Il est fait par Louis Bonaparte grand-croix de l'ordre de l'Union le , créé baron de Jever et naturalisé hollandais en 1809. Lorsque Louis Bonaparte abdique du trône de Hollande à la suite d'un conflit avec son frère Napoléon, et qu'il part pour l'Allemagne, Travers l'accompagne dans sa retraite. Un changement d'attitude et quelques mots lâchés à son encontre par Louis Bonaparte décident Travers à rentrer en France. Averti, Napoléon fait immédiatement envoyer une dépêche de Paris lui indiquant sa réintégration au service de la France avec le grade de général de brigade au et lui octroyant le commandement du département de la Dyle.
Aux côtés de Napoléon Ier (1811-1815)
Travers est nommé inspecteur temporaire des remontes dans les 16e, 24e 25edivisions militaires le , commandant les cohortes de gardes nationales du premier ban le , reprend le commandement de Dyle le et passe commandant de la 9ebrigade des gardes nationales du premier ban le . Bonaparte lui confie l'organisation et le commandement de la brigade des lanciers du Grand Duché de Berg le .
Il sert en Saxe en 1813 et est blessé d'une balle dans la poitrine à la bataille de Leipzig. Il a par la suite le commandement supérieur de l'importante place de Condé-sur-l'Escaut. Napoléon le fait grand-croix de l'ordre de la Réunion le , reconnaît son titre de baron de Jever par lettres patentes impériales le et le crée baron de l'Empire avec dotation de 4 000 francs sur les biens réservés du département de Rome le .
Il est mis en non-activité le , au début de la Première Restauration, puis réintégré comme adjoint à l'inspection générale de cavalerie dans les 18e et 21edivisions militaires et fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis le .
Sous les Cent-Jours, il est nommé commandant la 2ebrigade de la 1redivision de réserve de cavalerie au 1ercorps de l'armée du Nord le et se signale à la bataille de Waterloo à la tête des 7e et 12erégiments de cuirassiers. Il est blessé à la jambe après avoir eu trois chevaux tués sous lui. Il est mis en état d'arrestation par le duc de Feltre, mais l'intervention du maréchal Nicolas Joseph Maison permet sa libération. Il se retire alors à Bruxelles pour se faire soigner.
Retour à l'armée des Pays-Bas
Mis en non-activité le , il démissionne le et passe au service du roi des Pays-Bas. Il obtient le commandement de la 1rebrigade de cuirassiers, puis, en 1821, de la province de Gueldre. En 1825, il est promu Lieutenant général et nommé à la tête de la maréchaussée royale des Pays-Bas, dont il est également nommé inspecteur général, fonction qu'il garde jusqu'à son décès. Il avait obtenu le titre de baron du royaume des Pays-Bas par décret royal du , titre déclaré transmissible par primogéniture. Il se marie avec Simphorose Niesse, fille de Maximilien Niesse, seigneur de Lippeloo, de Malderen et de Liessel, intendant du prince de Salm-Kyrbourg, dont il hérite le château de Nieuwenhoven. Ils ont deux filles, l'une épouse d'Édouard de Potesta et l'autre du baron Charles Whettnall(nl).
Sources
Arthur Chuquet, "L'année 1814: La campagne de France - Les alliés à Paris - Aux mois d'avril et de mai - En Alsace - Quelques généraux - l'île d'Elbe - Le congrès de Vienne. Lettres et mémoires", 1914
Arthur Dinaux, Aimé Nicolas Leroy, "Archives historiques et littéraires du Nord de la France et du Midi de la Belgique: t. 1-4; nouv. ser., t. 1-6; 3. ser", 1832
"Mémoires de la reine Hortense, Volume 2", 1927
Georges Six, "Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire", Librairie historique et nobiliaire Georges Saffroy, Paris, 1934, 2 vol.
Liens externes
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