École du Louvre
école d'histoire de l'art installée dans l’aile de Flore du palais du Louvre
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L'École du Louvre (EDL) est un établissement d'enseignement supérieur français créé en 1882 dépendant du ministère de la Culture. Elle dispense un enseignement en histoire de l'art, archéologie, épigraphie, anthropologie et muséologie. Elle est située à Paris, dans l'aile de Flore du palais du Louvre.
| Fondation |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique |
Autre établissement public national d'enseignement (d) |
| Nom officiel |
ECOLE DU LOUVRE |
| Fondateur | |
| Président | |
| Directeur |
Claire Barbillon (depuis ) |
| Membre de | |
| Site web |
| Étudiants |
1 600 élèves (2021) |
|---|
| Pays | |
|---|---|
| Ville |
Historique

Fondée le dans l'aile Mollien du palais du Louvre, selon le grand dessein de Jules Ferry, l’École du Louvre est d'abord appelée « École d'administration des musées ». La première mention du nom « École du Louvre » date du de la même année dans le premier rapport de son directeur, Louis Nicod de Ronchaud[1].
« Monsieur le Directeur général,
Le décret du 24 janvier 1882 a institué l’École du Louvre. Il s'agit maintenant de l'organiser. […] Le titre d'école d'administration, dont s'est servi Monsieur le Ministre des arts, ne doit pas être pris à la lettre. Ce que Monsieur Proust a voulu créer au Louvre et ce que nous y devons, ce me semble, organiser c'est une école pratique d'archéologie et d'histoire de l'art. […] Cette école, telle que je la comprends, ne doit pas former seulement des conservateurs ou des inspecteurs de musées. Il faut qu'il puisse en sortir des voyageurs pour des missions archéologiques, des professeurs, des vulgarisateurs dont la science a besoin à notre époque plus qu'à une autre, des critiques d'art sachant ce dont ils parleront, chose très désirable et assez rare encore pour qu'on se préoccupe d'y pourvoir. En un mot, je vois dans l’École du Louvre un Séminaire de jeunes savants qu'un enseignement précis et familier, donné en présence des monuments par des maîtres autorisés, doit mettre à même de servir la science par leurs travaux et leurs découvertes dans toutes les branches de l'archéologie et de l'histoire de l'art. […]
Les conservations du Louvre ont à leur tête des hommes éminents dont la science et le dévouement sont à la hauteur des plus grandes tâches. Plusieurs se sont rendus illustres par des écrits spéciaux connus de tous ceux qui s'occupent des mêmes matières, et leur autorité est égale à leur savoir. Ils n'auront qu'à ouvrir, à des heures réglées, à un jeune auditoire empressé autour d'eux, les trésors de leur érudition en même temps que ceux de leurs collections, et à lui faire part libéralement des connaissances acquises par eux dans l'exercice de leurs fonctions. L'enseignement naîtra de la conservation comme la conservation est née de la collection. Ce sera un développement logique et, pour ainsi dire, organique, qui fera porter à ces collections tous leurs fruits et tirera de ces vastes dépôts tout ce qu'ils peuvent contenir pour le progrès de la science et l'éducation du public. »
— Premier rapport de Louis de Ronchaud, administrateur du musée du Louvre et directeur de l’École d'administration des musées au directeur général des Beaux-Arts, Palais du Louvre, 11 avril 1882[2]

Le premier cours est donné le par Eugène Revillout sur l'étude des documents démotiques du musée du Louvre. Effectivement, l'École du Louvre a d'abord pour but d'enseigner l'archéologie. Cependant, l'enseignement se développe bientôt vers d'autres domaines de l'histoire de l'art et, en 1920, est mise en place l'histoire générale de l'art, initiée dès 1902 par Salomon Reinach[1]. Ces cours constituent encore aujourd'hui la base de l'enseignement de l'établissement.
De nouveaux types de cours voient peu à peu le jour pour les publics auditeurs : cours du soir pour les personnes salariées (1921), cours d'été (1952), cours de la ville de Paris (1959), cours en régions (1978)[3], cycles "découverte", et Junior classes (2018)[4].
