Abelardo de la Espriella
avocat, homme d'affaire et politicien colombien
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Abelardo Gabriel de la Espriella Otero, né le à Bogota, est un avocat, homme d'affaires et homme politique colombien, candidat à l'élection présidentielle colombienne de 2026 sous les couleurs du mouvement Defensores de la Patria.
Université du Rosaire (postgraduate diploma (en))
Université externado de Colombie (postgraduate diploma (en))
Universidad Autónoma del Caribe (d) (doctorat honoris causa)
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Abelardo Gabriel de la Espriella Otero |
| Nationalités | |
| Formation |
Sergio Arboleda University (en) (licence et maîtrise) Université du Rosaire (postgraduate diploma (en)) Université externado de Colombie (postgraduate diploma (en)) Universidad Autónoma del Caribe (d) (doctorat honoris causa) |
| Activités |
| Parti politique |
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Biographie
Carrière d'avocat
Abelardo de la Espriella devient dans les années 2000 un avocat riche et influent en assurant la défense de paramilitaires d’extrême droite[1]. Il revendique son admiration et son amitié pour Salvatore Mancuso, ex-dirigeant des Autodéfenses unies de Colombie[2].
Il part ensuite pour les États-Unis afin de défendre des narcotrafiquants extradés avant de revenir en Colombie, où il est l'avocat d'hommes politiques de droite, dont l’ex-président Álvaro Uribe[1],[3]. Il a également été l'avocat d'Alex Saab, celui-ci se présentant comme son ami[4].
Il mène également une carrière d'homme d'affaires en Italie, pays d'origine de sa famille, où il investit dans le vin et le rhum[2]. Il habitait Florence avant de se déclarer candidat à la présidentielle colombienne[5].
Il est marié à Ana Lucía Pineda, une femme d'affaires dirigeant plusieurs entreprises aux États-Unis[6]. Ils sont parents de quatre enfants[6].
Il attaque régulièrement en justice des journalistes enquêtant sur l'origine de sa fortune et ses liens avec des personnalités soupçonnées de liens avec le narcotrafic. Entre 2008 et 2019, la Fondation pour la liberté de la presse a recensé 109 poursuites pour diffamation et calomnie engagées par Abelardo de la Espriella. La plupart des plaintes sont classées sans suite selon le média Vorágine. Cependant, « leurs conséquences ne se mesurent pas en jugements, mais en années d’usure, en coûts économiques et en peur. L’objectif est de rendre l’exercice du journalisme trop coûteux », affirme le média[7].
Campagne présidentielle de 2026
Candidat à l'élection présidentielle de 2026 sans être membre d’aucun parti, il explique le sens de son engagement : « J’avais dit que je ne me lancerais dans la politique que si mon pays était en grave danger, et Dieu m’a révélé que ce moment était venu. Ce n’est pas seulement une bataille politique, mais aussi une bataille morale et spirituelle. Le mal habite la Casa de Nariño [résidence présidentielle et siège du gouvernement colombien][1]. »
Il déclare prendre pour modèle le président argentin Javier Milei, défend le libre marché et propose de réduire au minimum le périmètre d’action de l’État, tout en rejetant le droit à l’avortement et en promettant de combattre fermement la criminalité[1]. Il souhaite mettre fin aux négociations de paix avec les groupes armés engagées par le président Gustavo Petro[8] et défend une alliance militaire avec les États-Unis et Israël[2].
Sur le plan économique, il promet une croissance annuelle de 7 %, une réduction des dépenses publiques et des impôts pour les entreprises, ainsi qu'une simplification administrative. Il soutient la légalisation du fracking (fracturation hydraulique), la relance de nouveaux contrats pétroliers et l'abandon de la transition écologique promue par le président sortant[8].
Se surnommant lui-même « Le Tigre », il se distingue par ses discours offensifs contre la gauche colombienne, qu'il promet « d'étriper »[1]. Il n'hésite pas à vanter la taille de son sexe pour convaincre les électrices[9]. Le site politique La Silla Vacía note que « tout dans sa campagne tourne autour de l’idée du “mâle alpha” comme un signe indiscutable de sa capacité à gouverner », pour se démarquer de l'autre candidate de droite, Paloma Valencia[9]. Il a également attaqué le colistier de cette dernière, Juan Daniel Oviedo, sur son homosexualité, estimant que son orientation sexuelle l’empêchait de gouverner[9].
Selon la presse colombienne et plusieurs enquêtes, il est le candidat de droite ayant le plus de chances de parvenir au second tour de l'élection[1]. Il gagne le soutien de secteurs à forte capacité de mobilisation, comme les vétérans de l'armée ou les églises évangéliques[10]. Il prend la première place du premier tour avec 43,7 % des voix, un score bien supérieur à ce qu'annonçaient les sondages[5].