Élection présidentielle colombienne de 2026

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L'élection présidentielle colombienne de 2026 a lieu les et afin d'élire pour quatre ans le président et le vice-président de la république de Colombie.

Inscrits41 421 973
Votants23 982 304
Votes blancs406 970
Votes nuls292 975
Faits en bref Corps électoral et résultats, Inscrits ...
Élection présidentielle de 2026
(1er tour)
(2d tour)
Corps électoral et résultats
Inscrits 41 421 973
Votants 23 982 304
57,90% en augmentation 2,9
Votes blancs 406 970
Votes nuls 292 975
Abelardo de la Espriella Défenseurs de la patrie
Colistier : José Manuel Restrepo Abondano
Voix 10 361 499
43,74%
Iván Cepeda Pacte historique
Colistier : Aida Quilcué
Voix 9 688 361
40,90%
en augmentation 0,6
Paloma Valencia Centre démocratique
Colistier : Juan Daniel Oviedo
Voix 1 639 685
6,92%
Président de la République
Sortant
Gustavo Petro
Pacte historique
Fermer

Le président sortant Gustavo Petro n'est pas éligible à sa réélection, la Constitution colombienne interdisant aux présidents d'effectuer plus d'un mandat. Son parti, le Pacte historique, présente la candidature d'Iván Cepeda, qui arrive en deuxième place derrière Abelardo de la Espriella, de la coalition Défenseurs de la patrie. Les deux hommes s'affrontent ainsi lors du second tour.

Contexte

L'élection présidentielle de 2022 donne lieu à une alternance avec la victoire du candidat de la coalition Pacte historique Gustavo Petro qui l'emporte avec 50,44 % des suffrages des électeurs face au candidat de la Ligue des gouvernants anti-corruption Rodolfo Hernández.

Le , le candidat conservateur déclaré Miguel Uribe est victime d'une tentative d'assassinat par plusieurs individus. L'attaque est qualifiée d'attentat par le ministre de la Défense Pedro Sanchez. Un suspect est arrêté et deux autres personnes sont blessées[1]. Gravement blessé à la tête, Uribe meurt le suivant.

En des dissidents des FARC mènent une série d'attaques[2]. Le groupe rebelle annonce le 15 mai qu'il suspendra ses attaques du au afin d'offrir des « conditions de tranquillité suffisantes pour que le peuple colombien se rende massivement aux urnes »[3].

Système électoral

Le président de la République est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de quatre ans non renouvelable. Chaque candidat à la présidence se présente avec un candidat à la vice-présidence en tant que colistier[4],[5]. Est élu le candidat ayant réuni la majorité absolue au premier tour ou, à défaut, celui ayant réuni le plus de voix au cours d'un second tour organisé entre les deux candidats arrivés en tête au premier[6].

La Colombie reconnait les votes blancs comme des votes valides, inclus dans le calcul des résultats. Le candidat victorieux au second tour peut par conséquent être déclaré élu avec un pourcentage des voix exprimées inférieur à 50 %[6]. Par ailleurs, si le total de votes blancs atteint la majorité absolue des votes « valides », il est procédé à un nouveau scrutin auquel les précédents candidats ne peuvent se représenter. Cette disposition ne s'applique cependant pas deux fois de suite : lors de cette nouvelle élection, le candidat ayant recueilli le plus de voix au second tour est déclaré élu quel que soit le pourcentage de votes blancs[7].

Peut se présenter à la présidence toute personne âgée d'au moins trente ans et détenant la nationalité colombienne de naissance. Chaque candidat à la présidence se présente avec un colistier, candidat au poste de vice-président. Depuis la réforme constitutionnelle de 2015, le candidat malheureux au second tour devient de droit membre du Sénat et son colistier devient membre de droit de la Chambre des représentants[6].

Candidats

Pacte historique

Iván Cepeda.

Le Pacte historique, la coalition politique qui a remporté la victoire à l’élection présidentielle de 2022, cherche la victoire pour la deuxième fois. Parmi les candidats possibles figurent María José Pizarro, Daniel Quintero, Martha Peralta et Alfredo Saade, avec Pizarro pour favori.

Le , le sénateur Iván Cepeda est désigné candidat pour le Pacte historique lors de la primaire du Pacte historique, après avoir recueilli lors de cette primaire plus de 1,6 million de voix sur un total de 2,6 millions de votes. Il promet aux militants de continuer la campagne austère menée jusque-là[8]. Sa candidature a été soutenue par le Pôle démocratique alternatif, l'Union patriotique, le Parti communiste et les Comunes, ainsi que par divers syndicats, organisations paysannes ou indigènes et associations de victimes du conflit armé[9].

Son programme met l'accent sur la poursuite de la « paix totale » (négociations de paix avec l'ensemble des acteurs du conflit armé), la réconciliation nationale et la défense des droits humains. Sur le plan international, il propose une politique étrangère non-alignée, mettant l'accent sur la reconnaissance de l'État palestinien et l'intégration latino-américaine[9].

Centre démocratique

Déclarés

Après l'élection présidentielle de 2022, parmi les dirigeants les plus forts du Centre démocratique figurent María Fernanda Cabal, Paola Holguín, Paloma Valencia, Andrés Guerra et Miguel Uribe[10],[11],[12],[13],[14].