Pour les élèves, l’École crée dès 1927 une chaire de muséographie, qui existe encore aujourd'hui sous le nom d'année de muséologie. En 1991, est mise en place la classe préparatoire aux concours de conservateur du patrimoine. Enfin, en 2002, est créée une seconde année de deuxième cycle, qui a été habilité en 2006 à conférer le grade de Master 2 pour deux années (JO du )[5].
Le , l’École devient par décret ministériel un établissement public à caractère administratif[6].
Actuellement
Jusqu'en 1932 l’École est située cours Visconti au cœur du Palais du Louvre. En 1998, dans le cadre des travaux du Grand Louvre, l’École est installée dans l'aile de Flore du palais du Louvre[7], aménagée en 1998 par l'architecte Antoine Stinco[8], et dispose, depuis 1994, d'un amphithéâtre dans une autre aile, l'amphithéâtre Rohan[9]. Sa bibliothèque, accessible uniquement aux élèves et aux chercheurs, dispose d'un fonds bibliothécaire spécialisé en histoire de l'art et en muséologie, ainsi que de nombreux travaux d'élèves de deuxième et troisième cycles et un ensemble de périodiques[10]. L’École organise des colloques et des journées d'étude et publie plusieurs types d'ouvrages, tels que des manuels d'histoire de l'art, des mémoires de recherche, des actes de colloques et, depuis 2012, une revue de recherche en ligne, Les Cahiers de l’École du Louvre[11].
Depuis le , Claire Barbillon, historienne d'art et ancienne directrice des études en est la directrice[12]. Elle est la première femme à occuper ce poste.
Les effectifs
L'école compte 1 600 élèves[13].
Les locaux
L'école occupe le pavillon de Flore, une aile du musée du Louvre.

Cursus et durée des études
Admission
L'entrée en première année de premier cycle est conditionnée par la réussite d'un concours, accessible dès la fin des études secondaires. De nombreux étudiants entrent néanmoins avec un niveau plus élevé, après une classe préparatoire aux grandes écoles ou une première expérience universitaire (Licence d'histoire de l'art, de droit...)[14].
Une première sélection au concours s'effectue sur dossier dans Parcoursup. Les candidats retenus sont ensuite soumis à une épreuve écrite[15].
| Nombre
d'inscrits |
Nombre
de présents |
Nombre
de reçus |
% de reçus parmi le nombre
d'inscrits |
% de reçus parmi le nombre
de présents |
Nombre de candidats classés | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2025[16] | 1397 | - | 298 | 21.3% | - | 383 |
| 2024 | 1393 | - | 304 | 21.8% | - | 372 |
| 2022 | 1149 | 937 | 300 | 26,1 % | 32 % | 488 |
| 2021 | 1602 | - | 329 | 20,5 % | - | 816 |
| 2019[17] | 1703 | 1605 | 390 | 22,9 % | 24,3 % | |
| 2018[18] | 1763 | 1633 | 381 | 21,6 % | 23,3 % | |
| 2017[19] | 1746 | 1653 | 347 | 19,9 % | 21 % | |
| 2016[20] | 1763 | 1670 | 354 | 20,1 % | 21,2 % | |
| 2015 | 1874 | 1772 | 391 | 20,9 % | 22,1 % | |
| 2014 | 1966 | 1847 | 396 | 20,1 % | 21,4 % | |
| 2013 | 2142 | 2014 | 383 | 17,9 % | 19 % | |
| 2012 | 2191 | 2064 | 378 | 17,3 % | 18,3 % | |
| 2011 | 2332 | 2188 | 382 | 16,4 % | 17,45 % | |
| 2010 | 2348 | 2226 | 422 | 18 % | 19 % | |
| 2009 | 1972 | 1864 | 405 | 20,5 % | 21,7 % | |
| 2008 | 1874 | 1782 | 395 | 21,1 % | 22,2 % | |
| 2007 | 2013 | 1893 | 392 | 19,5 % | 20,7 % | |
| 2006 | 1929 | 1811 | 402 | 20,8 % | 22,2 % | |
| 2005 | 1759 | 1668 | 489 | 27,8 % | 29,3 % | |
| 2004 | 1740 | 1610 | 501 | 28,8 % | 31,1 % | |
| 2003 | 1724 | 1651 | 577 | 33,5 % | 34,9 % | |
| 2002 | 1860 | 1771 | 510 | 27,4 % | 28,8 % | |
| 2001 | 1889 | 1780 | 507 | 26,8 % | 28,5 % | |
