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Élections régionales de 2017 en Schleswig-Holstein

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Les élections régionales de 2017 en Schleswig-Holstein (en allemand : Landtagswahl im Schleswig-Holstein 2017) se tiennent le , afin d'élire les 69 députés de la 19e législature du Landtag, pour un mandat de cinq ans. Du fait des résultats et en application de la loi électorale, 73 députés sont finalement élus.

Inscrits2 310 841
Votants1 484 543
Votes exprimés1 470 548
Faits en bref 73 députés du Landtag (Majorité absolue : 37 députés), Type d’élection ...
Élections régionales de 2017 en Schleswig-Holstein
73 députés du Landtag
(Majorité absolue : 37 députés)
Type d’élection Élections législatives régionale
Corps électoral et résultats
Inscrits 2 310 841
Votants 1 484 543
64,24% en augmentation 4,1
Votes exprimés 1 470 548
Votes nuls 13 905
CDU  Daniel Günther
Voix 470 312
31,94%
en augmentation 1,2
Députés élus 25 en augmentation 3
SPD  Torsten Albig
Voix 400 635
27,24%
en diminution 3,2
Députés élus 21 en diminution 1
Grünen  Monika Heinold
Voix 189 728
12,90%
en diminution 0,3
Députés élus 10 en stagnation
FDP  Wolfgang Kubicki
Voix 168 521
11,46%
en augmentation 3,3
Députés élus 9 en augmentation 3
AfD  Jörg Nobis
Voix 86 275
5,87%
Députés élus 5 en augmentation 5
Vainqueur par circonscription
Carte
Ministre-président
Sortant Élu
Torsten Albig
SPD
Daniel Günther
CDU
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Le scrutin, premier à se tenir à terme depuis celui de 2005, est marqué par la victoire de l'Union chrétienne-démocrate à la majorité relative et la défaite de la « coalition en feu tricolore danois » du social-démocrate Torsten Albig, au pouvoir depuis cinq ans.

Le chrétien-démocrate Daniel Günther accède au pouvoir sept semaines plus tard, après avoir constitué la deuxième « coalition jamaïcaine » régionale allemande, avec Les Verts et le Parti libéral.

Contexte

Lors des élections régionales anticipées du 6 mai 2012, l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) au pouvoir depuis sept ans arrive de justesse en tête, avec moins d'un demi-point d'avance sur le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), qui a gouverné le Land entre 1988 et 2005. L'Alliance 90 / Les Verts (Grünen) réalise le meilleur score de son histoire régionale avec 13,2 % des voix tandis que le Parti des pirates (Piraten) entre au Landtag avec 8 % des suffrages.

La « coalition noire-jaune » entre l'Union chrétienne-démocrate et le Parti libéral-démocrate (FDP) ayant perdu sa majorité absolue, le chef de file du Parti social-démocrate Torsten Albig entame des négociations avec Les Verts et la Fédération des électeurs du Schleswig du Sud (SSW) pour constituer une « coalition en feu tricolore danois » disposant de 35 députés sur 69, soit l'exacte majorité absolue. Il est investi ministre-président cinq semaines après la tenue du scrutin.

Mode de scrutin

Le Landtag est constitué de 69 députés (Mitglied des Landtags, MdL) élus pour une législature de cinq ans au suffrage universel direct et au scrutin proportionnel personnalisé par tous les résidents du Land âgés de 16 ans et plus[1].

Le jour du scrutin, chaque électeur dispose de deux voix :

  • la première voix (Erststimme) lui permet de voter pour un candidat dans l'une des 35 circonscriptions uninominales ;
  • la deuxième voix (Zweitstimme) lui permet de voter pour une liste de candidats présentée au niveau régional.

Lors du dépouillement, l'intégralité des 69 sièges est répartie en proportion des deuxième voix exprimées sur l'ensemble du territoire régional selon les règles de la méthode de Sainte-Laguë entre les partis dont la liste a remporté au moins 5 % des suffrages exprimés ou dont au moins un candidat a été élu dans une circonscription. La Fédération des électeurs du Schleswig du Sud (SSW) est exemptée du seuil électoral car elle représente les intérêts de la minorité danoise. Dans chacune des 35 circonscriptions, le siège à pourvoir est attribué au candidat ayant remporté le plus grand nombre de voix, conformément au principe du scrutin uninominal majoritaire à un tour.

Les sièges attribués à chaque parti sont pourvus en priorité par les candidats élus dans les circonscriptions. Les sièges restants reviennent aux candidats présents sur la liste, dans l'ordre de présentation.

