du Parti conservateur, qui avait prédominé sous la République centraliste, et par l'avènement de l'hégémonie du Parti libéral, qui allait se consolider jusqu'à la fin du siècle.
Durant la guerre américano-mexicaine, Santa Anna, de retour au pouvoir, s'appuie sur des généraux qui lui sont fidèles comme Pedro María Anaya et Mariano Arista. Secoué par les attaques des fédéralistes et trahi par certains de ces généraux, il est de nouveau chassé du pouvoir et son gouvernement est renversé en .
Après la ratification du traité de Guadalupe Hidalgo en 1848[2] et l'évacuation progressive du territoire par les troupes américaines[3], il devient possible de procéder à des élections constitutionnelles régulières.
Résultats
Au moment de l'élection, le président intérimaire est alors le conservateur Manuel de la Peña y Peña, qui a conduit le pays durant les derniers mois de la guerre et la négociation du traité de Guadalupe Hidalgo. Une fois la paix rétablie, le Congrès doit élire un président constitutionnel pour ouvrir la nouvelle période fédérale.
Le vote décisif a lieu le 30 mai 1848, le Congrès choisit alors José Joaquín Herrera comme président constitutionnel de la République. Herrera refuse initialement la charge, craignant les difficultés du moment. Une délégation parlementaire se rend alors à son domicile de Tacubaya pour le convaincre d'accepter, estimant qu'un refus pourrait provoquer une nouvelle crise politique. Il finit par accepter.
Il entre officiellement en fonctions le 2 juin 1848 et devient le premier président élu de la Deuxième République fédérale.
| Scrutin présidentiel | Scrutin législatif | |||||||
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| Candidats | Partis politiques | Voix | % | Partis | Sièges | |||
| José Joaquín Herrera | Parti libéral | 34 | 37,7 | Parti libéral | 57 | |||
| Nicolás Bravo | Parti conservateur | 21 | 23,3 | Parti conservateur | 33 | |||
| Total | 90 | |||||||
| Manuel Gómez Pedraza | Parti libéral | 16 | 17,7 | |||||
| Valentín Gómez Farías | Parti libéral | 7 | 7,7 | |||||
| Manuel de la Peña y Peña | Parti conservateur | 7 | 7,7 | |||||
| José Mariano Salas | Parti conservateur | 5 | 5,5 | |||||
| Total | 90 | 100 | ||||||