| 2000 | 1768 | 1665 | 452 | 25,6 % | 27,2 % | |
| 1999 | 2038 | 1938 | 579 | 28,4 % | 29,9 % | |
| 1998 | 2163 | 2038 | 709 | 32,8 % | 34,8 % | |
| 1997 | 2373 | 2211 | 728 | 30,7 % | 32,9 % | |
| 1996 | 2388 | 2188 | 734 | 30,7 % | 33,5 % |
Depuis 2017, l’École du Louvre propose aux élèves de classe préparatoire littéraire suivant l'option Histoire des arts la possibilité d'intégrer la troisième année de premier cycle par la Banque d'épreuves littéraires, c'est-à-dire les épreuves écrites du concours d'entrée à l'École normale supérieure. Les admissibles doivent passer une épreuve orale d'histoire de l'art organisée et un entretien[20]. L'admissibilité aux oraux est décidée à la suite des notes obtenues au concours de l'Ecole normale supérieure.
Premier cycle
Durant le premier cycle, l'élève suit un enseignement d'histoire générale de l'art qui couvre la plupart des époques et aires géographiques.
Liste des matières de première année
|
Liste des matières en deuxième année
|
Liste des matières en troisième année
|

Les élèves de premier cycle sont tenus de choisir une (ou plusieurs selon leur choix) spécialités parmi 32 matières, qui s'ajoute aux cours d'histoire générale de l'art.
Liste des spécialités proposées
|
En troisième année, l'obtention d'une moyenne minimale de 14/20 aux examens du cours de spécialité, seulement est requise pour accéder, de droit au second cycle de l'école, et obtenir, après réussite des examens associés le diplôme de muséologie de l'école du Louvre[21].
Deuxième cycle
En première année, le premier semestre est dédié à un tronc commun composé de plusieurs cours.
Liste des matières du premier semestre de première année de deuxième cycle
|
Cette seconde année se solde par l'obtention d'un « diplôme de deuxième cycle de l'École du Louvre[22] ». Ce diplôme a été habilité au grade de Master par un arrêté du (JO du ) et renouvelé par plusieurs arrêté jusqu'à l'année universitaire 2014-2025[23],[24].
Parrains et marraines des promotions de deuxième cycle de l’École du Louvre
Liste des parrains et marraines des promotions de deuxième cycle
|
Post Master Recherche en histoire de l’art et archéologie, muséologie
À la rentrée de , un nouveau diplôme de Post-Master est mis en place. Elle est destinée « aux titulaires d’un Master 2 obtenu à l’École du Louvre (toutes spécialités) ou d’un Master 2 en histoire de l’art, archéologie ou muséologie des universités qui envisagent de poursuivre un diplôme de troisième cycle à l’École du Louvre, ou un doctorat en co-encadrement avec une des 22 universités partenaires de l’établissement »[25].
Troisième cycle
Ce cycle propose deux diplômes : un diplôme de troisième cycle sur le modèle doctoral, qui n'est pas régi par les textes du diplôme national de doctorat mais peut être associé à une inscription en doctorat dans une université partenaire, et un diplôme libre de troisième cycle[26].
Le « diplôme de troisième cycle sur le modèle doctoral » d'une durée de trois ans, correspond à la rédaction d'une « thèse » rédigée sous la conduite d'un professeur de l'École. Des séminaires sont organisés, et un diplôme de troisième cycle sanctionne la fin de ce cycle, qu'il ait été effectué en co-encadrement avec une université partenaire ou sans co-encadrement. Le cas du co-encadrement avec une université partenaire ouvre droit à la délivrance du diplôme national de doctorat par l'université d’inscription, en plus du diplôme de troisième cycle de l'École du Louvre[27].
