État islamique

pays où le régime politique se base sur les lois islamiques et où l’islam est religion d’État From Wikipedia, the free encyclopedia

Un État islamique est un État dont l'islam est la religion d'État : le régime politique, la législation et l'organisation des institutions s'inspirent en tout ou en partie du Coran, de la charia ou d'autres préceptes religieux.

Carte montrant les statuts constitutionnels de l'islam en 2009 dans les pays musulmans :
  • État islamique déclaré.
  • Islam déclaré religion d'état.
  • Aucune déclaration constitutionnelle.
  • État laïc.

Selon les pays, cela peut se traduire par des mises en œuvre très différentes. Par exemple, en République islamique d'Iran, les dirigeants élus sont soumis au contrôle de théologiens, selon le principe du velayat-e faqih : ce régime peut être qualifié de théocratie[1]. En Arabie saoudite, les oulémas disposent également d'un rôle direct dans le gouvernement du pays qui dispose d'une police religieuse[2] mais le pouvoir reste exercé par les autorités civiles.

Des pays donnent un rôle plus ou moins important à la charia dans leur constitution. Par exemple, la Constitution des Maldives indique que le président exerce son mandat selon les principes de la charia et accorde aux citoyens le droit de se défendre devant les tribunaux et de jouir de leurs propriétés selon les mêmes principes[3]. En Égypte, l'article 2 de la Constitution indique que « Les principes de la charia sont la source principale de la législation »[4]. Dans d'autres pays, la charia n'est pas mentionnée dans la constitution mais est à l'origine du droit de la famille (Pakistan, Inde pour les citoyens musulmans, Aceh en Indonésie par exemple) alors que le reste du droit en est déconnecté[4].

De nombreux pays à majorité musulmane font de l'islam leur religion d'État mais les conséquences d'une telle reconnaissance varient d'un pays à l'autre. Plus globalement, l'Organisation de la coopération islamique (OIC/OCI) regroupe actuellement 57 États.

Liste des régimes incluant ou ayant inclus le mot « islamique » dans leur nom

États faisant référence à l'Islam dans leur constitution

Une majorité des pays du monde arabo-musulman, sauf le Liban qui est pluriconfessionnel, font référence à l’islam dans leur constitution. L'Arabie saoudite n'a pas de constitution, mais fait référence au Coran et à la Sunna dans sa loi fondamentale de 1993.

Il faut distinguer deux groupes d'états : ceux qui affichent essentiellement l’islam comme religion d’État (pays du Maghreb notamment), et ceux qui font de la charia (législation islamique), une source, voire la source unique du droit.

Parmi les pays du monde arabe, la Mauritanie se distingue par un islam « religion du peuple et de l’État ». C'est l’État (république, royaume ou émirat) lui-même qui est « islamique » en Afghanistan, en Iran, à Bahreïn, au Pakistan et au Yémen. Hormis le Liban, la Syrie est le seul pays du monde arabe dont la constitution ne fait pas de l’islam la religion d’État.

Hors pays arabes, seuls quelques états sont purement séculiers (laïcs) ; c'est le cas de la Turquie, de l'Azerbaïdjan, du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal et du Tchad. Les autres pays à majorité musulmane ne font pas de l'islam la religion d'état : Indonésie, Gambie, Ouzbékistan, Soudan (dans ce pays, un texte de loi de 2005 fait toutefois référence aux châtiments corporels prévus par le Coran)[5].

Mention de la charia

Seuls quelques pays arabo-musulmans ne font pas mention de la charia dans leur constitution : Algérie, Maroc, Tunisie , Mali, Niger, Tchad, Indonésie et Turquie. En Arabie saoudite, dépourvue de constitution, la charia s'applique pleinement puisque les seules références sont le Coran et la Sunna. Une vingtaine d’autres pays lui confèrent une valeur normative parfois ambiguë vis-à-vis des lois nationales. Seul l'Iran se démarque puisque la charia prévaut sur les dispositions constitutionnelles[5].

Références

Voir aussi

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