Ère Meiwa
période de l'histoire du Japon (1764-1772)
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'ère Meiwa (en japonais : 明和) est une des ères du Japon (年号, nengō, littéralement « le nom de l'année ») suivant l'ère Hōreki et précédant l'ère An'ei. Elle couvre la période qui s'étend du mois de au mois de [1]. Les empereurs régnants sont Go-Sakuramachi-tennō (後桜町天皇) et Go-Momozono-tennō (後桃園天皇)[2]
明和
| Nom en kanji | 明和 |
|---|---|
| Nom en rōmaji | Meiwa |
| Traduction | « Harmonie éclatante » |
| Début | |
| Fin | |
| Empereur(s) | Empereur Go-Momozono |
| Ère précédente | Ère Hōreki |
| Ère suivante | Ère An'ei |
| Événements majeurs |
|
Changement de l'ère
- 1764 Meiwa gannen (明和元年) : le nom de l'ère devient Meiwa (« Lumineuse harmonie ») en raison du couronnement de l'impératrice Go-Sakuramachi.
En tant que phénomène culturel, la littérature de cette période documente des tentatives de distiller les caractéristiques globales des habitants d'Edo (Edokko ) en une description généralisante de miniatures. Ces traits (Edokko Katagi) sont utilisés pour faire apparaître un contraste entre les Edokko et ceux qui n'ont pas cette brillante « sophistication » - ceux qui ne sont pas de la ville comme les marchands de la région de Kyoto-Osaka ou les samouraï des lointaines provinces. Parfois les Edokko Katagi sont présentés avec fierté et utilisés de façon moqueuse[3].
Événements de l'ère Meiwa
- 1765 (Meiwa 2) : Émission de pièces de cinq momme.
- 1766 (Meiwa 3) : Un plan d'insurrection pour déplacer le shogun est contrarié[4].
- 1768 (Meiwa 5) : Cessation de l'emploi des pièces de cinq momme.
- 1770 (Meiwa 7) : Un typhon détruit le palais impérial nouvellement construit à Kyoto[5].
- 1770 (Meiwa 7) : Une grande comète (comète Lexell) avec une très longue queue illumine le ciel nocturne pendant l'été et l'automne[5].
- 1770 (Meiwa 7) : Bien que personne ne peut le savoir à l'époque, c'est la première de 15 années consécutives de sécheresse au Japon[5].
- (Meiwa 9, 26e jour du 1er mois) : Le « Grand incendie Meiwa » - une des trois plus grandes catastrophes d'incendiaires de l'histoire d'Edo. Des rapports non officiels décrivent une bande de cendres et de ruines de près de 8 km de large et 24 km de long qui détruit 178 temples et sanctuaires, 127 résidences de daimyo, 878 résidences non officielles, 8 705 maisons de bannerets et 628 blocs de logements de marchands avec des estimations de plus de 6 000 victimes. Toutes ces dévastations engendrent par la suite des coûts faramineux de reconstruction[5].
- (Meiwa 9, 4e jour du 6e mois) : Une terrible tempête frappe la région du Kantō entraînant des inondations et ruinant les cultures[5].
- (Meiwa 9, 19e jour du 6e mois) : Une autre tempête avec plus d'inondations et des vents non moins intenses fait s'effondrer quelque 4000 maisons dans Edo seul[6].
- 1772 (Meiwa 9) : On dit à l'époque que « Meiwa 9 est l'Année des Ennuis » car elle est marquée par une extraordinaire succession de calamités naturelles. Le jeu de mots est fait en reliant les mots Meiwa + ku (qui signifie « Meiwa 9 ») et le mot de consonance semblable meiwaku (qui signifie « malheur » ou « ennui »)[5].
- 1772 (Meiwa 9, 11e mois) : Le nengō est changé en Anei (« tranquillité éternelle ») mais cet acte symbolique s'avère inutile[7].