L'École du Louvre propose plusieurs types de financement de ces diplômes[28]. Entre 2012 et 2019, l’École du Louvre proposait chaque année trois bourses de recherche pour les élèves de troisième cycle, grâce à un mécénat de la Fondation Daniel et Nina Carasso[29]. Ce mécénat a été repris en 2019 par la Fondation Antoine de Galbert. Cette dernière apporte également son soutien à la mobilité des doctorants[30]. Depuis 2017, la Francis Bacon MB Art Foundation alloue également une bourse de recherche à un doctorant de l'école travaillant sur Francis Bacon[31].
Universités proposant des co-encadrements avec l’École du Louvre[32]
|
Une journée d'étude des troisième cycle est organisée chaque année.
Débouchés
Les débouchés professionnels de l’École du Louvre s’ordonnent autour de nombreux axes :
- les métiers du patrimoine : archéologue, conservateur, régisseur, restaurateur du patrimoine. L’École du Louvre prépare aux concours organisés par le ministère de la Culture, pour la formation de conservateurs, attachés de conservation, chargés d’étude (musées, monuments historiques, inventaire, documentation, archives).
- les métiers de la médiation culturelle : administration et gestion culturelle, conférenciers de monuments historiques, organisateurs d’expositions et de salons.
- les métiers du marché de l’art : pour les galeries, les salles des ventes (commissaire-priseur), l’expertise d’objet d’art.
- les métiers de la presse et de l’édition : journalistes d’art, éditeurs, iconographes.
- les métiers de l’enseignement et de la recherche en histoire de l’art et archéologie.
- les métiers du mécénat et du marketing culturel.
- les métiers du numérique culturel et de la diffusion des savoirs.
Philippe Durey, ancien directeur de l'École, déclare que « Sans passion, cela n’a pas de sens de s’engager dans ce type d’études. Il est nécessaire pour se former l’œil de visiter des musées, des monuments, des expositions : de voir encore et toujours des œuvres. Les jeunes manquent de plus en plus de repères historiques et iconographiques, aussi ces filières deviennent très difficiles à aborder. Les jeunes ne doivent pas sous-estimer les difficultés. Le directeur d’un musée est un historien de l’art mais il est également un chef d’entreprise »[33].
Selon Delphine Dauvergne, « À la sortie de l'École du Louvre, près de 80 % des jeunes trouvent du travail dans leur domaine professionnel en tant que guide culturel, conférencier restaurateur, conservateur… »[34].
Classe préparatoire aux concours de conservateur du patrimoine
L’École du Louvre propose également une classe préparatoire intégrée, en partenariat avec l'Institut national du patrimoine, l’École nationale des chartes et la Fondation Culture & Diversité[35].
| 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012[37] | 2013[38] | 2014[39] | 2015[40] | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Concours d'État :
Nombre d'admis/nombre de postes |
5/6
(83 %) |
3/7
(43 %) |
4/8
(50 %) |
5/6
(83 %) |
8/13
(62 %) |
4/10
(40 %) |
9/17
(53 %) |
6/10
(60 %) |
7/12
(58 %) |
10/14
(71 %) |
8/16
(50 %) |
10/21
(48 %) |
11/20
(55 %) |
7/10
(70 %) |
8/11
(73 %) |
| Concours territorial :
Nombre d'admis/nombre de postes |
5/15
(33 %) |
4/10
(40 %) |
5/10
(50 %) |
5/9
(56 %) |
5/9
(56 %) |
5/7
(71 %) |
7/18
(39 %) |
8/13
(62 %) |
7/12
(58 %) |
4/10
(40 %) |
4/19
(21 %) |
7/19
(37 %) |
4/15
(27 %) |
3/7
(43 %) |
2/5
(40 %) |
Classe préparatoire aux concours de restaurateurs
Depuis 2014, l’École du Louvre s'est associée à l'Université Paris-Nanterre et au musée Rodin pour proposer une classe préparatoire aux différents concours de restaurateurs[41] (INP, École des restaurateurs de Tours, Université Paris 1, École nationale des arts visuels La Cambre). Les cours se décomposent en : enseignement en histoire de l'art et en techniques de l'art, apprentissage en physique et chimie et pratiques artistiques (dessin, copie…).
