Établissement d'exécution des peines de Bellevue

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Établissement d'exécution des peines de Bellevue
Image de l'établissement
Localisation
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Neuchâtel Neuchâtel
Localité Gorgier
Coordonnées 46° 54′ 05″ nord, 6° 46′ 40″ est
Géolocalisation sur la carte : canton de Neuchâtel
(Voir situation sur carte : canton de Neuchâtel)
Établissement d'exécution des peines de Bellevue
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Établissement d'exécution des peines de Bellevue
Architecture et patrimoine
Construction
Installations
Type Exécution de peine ou traitement thérapeutique institutionnel / Hommes
Capacité 65 places places
Fonctionnement
Date d'ouverture 1994
Opérateur(s) Drapeau de la Suisse Canton de Neuchâtel

L'établissement d'exécution des peines de Bellevue est un établissement pénitentiaire suisse situé sur la localité de Gorgier dans le canton de Neuchâtel. Accueillant des personnes condamnées, l'établissement d'un niveau de sécurité élevé est prévu pour des peines courtes, longues ou des traitements thérapeutiques institutionnels.

Histoire

L'établissement pénitentiaire de Bellevue est situé sur la localité de Gorgier (canton de Neuchâtel).

L'établissement est prévu pour accueillir des personnes en exécution de peines de courtes ou longues durées ou des personnes condamnées à suivre un traitement institutionnel[1]. Pour accueillir ces détenus, l'établissement applique des règles de sécurité élevées[2]. Sa capacité d'accueil est de 63 places depuis 2018.

Avant son affectation pénitentiaire en 1994, le bâtiment était un foyer pour jeunes filles[1].

En , un détenu dangereux, Jean-Louis B., parvient à s'évader de l'établissement d'exécution de peine de Bellevue lors d'une sortie[3]. L'affaire suscite l'émoi dans la population mais se termine sans dommages quelques jours plus tard par l'arrestation du fugitif[4].

Une rénovation complète de l'établissement débute en 2011 et s'achève en 2018[2]. Elle voit notamment l'établissement passer de 54 à 65 places de détention et les cellules être modernisées.

Coût de la détention

En 2013, le Conseil fédéral estimait les coûts pour la détention en exécution d'environ 390 francs suisses (avec des différences intercantonales)[5].

En 2018, les cantons latins indiquent une fourchette des coûts en exécution de peine comprise entre 360 et 630 francs suisses, selon le type de prise en charge à mettre en place pour le détenu[6].

Rénovation de 2018

Au début des années 2010, le système pénitentiaire neuchâtelois est jugé vieillissant, parfois insalubre et ne respectant plus les normes en vigueur[7]. L'humidité de certaines cellules lors des pluies importantes ou la taille de certains espaces cellulaires (6 à 8 m2 contrairement au standard de 12 m2) sont particulièrement critiqués et poussent le Conseil d'État neuchâtelois à agir. Sous l'impulsion des conseillers chargés de la sécurité Jean Studer puis Laurent Kurth, plusieurs séries de travaux sont proposées au parlement cantonal et votées à partir de 2008[8].

En ce qui concerne la capacité d'accueil de l'établissement, il est prévu dans un premier temps prévu de la passer de 54 à 86 détenus[9]. Toutefois, après l'évasion de Jean-Louis B., le projet est redimensionné pour être ramené à 65 détenus. L'objectif est alors d'incarcérer moins de personnes à Bellevue mais dans de meilleures conditions de sécurité et de réinsertion. Ainsi, des mesures complémentaires, comme la création d'un service de médecine pénitentiaire adapté pour la prise en charge de troubles psychologiques graves, sont décidées.

La rénovation se déroulent durant plusieurs années, l'établissement continuant de fonctionner avec une capacité réduite[10]. Ce besoin de pérennité des activités pénitentiaires complique la planification des travaux, obligeant les autorités à segmenter les secteurs et transférer des détenus à l'établissement La Promenade (La Chaux-de-Fonds), ainsi que l’organisation quotidienne des travaux, les ouvriers et leurs outils étant soumis à plusieurs procédures de surveillance (comptage, traçage)[8].

D'un coût de 21 millions de francs suisses (la Confédération prenant en charge près de 7,5 millions de francs suisses), les travaux permettent une modernisation des installations, la mise aux normes fédérales et européennes ainsi que l'augmentation de la capacité d'accueil de l'établissement[2],[10],[11]. Les infrastructures carcérales sont améliorées et mieux sécurisées : les cellules sont rénovées, l'isolation et le chauffage modernisés et une nouvelle salle de visites est construite. Les travaux permettent également d'améliorer les conditions de travail du personnel avec la construction de nouveaux espaces pour les employés.

Conditions de détention

Depuis la rénovation de 2018, les conditions de détention de l'établissement ont été fortement améliorées et correspondent aux normes fédérales et européennes en vigueur[2],[10],[11]. Les détenus vivent dans des cellules individuelles de 14 m2, meublées avec un lit, un bureau et une chaise. Sur le plan sanitaire, toutes les cellules sont équipées d'une toilette et d'un lavabo. Les douches se trouvent dans un espace commun. Il existe également quelques cellules doubles. Concernant les loisirs, les cellules sont équipées de télévision en location que les détenus financent grâce à leur travail (en Suisse, les personnes exécutant une peine sont dans l'obligation de travailler)[2],[12].

La rénovation ayant été accompagnée d'un concept de resocialisation et de réintégration sociale, les espaces dédiés au travail et à la formation professionnelle ont été améliorés et ont vu leur surface augmentée[10]. Ainsi, l'établissement dispose par exemple d'une nouvelle cuisine professionnelle. Ces innovations permettent de garantir les places de travail pour les détenus et de faciliter la mise au point des emplois du temps, mesures nécessaires pour favoriser la future réinsertion des condamnés.

Lors des fouilles menées par la police cantonale, les autorités découvrent de nombreux objets interdits au sein des murs de l'établissement comme des armes blanches (lames de rasoir, clous), de la téléphonie (cartes SIM, téléphone mobile) ou des médicaments et de la drogue[13].

Évasion de Jean-Louis B.

Notes et références

Liens externes

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