Éric Labat

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Éric Labat, né en 1920 (ou 1921) à Berlin et mort le 6 février 1964, est un militant collaborationniste français.

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Éric Labat
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Biographie

Collaborationnisme et engagement dans la Waffen-SS

Né à Berlin, fils d'un diplomate français, Éric Labat reçoit une « éducation germanique ». Engagé jeune en politique, il adhère au Parti populaire français (PPF) une fois en France. En 1938, il est membre du service d'ordre du parti[1].

Sous l'Occupation, il devient secrétaire général du Parti français national-collectiviste (PFNC) de Pierre Clémenti[2] et collabore au journal Le Pays libre. Lors de conférences, il dénonce le « capitalisme juif international »[3] et plaide pour un approfondissement des mesures prévues par la Charte du travail. Il écrit également :

« Camarades, un grand jour se lève. Vous avez tous avec envie lu dans le regard de joie des Allemands la foi de ceux qui accomplissent de grandes choses. Vous avez vu pendant un an ce qu'un régime social et une mystique nationale ont pu leur donner de discipline, de qualités d'ordre et de grandeur, l'occasion nous est offerte de défendre la même cause à leurs côtés. Cette cause est la nôtre ! Camarades, demain, la plus belle des fraternités, la fraternité des armes, unira les meilleurs soldats du monde. Le soldat français et le soldat allemand, unis, imposeront le respect et la paix au monde a-t-on dit, je le crois et je ferais de mon mieux pour le prouver »[3].

Impliqué dans le trafic d'armes à Lyon, en compagnie de Clémenti, il est arrêté le 4 décembre 1940[4] et condamné à mort. Libéré à la suite d'une intervention d'Otto Abetz, il s'engage dans la LVF le 12 août 1942[5] puis intègre la Waffen SS en septembre 1944[2].

Vie après la Libération

Après avoir séjourné successivement à Prague, Berlin et Sigmaringen, il regagne Paris clandestinement. Il est arrêté par les autorités après avoir tenté de s'engager dans la Légion étrangère puis jugé par la cour de justice de la Seine et condamné en mars 1946 à huit ans de travaux forcés[2].

Libéré en 1949, il publie en 1951 ses souvenirs de guerre, Les places étaient chères, et passe le reste de sa vie à la gestion d'entreprises commerciales et à la traduction française de textes allemands[2] comme Le Saint-Empire industriel germanique de Kurt Pritzkoleit[6].

Publications

  • Les places étaient chères, éditions du Lore, 1951 ; Paris, L'Homme libre, 2009.

Notes et références

Bibliographie

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