Lorsqu'un parti remporte dans les circonscriptions un nombre de sièges supérieur à celui auquel il aurait droit selon la répartition proportionnelle à l'échelle du Land, il conserve ces mandats supplémentaires (Überhangmandate). Les autres partis reçoivent alors des mandats compensatoires (Ausgleichsmandate). Aussi, le nombre total de députés est augmenté jusqu'à ce que la proportionnalité soit rétablie. Le nombre total de députés dépasse alors le seuil initial de 69 sièges, en restant toujours impair.

Campagne

Principaux partis

Davantage d’informations Parti, Idéologie ...
Parti Idéologie Chef de file Résultat en 2012
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Centre droit
Démocratie chrétienne, libéral-conservatisme
Daniel Günther 30,8 % des voix
22 députés
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Centre gauche
Social-démocratie, troisième voie, progressisme
Torsten Albig
(Ministre-président)
30,4 % des voix
22 députés
Alliance 90 / Les Verts
Bündnis 90/Die Grünen
Centre gauche
Écologie politique, progressisme
Monika Heinold
(Ministre des Finances)
13,2 % des voix
10 députés
Parti libéral-démocrate
Freie Demokratische Partei
Centre à centre droit
Libéralisme économique, libéralisme
Wolfgang Kubicki 8,2 % des voix
6 députés
Parti des pirates
Piratenpartei Deutschland
Attrape-tout
Social-libéralisme, progressisme, protection de la vie privée
Patrick Breyer 8,2 % des voix
6 députés
Fédération des électeurs du Schleswig du Sud
Südschleswigscher Wählerverband
Centre gauche
Minorité danoise, régionalisme, social-libéralisme
Lars Harms (de) 4,6 % des voix
3 députés
Die Linke Extrême gauche à gauche
Socialisme démocratique, anticapitalisme, populisme
Marianne Kolter 2,3 % des voix
0 député
Alternative pour l'Allemagne
Alternative für Deutschland
Droite à extrême droite
National-conservatisme, euroscepticisme, populisme
Jörg Nobis (de) Inexistant
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Sondages

Davantage d’informations Institut, Date ...
Sondages en vue des élections locales de 2017 en Schleswig-Holstein[2]
Institut Date CDU SPD Grünen FDP Piraten SSW Linke AfD
INSA 29/04/2017 32 % 29 % 12 % 11 % - 3 % 4,5 % 6 %
INSA 29/04/2017 33 % 29 % 12 % 10 % - 4 % 5 % 5 %
Infratest dimap 27/04/2017 32 % 31 % 12 % 8,5 % - 3 % 4,5 % 6 %
Forschungsgruppe Wahlen 27/04/2017 32 % 30 % 12 % 9 % - 3 % 5 % 6 %
Infratest dimap 20/04/2017 31 % 33 % 12 % 9 % - 3 % 4 % 5 %
Infratest dimap 06/04/2017 30 % 33 % 12 % 9 % - 3 % 4 % 7 %
Infratest dimap 16/03/2017 27 % 33 % 14 % 9 % - 3 % 4 % 7 %
Infratest dimap 09/12/2016 34 % 26 % 15 % 9 % - 3 % 5 % 6 %
INSA 19/10/2016 26 % 31 % 13 % 12 % 1 % 4 % 4 % 6 %
Forsa 16/04/2016 28 % 28 % 16 % 9 % 1 % 4 % 3 % 9 %
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Résultats