Le , Paloma Valencia est proclamée candidate à la présidence de la Colombie. Le , elle remporte la consultation interpartis Grande consultation pour la Colombie (es)[15].

Son programme met en particulier l’accent sur un durcissement des mesures de sécurité, ainsi que la facilitation de l’investissement privé et la défense des valeurs de la famille traditionnelle, notamment le rejet du droit à l'avortement[16]. Elle déclare vouloir « relancer l’exploitation des combustibles fossiles et encourager la fracturation hydraulique »[17]. Pro-Trump[18], elle soutient l'attaque du Venezuela par les États-Unis de [19].

Elle est soutenue activement par l’ex-président Álvaro Uribe (2002-2010), leader à vie du Centre démocratique, qu'elle décrit comme « son père »[16]. Elle a annoncé qu'elle nommerait ce dernier ministre de la Défense au sein de son gouvernement et vouloir renouer avec sa politique de « sécurité démocratique », tout en abandonnant la politique de « Paix totale » promue par le président Gustavo Petro[20].

Indépendant

Déclarés

Des candidats tels que Vicky Davila, Juan Daniel Oviedo, Eduardo Zapateiro et Santiago Botero mèneront des campagnes indépendantes sans le soutien d'aucun parti politique[21],[22],[23],[24].

Abelardo de la Espriella

L'avocat et homme d'affaires Abelardo de la Espriella se présente sous l'étiquette du mouvement Defensores de la Patria (Défenseurs de la Patrie). Selon la presse colombienne et plusieurs enquêtes, il est le candidat de droite ayant le plus de chances de parvenir au second tour de l'élection[25].

N'étant membre d'aucun parti politique, il explique le sens de son engagement : « J’avais dit que je ne me lancerais dans la politique que si mon pays était en grave danger, et Dieu m’a révélé que ce moment était venu. Ce n’est pas seulement une bataille politique, mais aussi une bataille morale et spirituelle. Le mal habite la Casa de Nariño [résidence présidentielle et siège du gouvernement colombien][25]. »

Il déclare prendre pour modèle le président argentin Javier Milei, défend le libre marché et propose de réduire au maximum le périmètre d’action de l’État, tout en rejetant le droit à l’avortement et en promettant de combattre fermement la criminalité[25].

Se surnommant lui-même « Le Tigre », il se distingue par ses discours offensifs contre la gauche colombienne, qu'il promet « d'étriper »[25]. Il n'hésite pas à vanter la taille de son sexe pour convaincre les électrices[26]. Le site politique La Silla Vacía note que « tout dans sa campagne tourne autour de l’idée du ‘mâle alpha’ comme un signe indiscutable de sa capacité à gouverner », pour se démarquer de l'autre candidate de droite, Paloma Valencia[26]. Il a également attaqué le colistier de cette dernière, Juan Daniel Oviedo, sur son homosexualité, estimant que son orientation sexuelle l’empêchait de gouverner[26].

Candidats déclarés auprès du Conseil national électoral

Quatorze candidatures sont enregistrées par le Conseil national électoral le [27],[28] :

Chronologie

Résultats

Davantage d’informations Candidats colistiers, Parti ou Coalition ...
Résultats nationaux provisoires[37]
Candidats
colistiers
Parti ou
Coalition
Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Abelardo de la Espriella
José Manuel Restrepo Abondano
Défenseurs de la patrie 10 361 499 43,74
Iván Cepeda
Aida Quilcué
Pacte historique 9 688 361 40,90
Paloma Valencia
Juan Daniel Oviedo
Centre démocratique 1 639 685 6,92
Sergio Fajardo
Edna Bonilla
Dignité et compromis 1 009 073 4,26
Claudia López
Leonardo Huerta
Indépendante 225 517 0,95
Santiago Botero Jaramillo
Carlos Fernando Cuevas
Indépendant 206 140 0,87
Mauricio Lizcano
Luis Carlos Reyes
Indépendant 53 839 0,22
Miguel Uribe Londoño
Luisa Fernanda Villegas
Parti démocrate colombien 28 657 0,12
Sondra Macollins Garvin
Leonardo Karam Helo
Indépendante 19 889 0,08
Roy Barreras
Martha Lucía Zamora
La Fuerza de la Paz 14 108 0,05
Luis Gilberto Murillo
Luz María Zapata
Indépendant 13 270 0,05
Carlos Caicedo
Nelson Alarcón
Indépendant 12 694 0,05
Gustavo Matamoros Camacho
Mila Paz
Parti écologiste colombien 5 627 0,02
Votes blancs 406 970 1,73
Votes valides 23 685 078 98,78
Votes nuls 292 975 1,22
Total 23 982 304 100 100
Abstention 17 443 716 42,10
Inscrits / participation 41 421 973 57,90 41 421 973
Fermer

Analyses et conséquences

À la surprise générale, le candidat d'extrême droite Abelardo de la Espriella arrive en tête du scrutin, devant le candidat de gauche Iván Cepeda, héritier du président sortant Gustavo Petro[38],[39]. De la Espriella, alors second dans les sondages, a peu à peu réduit son retard en faisant campagne sur la lutte contre les groupes armés[40]. Cepeda et Petro ont alors fait état sans preuve de fraudes, disant attendre les dépouillements finaux pour se prononcer sur les résultats[41].

Notes et références

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