Éléphant blanc (expression)
projet coûteux et de prestige lancé sans pertinence économique
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Un éléphant blanc (calque de l'anglais white elephant[1]) est une réalisation d’envergure prestigieuse qui s’avère en définitive plus coûteuse que bénéfique et dont l’exploitation ou l’entretien devient alors un fardeau financier[2].

Origine de l'expression
Elle n'est pas certaine. On estime qu'elle pourrait venir d'une tradition entretenue par les princes indiens, qui s'offraient ces animaux comme cadeaux diplomatiques (une pratique qui a aussi visé des dirigeants européens, comme Charlemagne avec Abul-Abbas et Léon X avec Hanno)[3]. Une autre hypothèse la lie à l'imposante et inutile fontaine en forme d'éléphant qui devait être installée sur la place de la Bastille[2].
Types d'ouvrages qualifiés d'« éléphants blancs »

- Le stade olympique de Montréal[4].
- Le tremplin du Dauphiné de Saint-Nizier-du-Moucherotte construit pour les Jeux olympiques d'hiver de 1968[5].
- La poursuite de l'exploitation du Concorde jusque dans les années 2000, malgré la hausse du prix des carburants[6]
- Au Togo, où l'expression a été reprise dans la presse francophone pour qualifer un projet de marché[7].
- À Madagascar, le téléphérique d'Antananarivo, inauguré en 2024[8],[9].