Voix et sièges

Davantage d’informations Partis, Circonscriptions ...
Résultats des élections régionales de 2017 en Schleswig-Holstein[3]
Partis Circonscriptions Listes Total
sièges
+/-
Votes % Sièges +/− Votes % Sièges
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) 563 659 38,59 25 en augmentation 3 470 312 31,98 0 25 en augmentation 3
Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) 478 438 32,75 10 en diminution 3 400 635 27,24 11 21 en diminution 1
Alliance 90 / Les Verts (Grünen) 131 107 8,98 0 en stagnation 189 728 12,90 10 10 en stagnation
Parti libéral-démocrate (FDP) 105 770 7,24 0 en stagnation 168 521 11,46 9 9 en augmentation 3
Alternative pour l'Allemagne (AfD) 60 810 4,16 0 en stagnation 86 275 5,87 5 5 en augmentation 5
Die Linke (Linke) 51 049 3,49 0 en stagnation 55 833 3,80 0 0 en stagnation
Fédération des électeurs du Schleswig du Sud (SSW) 30 149 2,06 0 en stagnation 48 941 3,33 3 3 en stagnation
Parti des pirates (Piraten) 21 887 1,50 0 en stagnation 17 053 1,16 0 0 en diminution 6
Parti des familles d'Allemagne (FAMILIE) 2 393 0,16 0 en stagnation 9 262 0,63 0 0 en stagnation
Électeurs libres (FW) 7 816 0,53 0 en stagnation 8 369 0,57 0 0 en stagnation
Die PARTEI 1 908 0,13 0 en stagnation 8 219 0,56 0 0 en stagnation
Zukunft. Schleswig-Holstein (Z.SH) 1 167 0,08 0 en stagnation 4 333 0,29 0 0 en stagnation
Réformateurs libéraux-conservateurs (LKR) 2 739 0,19 0 en stagnation 3 053 0,21 0 0 en stagnation
Candidats indépendants 1 851 0,13 0 en stagnation 0 0,00 0 0 en stagnation
Votes valides 1 460 690 98,40 1 470 548 99,06
Votes blancs et nuls 23 763 1,60 13 905 0,94
Total 1 484 453 100 35 en stagnation 1 484 453 100 38 73 en augmentation 4
Abstentions 826 388 35,76 826 388 35,76
Inscrits / participation 2 310 841 64,24 2 310 841 64,24
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Analyse sociologique

Davantage d’informations Catégorie, CDU ...
Sondage Forschungsgruppe Wahlen[4]
Catégorie CDU SPD Grünen FDP AfD Linke SSW Piraten
Sexe
Hommes 31 % 27 % 11 % 13 % 7 % 4 % 3 % 1 %
Femmes 32 % 27 % 16 % 10 % 4 % 4 % 4 % 1 %
Âge
Moins de 30 ans 22 % 26 % 16 % 10 % 6 % 7 % 5 % 3 %
30-44 ans 29 % 24 % 12 % 11 % 9 % 5 % 5 % 1 %
45-59 ans 30 % 29 % 15 % 11 % 6 % 3 % 3 % 1 %
Plus de 60 ans 40 % 29 % 10 % 13 % 4 % 2 % 2 % 0 %
Statut
Ouvrier 28 % 34 % 8 % 8 % 8 % 5 % 4 % 1 %
Employé 31 % 29 % 14 % 11 % 5 % 4 % 3 % 1 %
Fonctionnaire 39 % 25 % 14 % 14 % 3 % 2 % 2 % 1 %
Indépendant 37 % 16 % 14 % 19 % 7 % 3 % 2 % 1 %
Études
Hauptschulabschluss 33 % 36 % 7 % 9 % 6 % 2 % 4 % 0 %
Mittlere Reife 33 % 27 % 11 % 10 % 8 % 4 % 4 % 1 %
Abitur (baccalauréat) 28 % 23 % 18 % 12 % 6 % 5 % 3 % 1 %
Hochschulabschluss (supérieur) 30 % 23 % 21 % 13 % 4 % 4 % 2 % 1 %
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Conséquences

Alors que la coalition en feu tricolore « danoise » perd la courte majorité absolue dont elle disposait depuis cinq ans, le président du FDP du Land Wolfgang Kubicki indique au lendemain du scrutin qu'il refuse de constituer une coalition en feu tricolore avec le SPD et les Grünen, et qu'il ne croit pas non plus à la formation d'une « grande coalition ». Il se montre parallèlement ouvert à la réunion d'une « coalition jamaïcaine » unissant son parti à la CDU et aux écologistes, qui réunirait 44 députés sur 73[5]. De son côté, si elle n'exclut pas une telle solution, la présidente du groupe parlementaire des écologistes Eka von Kalben fait connaître le sa préférence pour une alliance unissant les sociaux-démocrates, sa formation politique et les libéraux-démocrates, qui disposerait de 40 sièges[6]. Le , un congrès extraordinaire de l'Alliance 90 / Les Verts valide finalement à une forte majorité l'ouverture de discussions avec l'Union chrétienne-démocrate et le Parti libéral-démocrate[7].

Les trois partis annoncent le être parvenus à un accord de coalition qui permet l'investiture de Günther et de son gouvernement par le Landtag 15 jours plus tard. Ce n'est que la seconde fois, après la Sarre en , qu'une « coalition jamaïcaine » est formée au niveau d'un Land[8].

Notes et références

Voir aussi

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Timelines

Top Qs

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