Auditeurs
Le nombre d'auditeurs s'élève à 16.000 dont 9.000 à Paris (chiffres de 2016). « Nous en accueillons depuis l'ouverture de l'école, cela fait partie de notre mission de diffusion culturelle et permet à l'école de s'autofinancer », relève Philippe Durey pour le journal L’Étudiant en 2016[42].
Cours d'initiation à l'histoire de l'art (anciens cours du soir de la Fondation Rachel Boyer)

Par décret du , la fondation de la comédienne Rachel Boyer permet l'ouverture de cours du soir d'histoire de l'art[43],[44]. La rente constituée par cette fondation assure la tenue de plusieurs cours à destination d'adultes hors cursus en échange d'une participation aux frais minime[45].
Les Junior classes
« A travers ces junior classes nous souhaitons offrir aux néophytes qui le souhaitent des cycles d’initiation, et leur donner ainsi les clefs nécessaires pour comprendre les œuvres exposées », relève Claire Barbillon, directrice de l’École du Louvre[46].
Partenariats
Partenariats nationaux
À l'échelle nationale, l’École du Louvre a signé un partenariat de double-diplôme avec l'ESSEC[47] en 2010, puis avec Sciences Po Paris en 2014[48],[49].
Elle propose également depuis 2007 un cursus associé avec l'Université Paris Sud pour l'obtention d'un diplôme universitaire d'études juridiques pour les élèves de l’École du Louvre et de trois certificats d'histoire générale de l'art (CGHA), pour les étudiants de l'université[50].
L'École du Louvre est également partenaire d'autres établissements publics ou privés dans le cadre d'échange de séminaires[51].
L'école participe aussi au programme « égalité des chances », promu par la fondation Culture et diversité, afin de permettre à des lycéens de milieux défavorisés ayant choisi l'option histoire des arts de rejoindre les rangs de ses élèves[54]. Ce programme consiste notamment en une découverte du milieu de l'histoire de l'art en seconde et première (visites de musées, rencontre avec des professionnels, tutorat par des élèves de muséologie), en stage de préparation au test probatoire pour les terminales et en un suivi, une fois le lycéen devenu élève[55].
« [Le Master 2 Médiation de l’École du Louvre] permet à nos étudiants d’intervenir comme médiateurs dans des zones faisant l’objet d’une politique d’éducation prioritaire et d’organiser des visites de musées avec des jeunes qui peuvent être tout à fait intéressés par un avenir dans les métiers du patrimoine mais qui, pour des raisons d’éloignement culturel, n’y pensent pas forcément », indique Claire Barbillon[46].
Partenariats internationaux
Partenariats d'enseignement
Depuis 1997, l'Université de Montréal accueille chaque année de juillet à septembre une vingtaine d'élèves en muséologie. En réciprocité, l’école reçoit un groupe d’étudiants de la maîtrise en muséologie de l'Université de Montréal et de l'Université du Québec à Montréal (en octobre chaque année) pour un séminaire de muséologie française[56],[57].
L’École du Louvre est également engagée depuis 1997 dans un partenariat avec l'Institut vénitien des sciences, des lettres et des arts. Ils organisent ainsi chaque année un séminaire sur l'histoire de l'art vénitien ouvert aux élèves de deuxième de l’École, mais aussi à des étudiants des universités italiennes et plus largement d’Europe. Ce séminaire a lieu à Venise et ses environs[58].
En 2007, a été mis en place un programme d'échange avec l'université de Heidelberg qui permet à une quinzaine d'étudiants de deuxième cycle d'obtenir un master international en histoire de l'art et muséologie (IMKM) et des diplômes des deux établissements. Ce partenariat est soutenu par l’Université franco-allemande (UFA)[59],[60].
