Dès l’année suivante, une nouvelle contestation surgit à cause du Langeland, principauté sur laquelle le duc Éric II estime avoir des droits à la succession de son oncle paternel, le prince Éric Langbein (1272-1310), mort sans héritier. Un double traité est conclu le à Horsens pour régler ce différend et les devoirs féodaux du duché de Schleswig, fief du royaume de Danemark, notamment les modalités du service armé et les relations avec l’Église. Cet accord est si peu efficace qu'il ne faut pas moins de quatre traités ou conventions supplémentaires dans les cinq années qui suivent (en 1314, 1315, 1317 et 1318) pour définir les droits féodaux contestés.
La mort du faible roi Éric VI, le , donne le signal des séditions violentes d’une partie des grands du pays, qui refusent de reconnaître comme héritier son frère Christophe II, relayés par les interventions de Gérard III de Holstein. Éric II, descendant en line directe d’Abel, le troisième fils du roi Valdemar II, n’hésite pas à se porter candidat au trône contre Christophe II, qui descend de son cadet Christophe Ier et dont l’attitude équivoque avait par ailleurs déjà soulevé la méfiance du défunt roi.
Christophe II réussit à s’imposer finalement grâce à l’appui de Gérard III de Holstein et de son demi-frère Jean III de Holstein qui était peut être autant mû par des considérations familiales que par le désir d’éviter comme son cousin un accroissement de la puissance royale danoise par l’incorporation au domaine royal du Jutland-du-Sud. Éric II est contraint d’accepter cette situation lorsqu’il meurt, le .
Christian Molbech, Le duché de Slesvig dans ses rapports historiques avec le Danemark et le Holstein. Tr. du danois: esquisse historique. Publié par C.A. Reitzel, 1847.