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Émile Mendels est un violonistefrançais, né le à Paris où il est mort le [1]. Son père Maurice Mendels (1864-1925), violoniste, et sa mère Rosalie Levy (1867-1932), pianiste, étaient tous les deux professeurs au Conservatoire de Paris.
Enfant prodige, il apprend d'abord le violon auprès de son père et de son oncle, Israël Isidore Mendels (1859-1929), violon solo à la Société des Concerts du Conservatoire de Paris et aux Concerts Lamoureux. Il entre au Conservatoire de Paris en 1901, à l'âge de 11 ans, reçu premier à l’unanimité sur 174 concurrents[2].
Élève dans la classe de Guillaume Rémy, il n'a que 14 ans en 1904 lorsqu'il reçoit le 1er prix du Conservatoire de Paris décerné à l'unanimité. Dans le jury, Jacques Thibaud lui dira[3]:
«Si vous ne devenez pas un des premiers violonistes du monde, vous serez un grand criminel».
Dans le Monde musical, le même racontera[4]: «Celui qui m’a étonné, c’est un gamin de 13 ans, le jeune Mendels. Il m’a ému, non seulement par son acquis, mais par des choses qui ne s’obtiennent pas par le travail, par sa nature franche, large et extraordinairement musicale, fermez les yeux et vous ne pourrez croire que c’est un enfant qui vous remue à ce point.»
Carrière
Emile Mendels, photographié chez lui, à Paris, en 1904, pour le journal La Vie illustrée[5].
Véritable virtuose, il entame une carrière de concertiste international de premier plan (Paris, Londres, Boston, New-York…). Parmi la presse abondante qui lui est consacrée, la Revue internationale de la musique et de théâtres lyriques écrit en 1907: «Une autre séance, le 17 janvier, nous a fourni l’occasion d’applaudir le jeune et merveilleux violoniste qu’est M. Émile Mendels. L'habileté technique de cet artiste touche à la perfection; il se joue avec simplicité des difficultés les plus ardues; nous avons noté entre autres une rare justesse dans les notes suraiguës, les harmoniques et les doubles cordes (…)»[6]
Dans L’Ouest-Eclair en 1918:
«Un des rois de l’Archet, violoniste virtuose universellement réputé, Emile Mendels (…) est un de ceux qui ont fait courir les capitales et qui, de toutes, ont rapporté de véritables triomphes.»[7]
Il se produit notamment avec ses amis Nadia et Lili Boulanger, Armande de Polignac, Eugène Wagner ou Lucien Niverd, qui lui dédie L’Intime veillée en 1910. En 1915, au Petit Palais des Champs-Élysées, il crée avec Lili Boulanger les pièces Cortège et Nocturne composées par cette dernière. Il occupera par ailleurs les fonctions de violon solo à l’Orchestre de Paris, aux Concerts Lamoureux et à l’Opéra de Paris.
Émile Mendels avec le compositeur Camille Saint-Saëns, à Paris.
Avec son père Maurice et son oncle Israël Isidore Mendels, ils reçoivent régulièrement leurs amis Gabriel Fauré et Camille Saint-Saëns lors de séjours musicaux dans leur villa «les Sorbiers», à Bourron-Marlotte[8].
En 1918, Saint-Saëns écrira pour Emile Mendels une cadence au Concerto pour violon n°5 de Mozart (KV.219)[9].
En septembre de la même année, ils créeront ensemble le Triptyque Op. 136 dédié par Saint-Saëns à la Reine Elisabeth de Belgique lors du fameux concert donné par le compositeur devant la cour à La Panne (Belgique)[10].
En plein essor du phonographe, il signe plusieurs dizaines d’enregistrements (extraits audio) pour la maison de disques Pathé Records[11],[12], dont la toute première gravure du Carnaval de Venise de Paganini, accompagné par l’orchestre Pathé frères en 1908.
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Sa carrière marque le pas au début de la Seconde Guerre mondiale, en raison notamment des lois anti-juives qui le ciblent lui et sa famille. Il échappe à la déportation. Grâce au journal L’Ouest-Éclair du 13 novembre 1939, nous savons qu’il se réfugie un temps à Alençon: «Pendant la messe célébrée par M. l’abbé Dupin, vicaire de la paroisse, la maitrise ainsi que MM. Mendels, l’illustre violoniste refugié à Alençon et notre sympathique violoncelliste, M. Alexis Niverd, font entendre de fort belle musique.» Mais sa sœur, Marguerite Mendels (épouse Zarembovitch), et deux de ses nièces sont assassinées à Auschwitz en 1943.
Le violon de Caressa & Français fabriqué pour son 1er prix du Conservatoire de Paris est aujourd'hui conservé au musée de la musique à Paris[14].
↑ Marie Cornaz, «Quelques sources musicales inconnues de Saint-Saëns, Liszt et Mendelssohn offertes à la reine Elisabeth de Belgique et conservées aux archives du Palais Royal», Museum Dynasticum, XXVII, 2015-2, p. 25-33., (lire en ligne, consulté le )
↑ Pathé frères Auteur du texte, Répertoire des disques Pathé: 28 cm, double face: mars 1911 / [Pathé frères], (lire en ligne)
↑ Pathéphone Auteur du texte, Répertoire des disques Pathé: 1925 / Compagnie générale des machines parlantes Pathé frères, (lire en ligne)