Depuis 2010, l'École adhère au programme Erasmus avec des échanges avec Bologne (université de Bologne), Essex (université de l'Essex), Gênes (université de Gênes), Glasgow (université de Glasgow), Leyde (université de Leyde), Madrid (université complutense de Madrid), Padoue (université de Padoue), Pise (École normale supérieure de Pise), Porto (université de Porto), Prague (université Charles), Rome (université de Rome III), Saint-Andrews (université de Saint-Andrews) et Vienne (université de Vienne)[61]. Un accord bilatéral a également été signé avec l’Université de Neuchâtel prévoyant chaque année un échange d’étudiants pour une année d’études[62].
En , l’université Paris-Sorbonne et l’École du Louvre ont créé, dans le cadre d’un partenariat, un master professionnel de deux ans intitulé « Histoire de l’art et métiers des musées » et destiné à la Sorbonne Université Abou Dhabi (SUAD)[63]. L’école participe à l’enseignement des trois premiers semestres et organise le quatrième semestre de stages des étudiants à Paris, en lien avec les musées français[64].
Le , l’École a signé un accord avec l’Instituto Brasileiro de Museus (pt) (IBRAM) qui permet chaque année un échange de six étudiants (trois de l’École pour des stages dans des musées du réseau IBRAM et trois brésiliens pour des séminaires) et de deux enseignants (un de l’École et un d’une université brésilienne partenaire)[65],[66].
En 2014, l’École du Louvre a conclu un partenariat avec le Bard Graduate Center (en) afin d'envoyer un à deux élèves de Master 2 de l’école, spécialisé en arts décoratifs, passer un semestre d’étude dans l’institution new-yorkaise. En réciprocité, l’École accueille des étudiants du Bard pour un séminaire sur les arts décoratifs[67]. Un co-encadrement avec le programme de PhD de cet établissement a également été mis en place[68]. La même année, a été signée une convention entre l’École et l’université Columbia de New York, qui, de la même manière, permet l’envoi d'un à deux élèves de Master 2 pour un semestre[69].
Depuis l’été 2015 et à la suite d'un accord avec l’université de Pékin, l’École peut envoyer quelques élèves de deuxième cycle suivre la « PKU Summer School », qui propose des cours de langue, culture et civilisation chinoises. En réciprocité, l’École du Louvre reçoit quelques étudiants de l'université de Pékin pour sa Summer School in French Museology[70].
Séminaires d'enseignement en partenariat avec d'autres institutions :
- Université de Neuchâtel : séminaire de muséologie[62]
- Université de Leyde, Honours College : séminaire sur l'art des Pays-Bas[71]
- Wallace Collection, en partenariat avec l'université Lille-III : séminaire sur les arts décoratifs[72]
Séminaires organisés et accueillis par l’École du Louvre :
Partenariats de stage
Depuis 2003, la French Heritage Society[75] propose chaque été des stages à des élèves de deuxième cycle dans des institutions patrimoniales des États-Unis : The Historic New Orleans Collection (en), Plantation Laura, Louisiana State Museum (en) et The National WWII Museum (Nouvelle-Orléans, Louisiane) ; Historic New England (en) (Boston, Massachusetts) ; Preservation Society of Newport County (en) (Newport, Rhodes Island), Lyndhurst (mansion) (en) (Tarrytown, Up State New York)… Elle leur apporte également un soutien financier et logistique[76].
De même, l’École du patrimoine africain est un partenaire de l’École du Louvre depuis 2009 et propose des stages aux élèves de niveau Master dans des musées et des sites patrimoniaux de son réseau : Centre de Jeunes et de Loisirs de Ouinhi (Bénin), Route des chefferies et Musée des civilisations de Dschang (Cameroun)[77]…
À la suite d'un accord conclu en 2010 entre l’École du Louvre, l’Institut national d'histoire de l'art (INHA), le musée Rodin, le musée d’Orsay, le Nasher Sculpture Center et l’université de Dallas au Texas, des élèves stagiaires de l’École du Louvre participent chaque été au projet French Sculpture Census[78], qui vise à répertorier les sculptures françaises dans les collections publiques américaines[79].
