Sous l'Ancien régime, Étienne Finot est commissaire à terrier à Saint-Florentin. En 1780, il obtient la charge d'huissier sergent à cheval au Châtelet de Paris[2].
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Étienne Finot est élu député du département de l'Yonne, le huitième sur neuf, à la Convention nationale[3].
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[5].
Le 18 floréal an III (le 7 mai 1795), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon (député du Nord) accusé d'être responsable de violences durant sa mission dans le Nord-Pas-de-Calais[6].
Sous le Directoire, Étienne Finot n'est pas réélu député. Il devient président de l'administration du département de l'Yonne, puis commissaire du Directoire à Joigny et Saint-Florentin, et finalement inspecteur des Eaux-et-Forêts sous l'Empire.
Étienne Finot frappé par la loi du 12 janvier 1816, ayant voté la mort de Louis XVI et adhéré à l'Acte additionnel durant les Cent-Jours, et s'exile en Suisse, à Lausanne puis à Vevey. Amnistié, il revient en France à la fin de 1818.