Elle a également signé en 2015 une convention avec la Fondazione Musei Civici di Venezia (it), qui permet d’envoyer des élèves de deuxième ou troisième cycles en stage dans des musées vénitiens de la Fondation (Palazzo Ducale, Museo Correr, Ca'Rezzonico, Palazzo Mocenigo, Casa di Carlo Goldoni, Ca'Pesaro…) pour des durées de deux à six mois[80],[81].
Grâce à la bourse Liliane Pingoud Soriano et un accord avec l'université privée féminine Wellesley College (États-Unis), une élève de master 2 de l’École du Louvre est sélectionnée chaque année pour aller faire un stage au Davis Museum (en) et suivre des cours au Wellesley College. En réciprocité, une élève de l’Université américaine vient faire un stage au musée du Louvre et suivre des cours à l’École[82].
Depuis 2014, l’École du Louvre a mis en place une convention avec le pôle muséal Glasgow Museums afin que des élèves de Master 2 puissent faire des stages dans un des musées de Glasgow. Parmi ceux-ci, la Collection Burrell et le Kelvingrove Art Gallery and Museum[83].
En 2015, elle a signé un partenariat avec le musée Calouste-Gulbenkian pour permettre à des élèves de deuxième cycle d'y réaliser un stage dans les domaines de la conservation, de la documentation, de l'histoire des collections, de la médiation[84]…
L’École du Louvre propose également des partenariats de stage[85] avec l'Académie de France à Rome (Villa Médicis), le Ministère des affaires étrangères et européennes, le musée du Prado, la Galleria Palatina du Palazzo Pitti, le musée de la photographie de Reykjavik, les musées du Ministère de la culture espagnol, le musée du peintre Vassily Dimitrievitch Polenov ou encore certains musées indonésiens.
Corps professoral et personnalités liées à l’École du Louvre
Professeurs
Fondateurs

Présidents du Conseil d'administration
- 1998-2003 : Nicole Briot ;
- 2003-2007 : Jean Guéguinou ;
- 2007-2009 : Bruno Bourg-Broc ;
- 2009-2013 : Catherine Colonna ;
- 2014-2015 : Didier Boulaud[86]
- 2016-2020 : Sophie-Justine Lieber[87]
- 2020- : Camille Morineau[88]
Directeurs
- 1882-1887 : Louis Nicod de Ronchaud ;
- 1887-1904 : Albert Kaempfen ;
- 1904-1911 : Théophile Homolle ;
- 1912-1913 : Eugène Pujaret ;
- 1913-1919 : Henry Marcel ;
- 1919-1926 : Jean d'Estournelles de Constant ;
- 1926-1940 : Henri Verne ;
- 1940-1944 : Jacques Jaujard ;
- 1944-1957 : Georges Salles ;
- 1957-1960 : Edmond Sidet ;
- 1960-1962 : Henri Seyrig ;
- 1962-1974 : Jean Chatelain ;
- 1975-1977 : Emmanuel de Margerie ;
- 1977-1987 : Hubert Landais ;
- 1982-2002 : Dominique Ponnau ;
- 2002-2017 : Philippe Durey ;
- Depuis 2017 : Claire Barbillon ;
Directeurs des études
- 1942-1955 : Marcel Aubert ;
- 1955-1959 : Paul Deschamps ;
- 1959-1969 : Pierre Pradel ;
- 1969-1974 : pas de directeur des études ;
- 1974-1977 : Jean Leymarie ;
- 1977-1978 : pas de directeur des études ;
- 1978-1982 : Dominique Ponnau ;
- 1982-1990 : pas de directeur des études ;
- 1990-2000 : Thérèse Picquenard ;
- 2000-2002 : Claude Pétry ;
- 2003-2011 : Claire Barbillon ;
- 2011-2016 : Sophie Mouquin ;
- 2016-2020 : Natacha Pernac ;
- Depuis 2020 : Annaïg Chatain.
